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1.

M. BOURGEOIS, professeur à Mulhouse, membre correspondant : Deux opuscules in-12 de M. Defranoux : l'un, l'Agriculture des Enfants. l'autre, le Pelit Livre du Devoir, 1862.

M. LÉCULIER, membre fondateur : Une petite ampoule en verre, trouvée en septembre 1862, à 1 m. 50 cent. sous terre, dans le chåleau de Colonne (Jura). Ce vase oblong, encore rempli d'un liquide très-limpide, se rattacheraii, au dire du propriétaire du château, à l'incendie qui dévora cet établissement féodal en 1639.

DONS DU MOIS DE JANVIER 1863.
M. Hachette, libraire à Paris :
Sa réponse à la brochure sur les Bibliothèques scolaires, 1862, in-8.

Mme BACHELIN-DEFLORENNE :
Le Catalogue de la bibliothèque de M. le vicomte d'O..., 1862, in-8 de 192 p.

M. BARON, membre correspondant : Son opuscule : Quelques considérations sur l'état actuel de l'Agricullure en France et ce qu'il pourrait être en 1868, Poligny, 1862, 16 pages.

M. Charvat, curé à Réauville, membre correspondant : Ses opuscules : 1° sur les Orphelinats, 1861, in-8; 20 sur les Bois communaux, 2e édit., 1850. – Les Comptes-rendus annuels du Comice agricole de Réauville pour 1858, 1860 et 1862, 3 in-8.

M. AULARD, inspecteur d'Académie, membre honoraire : Ses ouvrages : 1° Essai de l'accord de la Raison et de la Foi, 1850, in-12;

2° Elude sur 11. Victor Cousin, 1859, in-8; — 3o Principes de Morale sociale, 1854, in-18.

M TURPIN DE Sausay, membre correspondant : Velleda, nouvelle historique qu'il vient de publier dans le journal le Roman.

Le rapport de la Commission nommée pour régler les comptes de la şociété, est lu et approuvé : l'assemblée entière se joint aux membres de la Commission pour exprimer sa gratitude à son trésorier si dévoué, ainsi qu'à ses généreux protecteurs.

L'assemblée est ensuite appelée à se prononcer sur la proposition de M. Machard, relative à la création, dans le vignoble, d'une pépinière et d'une vigne d'observation. M. Calixte Pillot, désigné par le Président pour examiner cette proposition et le mémoire à l'appui, après avoir donné de justes éloges à la partie de ce mémoire qui renferme des observations de M. Machard sur le vignoble d'Arbois, et tout en reconnaissant l'utilité d'une vigne d'observation, et particulièrement d'une pépinière, fait remarquer que la situation financière de la Société ne lui permet pas d'entreprendre à ses frais une création aussi couteuse, et émet l'avis que la Société doit attendre, pour appuyer le projet de M. Machard, que cet honorable viticulteur en ait fait connaitre les moyens d'exécution. Ces conclusions adoptées, l'assemblée nomme, pour la prochaine Exposition, une Commission chargée de l'organiser. Sont nommés pour en faire partie : MM. Darlay, Rolie, D. Grandperrin, D. Bergère, Em. Vuillot, Jacquemin, E. Sauria et Louis Gros.

Sont proposés et nommés membres correspondants : MM. Achille Marminia, homme de lettres; Célestin Bernard, docteur médecin: Glorget, fabricant d'engrais. .- La séance est levée à 4 heures.

SÉANCE DE BUREAU, DU LUNDI 23 MAI 1863. 'La séance est ouverte à 2 heures par M. Vionnet, Vice-Président.

La parole est donnée à M. Blondeau, Secrétaire-Adjoint. M. Blondeau fait connaitre les motifs qui l'empêchent actuellement de donner ses soins à la Société, et demande à étre remplacé dans ses fonctions. Tout en remerciant M. Blondeau des services qu'il a rendus à la Société, le bureau accepte une démission basée sur des motifs aussi légitimes, et nomme à l'unanimité, pour le remplacer, M. Just Pidancet, Conservateur du Musée de la ville.

M. Blondeau remet ensuite à la disposition du bureau, les livres, correspondances et autres objets relatifs à son service, ainsi que des médailles destinées à la prochaine Exposition.

SÉANCE AGRICOLE PUBLIQUE DU 4 MAI 1863. La séance est ouverte à 1 heure 112 sous la présidence de M. de ConstantRebecque.

Sur l'ordre du jour, une discussion s'engage sur l'emploi, comme engrais, des marcs provenant de la distillation des eaux-de-vie. Ces marcs doivent, il nous semble, rendre à la vigne une partie des sels basiques que la récolte du raisin lui enlève. Quant à l'époque où il convient de les employer, on reconnait généralement que c'est lorsqu'ils ont subi une première fermentation, qui a lieu toutes les fois qu'ils restent entassés pendant un temps suffisant pour la produire.

Sur la 2e question : de la possibilité de mettre en lignes les vignes plantées en foule, il a été donné lecture du travail de M. Coste, de Salins, inséré dans le n° 6 du Bulletin de la Société, et qui indique la méthode suivie dans la localité qu'il habite.

M. Vionnet prend ensuite la parole, et nous apprend que dans sa profession de géomètre, il a été plusieurs fois forcé de faire appliquer la méthode indiquée par M. Coste , pour la délimitation des vignobles.

Sur la 3e question relative aux clôtures des vignes, le Secrétaire donne lecture d'un article de M. Doigneau, sur l'avantage des clôtures en troène. Plusieurs membres prennent part à la discussion qui s'engage sur ce sujet. Quelques-uns préfèrent les haies en sureau, mais on conclut généralement à la suppression des haies entre les vignes.

La he question appelle la discussion sur les moyens de préserver la vigne de l'oidium. D'après M. Châtel, de Vire, il faudrait attribuer le développement de l'oïdium à un excès d'acidité de la sive, provenant de l'insuffisance d'acide carbonique dans la couche d'air atmosphérique où végètent ces vignes, qui ne vient plus modifier l'action acidifiante de l'oxygène, action favorisée encore sur les premières pousses très-tendres, par les perforations des animalcules qui se nourrissent aux dépens de la sève.

En admettant ces causes de la maladie de la vigne, et particulièrement l'excès d'acidilé de la sève, l'emploi comme engrais, à l'automne, ou pendant l'hiver, de cendres de fourneaux de mauvaises herbes, contenant une forte proportion de terre brûlée (engrais qui lui a réussi depuis dix ans), devient des plus rationnels, puisque, par ses principes alcalins, il doit avoir pour effet de diminuer cette acidité de la sève et fournir au raisin ces sels de potasse dont il a besoin. On sait, en effet, qu'on trouve tout formé, dans le raisin, le bitartrale de potasse (pierre à vin), et qu'on extrait ce sel des marcs de raisins.

Les cendres de bois, les charrées et les eaux de lessive doivent produire les mêmes effets, mais ces moyens ne peuvent guère être employés en grande culture.

Un des membres fait aux assertions de M. Châtel, de Vire, une objection qui nous semble d'un grand poids : c'est que dans le village de Grozon, qui contient beaucoup de cendres, on a remarqué que les treilles qui se trouvaient placées sur ces cendres de salines étaient les plus malades.

Plus tard, nous ferons connaitre les résultats qui auront été obtenus par le moyen conseillé par M. Châtel, de Vire, et que plusieurs membres de la Société ont essayé. La séance est levée à 4 heures.

POLIGNY,

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OBSERVATIONS MÉTÉOROLOGIQUES RECUEILLIES POLIGNT.

ÉLÉVATION : 338" JO LIEU D'OBSERVATION.

Mai 1863

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B

6 D Nota.- Les températures au-dessous de zéro sont précédées du signe --; celles au-dessus ne sont précédées d'aucun signe.

Le signe B signifie beau temps; V temps variable ou demi-couvert; C ciel
.couvert; Br brouillard; P pluie; N neige; 0 orage avec tonnerre.

0
OzonomÈTRE. – Le chiffre 0 signifie la négation de l'ozone dans l'atmos-
phère, et le chiffre 21 le plus haut degré auquel on puisse le rencontrer.

IMPRESSION DE L'AIR. - A signifie àpre, C chaud, D doux, F froid, Fa frais
G glacial, H humide. I lourd, S sec. Le signe 2 en surmontant un autre.
exagère sa valeur ordinaire, la lettre a la diminue.

Récapitulation. – La plus haute température de mai a été de 250, la plus basse de 9o; le barom. est monté à 743m et descendu à 731; les vents Nont soufflé 12 fois, l'E 4 fois, le S 7 fois, le S-O 2 fois, le N-0 5 fois, l'O-N 1 fois.

le ciel a été 18 fois beau et 13 fois variable; il y a en 7 jours de pluie ilkitut

Dr GUILLAINOT

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AGRICULTURA

INDUSTRIE SCIENCES

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LA GÉOLOGIE DU JURA,

ETUDE PAR M. JUST PIDANCET.

(Suite). Terrain Conchylien ou Muschelcalk. Sur les lisières des Vosges et de la Forêt-Noire, on voit le grès bigarré recouvert habituellement par une assise de calcaires souvent magnésiens, quelquefois fossilifères, dont la texture est compacte et la couleur gris de fumée.

Ce dépôt, étudié primitivement en Allemagne, a reçu depuis longtemps des géologues de ce pays le nom de muschelcalk, dénomination qui fut plus tard remplacée, en France, par celle de terrain conchylien, qui lui a été imposée par M. Alex. Brongniart.

Le terrain conchylien forme au pied des Vosges et de la Forêt-Noire, du côté de la chaîne du Jura, des zones étroites, et qui ne jouent qu'un rôle à peu près sans importance dans la constitution géologique du pays. Mais en quittant la Forêt-Noire, après avoir constitué les petits plateaux qui bordent la vallée du Rhin, il pénètre dans les chaînes du Jura oriental et dessine dans ces chaines des reliefs importants.

D'un autre côté, en abandonnant les lisières vosgiennes, on le voit s'étendre au pied du plateau jurassique qui domine la vallée de l'Ognon, en prenant la direction Nord-Est-Sud-Ouest, et alors ses affleurements donnent naissance à quelques-unes des collines du département de la Haute-Saône.

Dans le département du Doubs, ce terrain ne se présente à découvert que dans une seule localité, à Chazelot, près Rougemont; il disparait alors pour ne plus se rencontrer que dans l'arrondissement de Dole (Jura), où se dessinent ses affleurements les plus méridionaux.

Dans le Jura dolois, le terrain conchylien est constitué entièrement par

des dolomies, au milieu desquelles se rencontrent seulement, comme subordonnées, une ou deux couches de calcaire pur ou de calcaire argileux.

Ces couches se distinguent les unes des autres ou par leur texture ou par leur épaisseur.

La roche la plus habituelle est un calcaire magnésien compact, à cassure esquilleuse ou conchoïdale et d'un gris verdâtre ou ensumé. Elle se divise en couches d'un à deux décimètres d'épaisseur, fragmentées rhomboïdriquement par de nombreuses fissures planes, presque

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perpendiculaires aux joints de stratification.

Ces fragments naturels sont employés comme moëllons, et la plupart des anciennes maisons des villages d'Offlange, de Moissey, de Gredisans et de Menotey sont construites avec ces matériaux.

Cette variété de la roche conchylienne se divise quelquefois en seuillels d'un centimètre d'épaisseur environ, dont les surfaces sont parcourues par des dendrites de peroxyde de manganèse, qu'on rencontre aussi sous forme de moucheture dans l'intérieur de la masse.

D'autrefois la roche, tout en conservant sa compacité et son aspect lithographique, présente, disséminées dans son épaisseur, des cellules de forme ellipsoïdale et qui sont tapissées par de la dolomie cristallisée, affectant souvent une disposition mamelonnée.

Ces cellules, qui varient depuis la grosseur d'un grain de millet à celle d'une amende, sont souvent complètement vides.

La variété que nous venons de décrire, et qui semble former à elle seule la plus grande partie du terrain conchylien de l'arrondissement de Dole, ne renferme pas de fossiles; mais il n'en est plus de même des couches subordonnées de calcaire marneux oolithique qu'on rencontre surtout dans les environs d’Offlange : Ici, en effet, on voit apparaître un grand nombre d'articles appartenant à des tiges de l'encrinus entrocha d'Orb. (encrinus moniliformis, Miller), dont la cassure spathique rend la roche miroitante. La surface de ces bancs marneux est ordinairement tapissée par des corps arboriformes, ressemblant à des tiges de végétaux, et dessinant par leur croisement une sorte de treillis saillant plus ou moins régulier.

D'autres couches du terrain conchylien du Jura dolois (Оfflange) sont plus épaisses; elles atteignent souvent un mètre; leur surface est grossièrement bosselée, et elles se divisent en blocs caverneux ressemblant en tout point aux cargneules du midi de la France (Rougier, Var). Comme dans ces dernières , la roche est dolomitique; sa texture est grenue, quelquefois lamellaire, d'autres fois saccharoïde; sur quelques points elle est identique à celle des dolomies classiques du Tyrol.

Les perforations irrégulières et rugueuses qui la pénètrent sont quelquefois tapissées par des cristaux de dolomies ou de chaux carbonatée, et souvent remplies par des matières argileuses.

Sur les territoires d'Offlange, de Jouhe, etc., nous avons souvent rencontré dans les couches supérieures de ce terrain, des nodules et de rognons assez gros de calcédoine laiteuse.

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