Esquisse d'une philosophie: De Dieu et l'univers

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Page 13 - Que , lorsque la raison commune a prononcé, son assentiment est pour l'homme le caractère définitif de la vérité. Toute recherche qui ne reposeroit pas sur ces bases, seroit nulle par ses résultats et absurde en soi. Elle seroit nulle par ses résultats ; car ou l'on n'en admettroit aucun comme vrai, ou chacun...
Page 150 - Sortie de lui , la Création aspire , en quelque sorte , à retourner vers lui , parce qu'en lui est son terme , ainsi que son origine. Elle se dilate au sein de son immensité par un progrès sans fin , qui n'est qu'un don perpétuellement inépuisable de lui-même.
Page 21 - ... en jugera par l'objet et la méthode de son ouvrage. Il n'a pas de la philosophie une idée moins haute que Platon, Malebranche. Spinosa, Schelling et Hegel. « L'objet propre (de cette science) est Dieu, la création et ses lois. Une bonne philosophie doit donc présenter un système de conceptions dans lequel les phénomènes, liés entre eux, viennent, pour ainsi dire, se classer d'eux-mêmes, comme ils se classent sous nos yeux dans l'univers. Elle doit reproduire en quelque sorte, le monde...
Page 110 - En un mot, l'Etre, la substance, subsiste sous deux modes, l'un absolu et nécessaire, qui est Dieu, l'autre relatif et contingent, qui est la créature; d'où il suit que la nature de Dieu est essentiellement différente de celle de la créature, bien que la substance de la créature ne soit radicalement que la substance de Dieu.
Page 33 - Mais quiconque, sur ces tristes déviations, condamnerait la philosophie d'une manière absolue, tomberait à son tour dans une étrange erreur. Car ce serait condamner la raison humaine, et avec elle le principe de tout progrès, la pensée, la science, pour réduire l'homme à l'état de pure machine croyante et obéissante : et encore la croyance implique-t-elle la pensée, comme l'obéissance suppose l'ordre, des lois connues de celui qui obéit aussi bien que de celui qui commande, une volonté...
Page 143 - Esquisse d'une philosophie, écoutons : « 0 Dieu, oui, tout est de vous, et n'est pas de vous uniquement « comme l'effet, le produit de votre opération toute puissante, mais «comme un écoulement de votre être indivisible et immuable...
Page xxvi - L'universelle aspiration à quelque chose qui comble le vide où s'agitent les esprits se manifeste de toutes parts dans l'ordre religieux, dans l'ordre politique et dans la science même. A la religion qui vacille sur ses bases ébranlées, on a essayé d'en substituer d'autres On ne cherch...
Page 143 - ... son essence; mais il ne peut créer sans 'que les Personnes qui sont en lui n'entrent en jeu. Puissance, intelligence et amour, il met tout cela dans sa création. « Donner l'être, ce n'est pas donner la substance seule; c'est encore donner ce qui est inhérent à la substance, ce qui n'en saurait être totalement séparé, la puissance ou la force, l'intelligence, l'amour. Ainsi, dans tout ce qui est, il ya, quoique sous des formes diverses, et à des états divers, quelque chose du Père,...
Page 13 - ... qui peut être également vraie ou fausse, et le jugement nécessairement vrai de la raison commune, il existe des degrés presque infinis de probabilités diverses, fondées sur l'accord d'un plus ou moins grand nombre d'esprits. Mais alors même que, parvenu au dernier terme de cette progression ou à l'accord universel qui constitue la certitude, on affirme quelque chose comme vrai, il faut...
Page xxv - Si tous en effet ne concourent point directe» ment à sa formation, tous en seront les juges par ce secret instinct, « cette mystérieuse INTUITION', qui caractérise le rapport du genre » humain avec le vrai. Lorsque l'individu le proclame

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