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DES NOMS DES AUTEURS DES ARTICLES INSERÉS OU ANALYSES

DANS LE BULLETIN.

MM.

VM.
Andrieux, page 231.

Fritsch, 148, 237, 278.
Baron, 30.

Guillaumot, 32, 64, 96, 128, 160.
Baud, 91, 122.

Gindre, 63, 102, 145, 222, 253.
Beauquin, 27

Girod, 27, 149, 182, 375.
Bel, 152, 219.

Guilland, 272.
• Benoit, 8.

Guyard, 25, 117, 212.
Bergère, 28.

Hudelot, 28.
Bertherand, 86, 138, 279.

Lelèvre-Bréart, 63, 245.
Bougard, 235, 236.

Léon (Jules), 7?, 114, 247, 302.
Bourgeois (Mme Geneviève), 117. Maillard, 139.
Bourgeois, Léon, 181, 300.

Varminia, 199.
Bourilhon, 299.

Niobey, 97.
Bourotte (Me Mélanie), 277.

Pasteur, 49, 65.
Chevassus, 288, 371.

Pactet, 373.
Chonnaux-Dubisson, 7:).

Pallu, 172.
Claudet, 250.

Pidancet, 1, 55.
Clerc, 18, 19, 27, 59, 72, 98, 117, 134, Piton du Gault, 19.

138, 178, 180, 181, 182, 203, 209, Pommier, 270.
234, 272, 358, 372.

Quiquerez, 180.
Colin, 276.

Regnault, 129, 161, 193, 9:25, 289, 337.
Corneille Saint-Mare, 21, 33, 59, 98, Renard, 273.
134.

Schneider, 375.
Dardenne, 24.

Tissot, 178.
De Jussieu (Mme), 12, 42.

Tourniaire, 173, 213, 240, 261.
De Pietra-Santa, 18, 73.

Viounet, 29, 30, 123, 127, 186, 284,
De Poligny (Mlle Gabrielle), 313. 307, 379.
Faudot-Bel, 143.

DU JURA

,

M. JUST PIDANCET

( Suite ).

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Les travaux entrepris à Grozon, près Arbois, pour l'alimentation de la saline actuelle, ont permis d'observer quelques particularités dont l'étude trouve ici naturellement sa place.

Le puits d'exploration ouvert dans notre groupe dolomitique inférieur a rencontré le sel gemme à 86 mètres de profondeur suivant les uns, ou à 94m66 suivant les autres. Le banc de sel avait une épaisseur estimée à 5m60 ou 7m70. Le sel qui le constituait était assez pur; sa Texture était grenue, et il était seulement coloré en gris foncé par de l'argile interposée.

A 5 mètres environ au-dessous du banc de sel, « la sonde a pénétré dans un calcaire bitumineux mêlé de pyrite de fer (1). »

Nous avons eu en main des échantillons de la roche à laquelle nous venons de faire allusion. C'est un schiste marneux bitumineux, se délilant en minces feuillets, à la surface desquels on pouvait remarquer de nombreuses empreintes de fossiles, parmi lesquels nous pouvons citer un Pecten presque identique au P. Paradoxus Munster, ainsi que des empreintes d'ammonites où il etait impossible de distinguer les dessins des cloisons. Leur forme générale rappelait celle des ammonites du lias supérieur. Aussi est-ce sans raison que M. Marcou les a rapportées au sous-genre des Ceratites.

Lorsque la sonde eut atteint les schistes dont nous venons de parler, il s'est produit « un dégagement tellement abondant de gaz méphitique, que les ouvriers n'ont pu continuer le travail. La sonde était attaquée par le gaz, et les tuyaux en tôle placés provisoirement pour le service d'aérage ont été corrodés en très-peu de temps.

« Les ouvriers qui avaient été soumis à l'influence délétère de ce gaz, présentaient, du reste, quant à leur état pathologique, tous les symptômes d'un empoisonnement par l'hydrogène sulfuré (2). »

(1) DEMOLY. --- Gaz des puits à sel de Grozon. Mémoires de la Société libre d'émulation du Doubs. 2e vol., tome 3, p. 137.

(2) DEMOLY. --- Loco-Cil.

.

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Une analyse de ce gaz, recueilli avec les précautions ordinaires, a fourni à M. Demoly la composition suivante : Hydrogène sulfuré,

15 Mélange d'hydrogènes carbonés et d'azote,

85

100 Ce gaz

n'était pas inflammable, et le chimiste que nous venons de citer n'a pu y découvrir d'acide carbonique libre.

Cet abondant dégagement gazeux, d'une odeur désagréable, éveilla l'attention des babitants de la commune de Grozon et bientôt celle de l'Administration.

Plusieurs savants furent consultés à ce sujet, et, au milieu de toutes les explications qui ont été données du phénomène, celle de M. Demoly, que nous allons rapporter, semble avoir prévalu dans le moment, et sul partagée par M. Pouillet, membre de l'Institut, et alors député du Jura.

« L'air atmosphérique, entrant par le trou de sonde et se trouvant en contact avec des pyrites de fer, les décompose par son oxygène. Le résultat de cette combustion donne de l'acide sulfurique qui, en contact avec l'eau et le bitume du schiste bitumineux, élève beaucoup la température et produit une véritable distillation en donnant naissance à un mélange d'hydrogène sulfuré et d'hydrogène carboné. »

Quant à la présence de l'azote libre, elle s'explique parfaitement dans les circonstances présentes, tant par la décomposition de l'air, dont l'oxygène se porte sur la surface des pyrites contenues dans le schiste bitumineux, que par la décomposition des produits organiques que contiennent les terrains dans lesquels le gaz prend naissance (1). »

Les savants qui partageaient l'opinion que nous venons de rapporter dans son entier, émettaient en même temps, et comme conséquence, que le dégagement gazeux ne tarderait pas à cesser. .

En examinant les circonstances dans lesquelles il s'effectuait, il était facile de trouver des arguments qui devaient détruire cette explication.

En effet, les schistes traversés ne sont pas plus pyriteux que ceux qu'on rencontre à la base du lias supérieur, et les échantillons rétirés ne présentaient aucune trace d'altération, ainsi qu'on peut s'en assurer en examinant ceux que nous avons déposés au musée de Besançon, sous le nom de M. Conrod, qui nous les avait donnés.

D'un autre côté, le dégagement gazeux se manifestant brusquement

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