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TRAITES

TRAITB

TRAITES

TRAITES

TRAITES

moyeones.

inoyennes.

moyennes,

maliu.

moyennes

moyennes

POIDS.

TRAITES

matin.

malin

soir.

matin.

moyennes.

soir.

soir.

soir.

matin.

soir.

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du matin.

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Parties

1,27 1,300,28 1,17,1,201,181,35 1,331,341,281,32 1,301,4111,19 1,301,291,34 1,5111,272,37|1,321,35 1,29 6,38 1,24 solides

0,610,65 Caséum 10,63 0,68 0,740,73 10,670,77

0,620,68
0,60 0,74

0,62
et beurre
Beurre 10,34 0,39 0,36 0,35 0,37 0,36 0,43 0,42 0,42 0,37 0,43 0,400,40 0,32 0,36 0,33 0,37 0,34 0,35 0,380,36 0,43 0,360,39 0,38

,28 0,32 0,30 0,24

Caséum 0.29]0,29 0,29|0,260,28 0,27|0,31|0,31 0,3110,500,5410,520.510,320,31%0.29|0,51|0,30 0,25

:

Il résulle de ces expériences, que les aliments doivent être classés dans l'ordre suivant, au point de vue de la production

1° de parties solides : ramures de pommes-de-terre, vesces, feuilles de carottes fourragères, sorgho, feuilles de panais sauvages, etc.; ex æquo feuilles de belleraves et de choux, luzerne, trèsle ordinaire et bourgeons de vigne, rameaus (d'épine blanche, d'épine noire, de charmille, de ronce), esparcelte, trèfle rouge, herbe des prés, ramures de pois, chardon blanc, maïs verl.

du beurre : vesces, trèlle ordinaire et feuilles de belleraves, ex æquo ; ramures de pomnies-de-terre , trèfle rouge, rainures de pois, herbe des prés, rameaux (d'épine blanche, d'épine noire, de charmille, de ronce) et chardon blauc ex æquo; bourgeons de vigne et feuilles de caroltes fourragères ex æquo; mais vert et feuilles de choux ex æquo: esparcette et sorgho, feuilles de panais sauvages, luzerne.

3° du caséum : feuilles de panais sauvages et (épine blanche, épinc noire, charmille, runce) es æquo; luzerne, trèfle ordinaire, feuilles de betteraves, chardon blanc, vesces et feuilles de chous ex æquo; berbe des prés et feuilles de caroltes fourragères ex æquo; sorgbo et ramures de pommes-de-terre, bourgeons de vigne, esparcelle ci majs vert es æquo; bourgeons de vigoc, etc., feuilles de carottes fourragères, ramures de pois, trèfle rouge.

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1,38

maximum.

minimum. En parties solides,

1,185 En beurre,

0,425

0,32 En caseum,

0,31

0,23 Neuf fois sur seize la somme des priocipes constilunnls de la traite du matin a sorpassé la somme des principes constituants de la traile du soir.

Il ressort encore de ces cxpériences un fait d'une immense importance pour les fromageries : c'est la possibilité d'une grande différence dans la proportion des principes du lait, d'une traite à une autre, la nourriture étant la même.

Le maximum de celte différence a été pour :
Les parties solides, .

un septième environ. Le beurre,

un quart

id. Le caséum,

un tiers id. D'après ces chiffres on comprend combien grande doit élre la prudence, lorsqu'il s'agit de porter une accusation de falsification du lait.

.

AGRICULTURE.

La replantation des Tiges de Pommes-de-terre comme moyen préservatif de la maladie.

PAR M. VIONNET, VICE-PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ. Le bulletin de la Société d'agriculture, sciences et arts de Poligny (année 1861, no g) a publié un procédé qne j'emploie avantageusement depuis quelques années : l'ébourgeonnement de la poinme-de-terre.

La méthode dont il s'agit, basée sur le principe le plus élémentaire, celui de faire pousser la force au fruit par la diminution du nombre des tiges, n'a pas dù trouver beaucoup de contradicteurs, et j'aime à penser qu'elle se généralisera. Mais celle dont je vais parler et dont je viens de faire l'essai celle année, pourrait bien rencontrer certains incrédules. Quoi qu'il arrive, je la soumets à l'apprécialion du public, en l'invitant à répéter mon expérience, ac fut-ce que dans le but de chercher un remède à la maladie dont est encore affectée la pomuc-deterre celle année.

Voici comment j'ai procédé ce printemps :

J'avais remarqué, en arrachant de chaque pied les tiges superflues, lenant encore à la mère, qu'elles étaient déjà monics à leur base, sur l'ail, d'une louffe de racines très-déliées, et plus haut, de cinq à six bourrelets rudimentaires d'ou doivent sortir d'aulres racines et le cordon à lubercules.

Utilisant certaines places vides où des pieds n'avaient pas levé, je repiquai dans ces places quelques-unes des tiges arrachées, et des plus robustes. Bien que cette opération ait élé faite par un temps humide, mes replants n'en ont pas moins langui pendant plusieurs jours. Mais le soleil de mai ayant bientôt fait éclore les bourrelets dont j'ai parlé, la végétation s'est développée sur ces pieds séparés de la inèrc, comme sur les autres, avec cette différence qu'ils out été plus reiardés. J'ai donc obtenu plusieurs tubercules paraissant très-sains, et que je conserve soigneusement pour semence.

J'oubliais de dire que cet essai a été fait sur la pomme-de-lerre violette hâtive el sur la jaune de même forme, appelée ici l'Africaine. De plus, je conserve depuis plusieurs années cette dernière variélé, ca esposant les tubercules à l'aic et pendant plusieurs jours après l'extraction, jusqu'à ce qu'ils prennent une leinle verdâtre.

POLIGNY, IMP. DE MARESCHIAL.

a

OBSERVATIONS MÉTÉOROLOGIQUES RECUEILLIES A POLIGNY. — (Novembre 1862).

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Nota. Les tempéralures au-dessons de zéro sont précédées du sigoc -- : celles au-dessus ne sont précédées d'aucun signe.

Le signe B signifie beau temps: V temps variable ou derni-couvert; G ciel couvert : Br brouillard; P pluie : N neige: 0 orage avec tonnerre.

OZONOMÈTRE. — Le chiffre o signific la négation de l'ozone dans l'atmosphère, et le chiffre 21 le plus baut degré auquel on puisse le rencoutrer.

IMPRESSION DE L'Arr. - d signifie apre, C chaud, D doux, F froid, Fa frais, G glacial, H humide, L louril, S sec. Le signc 2 en surinontant un autre, exagère sa valeur ordinaire, la lettre a la diminue.

Récapitulation.- La plus haute température de novembre a élé de 16°, la plus basse de -1°: le barom. est monté à 0,743" et descendu à 722": les venls N ont - sophlé 5 fois, le N-O 10 fois, le N-E 3 fois, l'E 8 fois, le S-0 4 fois; le ciel a clé 7

fois beau, 16 fois variable et 7 fois couvert; il y a eu 9 jours de pluic el 11 de brouillards.

D' GUILLACNOT.

a

HISTOIRE.

A

POLIGNY.

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Le Monastère de Vaux,
PAR M. DÉSIRÉ BERGÈRE, MEMBRE FONDATEUR ,

(Suite el fin). Henri-Nicolas de Visemal, pricur de Vaux, en 1623, ne fut pas plus heureux que Philippe de Poupet, son prédécesseur. Pour mettre fin à toutes les discussions, il consentit à introduire la réforme dans sa maison, et, par un traité passé le 25 octobre 1631, il fit venir des religieux de SE-Vannes et St-Hydulphe, qui y demeurèrent jusqu'en 1684. Homme fier, comme tous les nobles, il lui répugnait d'ètre en contact continuel avec des moines verluenx, sans doute, mais dont il méprisait la naissance obscure, il se relira dans sa maison de Poligny, où il mourut au mois de juin 1637. Aux premiers bruits de guerre qui se répandirent en 1636, Nicolas de Visemal avait envoyé les titres les plus précieux de son prieuré au château de Frontenay, qui appartenait à sa famille, et

à à celui de Bletterans, que commandait son frère; mais cette précaution ne put en éviter la perte, on ne les retrouva jamais.

Après la mort de Visemal, le parlement de Dole commit Claude Hydulphe, abbé de Faverney, pour administrer les revenus du prieuré. Ce prélat arriva à Poligny le 3 septembre 1637, pour prendre possession de sa charge. Il fut bien étonné lorsqu'il trouva les caves et les greniers vides. Les dimes de Chaussenans et de Besain n'avaient pu ètre louées, à cause de la peste qui régnait dans ces villages; les échevins de Poligny s'étaient approprié le froment et le vin pour pourrir Jes troupes allemandes et lorraines qui étaient en garnison dans celle ville; les foins avaient été fauchés et enlevés par les soldats. Lors du sac de Poligny, en 1638, le prieuré de Vaux ne fut pas épargné. Ses bâtiments furent incendiés par les français. Les fonds du prieuré demcurèrent sans culture: mais deux ou trois religieux ne perdirent pas courage et tinrent fermc dans le bénéfice où ils vivaient pauvrement. Dom Hydulphe chercha des fermiers en 1639, mais il n'en put trouver un scul.

Claude Froissard ler, conseiller-clerc au parlement de Dole, seigneur de Châtenois, trésorier en la métropolitaine de Besançon, fut nommé, en 1644, par le roi d'Espagne, prieur de Vaux; dom Hydulpbe lui rendit facilement compte de sa gestion, car ses recettes étaient absolument nulles. Claude Froissard n'ayant pu obtenir des bulles du pape pour tenir le prieuré de Vaus en commende, le rcmit entre les mains du roi d'Espagne, en 1647.

Jean-Ignace Froissard, abbé de Cherlieu, camerier du pape Innocent XI, en obtint des bulles en 1647 et posséda le prieuré de Vaux, en commende jusqu'en 1688. Il en prit un grand soin, avança de grosses sommes pour en rétablir les fonds, releva les cloitres et répara l'église. Sous son gouvernement, les monastères de l'ordre de Cluny, situés en Franche-Comté, et celui de Thierbac, en Alsace, furent unis en congrégation particulière dans un chapitre général, cn 1685. Il fit toujours délivrer des prébendes pour dix religieux, quoiqu'il n'y en eùt alors que cinq. Le nombre et la nature des prébendes avaient été fixés par des traités faits avec lui. Mais après la réunion du chapitre général, on entretint à Vaux quinze ou dix-huit religieux et un noviciat. Ce n'est qu'en 1739 que, sur les réclamations de quelques mécontents qui demandèrent à être immédiatement sous le régime de Cluny, un arrêt du conseil annula ce qui avait été fait au chapitre général de 1685, et supprima la congregation particulière du comté de Bourgogne.

Jean-Ignace-Bonaventure Froissard de Broissia, grand chantre en la métropolitaine de Besançon, nommé prieur en 1688, fit rebâtir le tier principal et mourut en 1712.

François-Gaspard-Joseph de Grammont, évêque d'Arethuse, lui succéda et mourut en 1737.

Gabriel Plantavie de la Pause, abbé de Saint-Hilaire de Carcassonne, prédicateur du roi, succéda à M. de Grammont et décéda en 1762.

Louis-Etienne de Paix, abbé de la Garde-Dieu, résigna le prieuré et le roi y nomma :

Pierre-François Le Noir, conseiller-clerc au parlement de Paris, abbé de S-Sulpice en 1769, qui fut le dernier prieur commendataire de Vaux.

Vers l'année 1707, les religieux de la Comté travaillèrent avec ardeur à rétablir le prieuré de Vaux; entr'autres bienfaiteurs, citons : Marc du Tartre, religieux à Baume, qui fit de magnifiques libéralités à cette occasion. Les travaux furent achevés cinq ou six ans après, grâce à l'habileté et à l'énergie de dom Déicale Hugonet de Poligny, alors prieur claustral, qui en fit un des plus beaux monastères qu'il y eût alors dans la province, et sans contredit la plus belle maison de la congregation. Une déclaration, fournie en 1691, constate qu'il y avait à cette époque dans cette maison, six prêtres, huit novices, un pensionnat et deux frères convers, tous religieux de l'ordre de saint Benoit, dépendant directement de Cluny.

Dans cette déclaration précitée, les PP. bénédiclins de Vaux constatèrent ainsi l'état de leur bâtiment : « Ils consistent en une maison « régulière, joignant à une église comprenant un cloître, et un corps de « logis du costé du levant, avec un petit retour de deux chambres sur « le midi, dans lequel corps de logis sont les chambres des religieux, le « dortoir, le chapitre, la cuisine, le résectoire et autres officines à leur « usage, qui sont fort resserrés et à l'étroit, la couverture duquel corps « de logis est toute ruineuse et à moitié pourrie. Joignant icelle maison « du costé du levant, est un jardin potager de la contenance d'environ « deux ouvrées, et un verger nouvellement emplanté d'arbres, auquel « on communiquc par une allée couverte traversant le grand chemin, qui peut contenir environ trois journaux. »

« Plus appartient aux RR. PP. unc maison et écuries où ils tiennent « une petite ménagerie gouvernée par une servante, laquelle maison « n'est distante desdits verger et jardin que par un chemin commun. »

Outre ce quartier, existaient encore celui du prieur et le moulin. L'église était adossée contre le côté nord du cloître et se composait de trois ness, d'un cheur et de deux chapelles ; les arcs étaient ornés de feuillages et de roses. L'on allait en foule honorer la slatue miraculeuse de Notre-Dame, déposée dans le cheur. L'orgue qu'on voyait encore en 1858 à l'église de Poligny, où il fut placé en 1806, sortait de l'église de Vaux et était élevé dans la tribune. Un curé séculier y faisait, à un autel particulier, dédié à la Sainte-Croix, et placé contre un des piliers

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