Page images
PDF
EPUB
[ocr errors][ocr errors]

SEANCE PUBLIQUE

DE

L'ACADÉMIE

DES SCIENCES, BELLES-LETTRES ET ARTS DE ROUEN,

TENUE LE JEUDI 1er AOUT 1878,

DANS LA GRANDE SALLE DE L'HÔTEL-DE-VILLE.

PRÉSIDENCE DE M. HENRI FRÈRE.

Le jeudi 1er Août 1878, à sept heures trois
quarts du soir, les Membres de l'Académie et les
personnes invitées, après s'être réunis dans un des
salons de l'Hôtel-de-Ville, sont descendus dans la
grande salle du rez-de-chaussée, et ont pris place
sur l'estrade.

Les sièges d'honneur étaient occupés par
M. Limbourg, préfet du département; M. le général
de brigade, Lamy; M. Desseaux, député; M. Bar-
rabé, maire de Rouen; M. le Commissaire de
l'Inscription maritime; M. le Directeur de l'Ecole

/

Normale; et par plusieurs membres des Sociétés Savantes de la Ville, ainsi que par divers fonctionnaires de l'Université et de l'Administration.

Une nombreuse assemblée remplissait la salle

La séance a été ouverte par la lecture du discours de réception de M.Jubé, inspecteur honoraire d'Académie.

M. Jubé avait pris pour sujet l'exposé des progrès des sciences mathématiques et particulièrement de l'astronomie. On ne pouvait présenter, avec plus de clarté et de compétence, cette remarquable étude

que

l'auditoire a écoutée avec le plus vif intérêt.

M. Henri Frère, président de l'Académie, a répondu à ce discours. Abordant surtout la question au point de vue littéraire, il a rappelé, avec beaucoup d'àpropos, l'ouvrage d'un savant, qui fut l'un des fondateurs et des premiers patrons de l'Académie, les Entretiens sur la pluralité des Mondes, ouvrage où Fontenelle a si bien allié la science de son époque avec les grâces de l'esprit.

Le concours pour le prix Bouctot (un conte en vers), qu'il avait fallu, en 1877, proroger d'une année, n'a pas, cette année encore, produit de résultats. Renonçant à une troisième tentative, l'Académie a changé le sujet du concours et proposé, pour 1882, en doublant la somme annoncée, un prix de 1,000 francs pour l'auteur de la meilleure étude

littéraire sur les oeuvres d'un poëte appartenant à la Normandie, Louis Bouilhet.

Le rapport de M. Félix sur ce concours a justifié, de la manière la plus décisive, la résolution prise, quoique à regret, par l'Académie, de ne pas décerner le prix.

M. Danzas a lu ensuite son rapport sur le prix Dumanoir : ce prix a été décerné à Mlle Marie Dry, de Dieppe. M. le Rapporteur a présenté, dans des termes émus et chaleureux, le tableau touchant des actes de piété filiale et de dévouement, qui avaient déterminé le choix de l'Académie.

La séance s'est terminée par la lecture du rapport de M. Marais sur les prix de Lareinty e Marie Armand.

Le premier de ces prix a été décerné à la veuve d'un marin des Petites-Dalles, la dame Delahaye le second à la veuve d'un marin d'Etretat, la dame Déhais.

En distribuant ces deux prix, l'Académie ne faisait qu'exécuter les intentions généreuses de M. le baron de Lareinty et de M. Pierre Margry, qui en sont les fondateurs. Mais les infortunes qui lui ont été signalées par MM. les Commissaires de l'Inscription maritime dans cette classe de la population de nos côtes, où les hasards de la mer font trop souvent tant de victimes, l'ont engagée à ajouter, de ses deniers, deux autres prix de 250 francs

chacun. Ces prix ou plutôt ces secours, que l'Académie aurait voulu pouvoir délivrer dans des proportions plus larges, ont été également accordés à deux veuves de marins, chargées de famille, la dame Lange, de Dieppe, et la dame Grouard, du Havre.

La lecture des discours et des rapports a été accueillie

par

de nombreuses marques d'approbation, et c'est au bruit des applaudissements, que la séance a été levée.

« PreviousContinue »