Cours d'études historiques [ed. by A.H. Taillandier and others].

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Page 98 - Un homme séparé des hautes classes, un homme du peuple, un paysan sachant le grec et le français, y pourra réussir si la chose est faisable; c'est ce qui m'a décidé à entreprendre ceci, où j'emploie, comme on va voir, non la langue courtisanesque, pour user de ce mot italien, mais celle des gens avec qui je travaille à mes champs, laquelle se trouve quasi toute dans La Fontaine ; langue plus savante que celle de l'Académie, et, comme j'ai dit, beaucoup plus grecque...
Page 98 - ... apprêtée, pauvre d'ailleurs, mutilée par le bel usage, c'est étrangement s'abuser; il y faut employer une diction naïve, franche, populaire et riche, comme celle de La Fontaine. Ce n'est pas trop assurément de tout notre français pour rendre le grec d'Hérodote, d'un auteur que rien n'a gêné, qui, ne connaissant ni ton, ni fausses bienséances, dit simplement les choses...
Page 93 - Éthiopiens nomades. Quand vous l'avez traversé, vous rentrez dans le Nil, qui s'y jette ; de là, quittant le bateau, vous faites quarante jours de chemin le long du fleuve : car, dans cet espace, le Nil est plein de rochers à pic et de grosses pierres à sa surface, qui rendent la navigation impraticable.
Page 93 - Le pays au-dessus d'Élépbantine est élevé. En remontant le fleuve, on attache de chaque côté du bateau une corde, comme on en attache aux bœufs, et on le tire de la sorte. Si le câble se casse, le bateau est emporté par la force du courant. Ce lieu est à quatre jours de navigation.
Page 438 - D'ailleurs , nul pays d'un aspect plus monotone ; toujours une plaine nue à perte de vue ; toujours un horizon plat et uniforme ; des dattiers sur leur tige maigre , ou des huttes de terre sur des chaussées...
Page 439 - Que si la pensée se porte à l'horizon qu'embrasse la vue, elle s'effraie de n'y trouver que des déserts sauvages , où le voyageur égaré , épuisé de soif et de fatigue, se décourage devant l'espace immense qui le sépare du monde; il implore en vain la terre et le ciel; ses cris, perdus sur une plaine rase, ne lui sont pas même rendus par des échos : dénué de tout, et seul dans l'univers, il périt de rage et de désespoir devant une nature morne, sans la consolation même de voir verser...
Page 70 - ... car la traduction de mon livre que j'avois commencée, me despleut tellement que je la quittay ; et au lieu d'icelle, pour rendre mon esprit content, j'entrepri cest œuvre, ou plustost quelque chose ressemblant à cest œuvre. Car, pour dire la vérité, mon dessein n'estoit pas d'aller si avant ; mais en ne voulant que costoyer le rivage, je me trouvay incontinent porté en pleine mer : et alors me souvint du proverbe...
Page 98 - Par tout ceci, on voit assez que penser traduire Hérodote dans notre langue académique, langue de cour, cérémonieuse, roide, apprêtée, pauvre d'ailleurs, mutilée par le bel usage, c'est étrangement s'abuser; il y faut employer une diction naïve, franche, populaire et riche, comme celle de La Fontaine.
Page 310 - La médecine est si sagement distribuée en Egypte, qu'un médecin ne se mêle que d'une seule espèce de maladie, et non de plusieurs. Tout y est plein de médecins. Les uns sont pour les yeux, les autres pour la...
Page 459 - Cependant, quand nous comparons ensemble tous ces différents degrés de conditions, nous mettons au dernier rang ceux qui travaillent à la campagne, et plusieurs estiment plus de gros bourgeois inutiles, sans force de corps, sans industrie, sans aucun mérite, parce qu'ayant plus d'argent, ils mènent une vie plus commode et plus délicieuse. Mais si nous imaginons un pays où la différence...

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