Collection complette des œuvres de Mr. de Voltaire: Théatre complet

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F. Grasset, 1772
 

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Popular passages

Page 250 - On permit à la troupe de Molière de s'établir à Paris; ils s'y fixèrent, et partagèrent le théâtre du Petit-Bourbon avec les comédiens italiens, qui en étaient en possession depuis quelques années.
Page 244 - C'étaient Chapelle et Bernier : celui-ci connu par ses voyages aux Indes, et l'autre célèbre par quelques vers naturels et aisés, qui lui ont fait d'autant plus de réputation qu'il ne rechercha pas celle d'auteur.
Page 255 - On disait que Molière en était le père : le soin avec lequel on avait répandu cette calomnie, fit que plusieurs personnes prirent celui de la réfuter.
Page 257 - Tu réformas et la ville et la cour : Mais quelle en fut la récompense ? Les Français rougiront un jour De leur peu de reconnaissance. Il leur fallut un comédien Qui mît à les polir sa gloire et son étude. Mais, Molière, à ta gloire il ne manquerait rien, Si, parmi les défauts que tu peignis si bien, Tu les avais repris de leur ingratitude.
Page 254 - C'était le comédien Baron, qui a été unique dans la tragédie et dans la comédie. Molière en prit soin comme de son propre fils. Un jour, Baron vint lui annoncer qu'un comédien de campagne, que la pauvreté empêchait de se présenter, lui demandait quelques légers secours pour aller joindre sa troupe.
Page 244 - ... en usent avec un fils légitime qui doit porter leur nom, il engagea le célèbre Gassendi à se charger de l'instruire.
Page 308 - Demeure; il faut choisir, et passer à l'instant De la vie à la mort, ou de l'être au néant. Dieux cruels ! s'il en est, éclairez mon courage.
Page 254 - Donnez-lui quatre pistoles pour moi, lui dit Molière ; en voilà vingt qu'il faut que vous lui donniez pour vous. Et il joignit à ce présent celui d'un habit magnifique. Ce sont de petits faits , mais ils peignent le caractère. Un autre trait mérite plus d'être rapporté. Il venait de donner l'aumône à un pauvre. Un instant après, le pauvre court après lui, et lui dit : Monsieur , vous n'aviez peut-être pas dessein de me donner un louis d'or , je viens vous le rendre.
Page 306 - Je vais vous dire une chose hasardée, mais vraie; c'est que le mérite de cet, auteur a perdu le théâtre anglais : il ya de si belles scènes, des morceaux si grands et si terribles répandus dans ses farces monstrueuses qu'on appelle tragédies, que ces pièces ont toujours été jouées avec un grand succès.
Page 245 - Avant l'année 1625, il n'y avait point de comédiens fixes à Paris. Quelques farceurs allaient, comme en Italie, de ville en ville : ils jouaient les pièces de Hardy, de Monchrétien ou 10 de Balthazar Baro. Ces auteurs leur vendaient leurs ouvrages dix écus pièce.

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