Physiologie du gout: ou Méditations de gastronomie transcendante : ouvrage théorique, historique, et à l'ordre du jour : dédié aux gastronomes parisiens

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Charpentier Libraire-Editeur, 1842 - Gastronomy - 476 pages
 

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Popular passages

Page 442 - Gourville se moqua de lui. Vatel monte à sa chambre, met son épée contre la porte, et se la passe au travers du cœur ; mais ce ne fut qu'au troisième coup, car il s'en donna deux qui n'étaient pas mortels ; il tombe mort.
Page 371 - L'on a beau faire des prières, Les ans, non plus que les rivières, Jamais ne rebroussent leur cours. Le printemps, vêtu de verdure, Chassera bientôt la froidure ; La mer a son flux et reflux ; Mais, depuis que notre jeunesse Quitte la place à la vieillesse, Le temps ne la ramène plus.
Page 370 - Quand j'ai mis quarte dessus pinte, Je suis gai , l'oreille me tinte , Je recule au lieu d'avancer; Avec le premier je me frotte. Et je fais, sans savoir danser, De beaux entrechats dans la crotte. Pour moi , jusqu'à ce que je meure , Je veux que le vin blanc demeure , Avec le clairet dans mon corps.
Page 337 - Les premiers jeunes gens pour qui il avait opéré avaient, comme on peut le présumer , vanté jusqu'à l'exagération le mérite de la salade qu'il avait assaisonnée pour eux. La seconde compagnie fit encore plus de bruit , de sorte que la réputation de d'Albignac s'étendit promptement : on le désigna sous la qualification de...
Page 436 - Radonvilliers de m'envoyer d'une très-belle volaille. — Malheureux ! de la volaille ! On demande du poulet, du chapon, de la poularde ; on ne parle de volaille qu'à la basse-cour. Mais vous ne dites rien de votre manière de demander à boire.
Page 428 - Il s'instruisait dans ces voyages , non des mœurs des peuples , dont il est inutile de s'instruire , puisqu'il est impossible de les changer ; mais il entrait dans les laboratoires où se préparent les délices de la table, et il n'eut de commerce qu'avec les hommes utiles à ses plaisirs.
Page 434 - Pythagore s'abstenait de manger de la chair des bêtes; mais moi je te demande au contraire quel courage d'homme eut le premier qui approcha de sa bouche une chair meurtrie, qui brisa de sa dent les os d'une bête expirante, qui fit servir devant lui des corps morts, des cadavres et engloutit dans son estomac des membres qui, le moment d'auparavant, bêlaient, mugissaient, marchaient et voyaient.
Page 435 - Sans la casser ? — Sans la casser. — Eh bien, mon cher, on ne mange jamais un œuf sans briser la coquille. Et après votre œuf? — Je demandai du...
Page 442 - Il tombe mort. La marée cependant arrive de tous côtés ; on cherche Vatel pour la distribuer, on va à sa chambre, on heurte, on enfonce la porte : on le trouve noyé dans son sang ; on court à M. le Prince, qui fut au désespoir, M. le duc pleura ; c'était sur Vatel que tournait tout son voyage de Bourgogne. M. le Prince le dit au roi fort tristement. On dit que c'était à force d'avoir de l'honneur à sa manière ; on le loua fort, on loua et l'on blâma son courage.
Page 351 - D'abord, Ils ne prennent qu'un petit verre d'eau-de-vie le matin, et cette quantité leur suffit pendant plusieurs années (au surplus, ce régime est commun à tous les ouvriers, et celui qui ne prendrait pas son petit verre serait honni par tous les camarades) ; ensuite ils doublent la dose, c'est-à-dire qu'ils en prennent un petit verre le matin et autant vers midi.

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