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PHÈDRE

AFFRANCHI DE L'EMPEREUR AUGUSTE

FABLES ÉSOPIQUES

A LA MÊME LIBRAIRIE

Phèdre : Fables. Texte latin, publié d'après les travaux les

plus récents de la philologie, avec un commentaire critique et explicatif, par M. Louis Havet, à l'usage des professeurs. 1 vol. grand in-8.

7 fr. 50 Fables, édition paléographique, publiée par M. Ulysse Robert. 1 vol. in-8, broché.

10 fr.

37694.

- Imprimerie LAHURE, 9, rue de Fleurus, à Paris.

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OF

CALIFORNIA

PARIS
LIBRAIRIE HACHETTE ET Cie

79, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 79

1898

73 3-o8

LIBRARY

F

REESE

OF THE

UNIVERSITY

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§ 1. Les manuscrits des fables de Phèdre joignent à son nom le titre d’Augusti libertus (voir le titre, page 1). C'était donc un affranchi de l'empereur Auguste (on sait que celui-ci mourut l'an 14 de notre ère).

Le nom grec sous lequel il est connu, Batopos, en latin Phædrus ou plutôt peut-être Phæder, doit être le nom qu'il avait reçu en naissant, et qu'il porta tant qu'il fut . esclave. L'affranchissement fit de lui un citoyen romain; à partir de ce moment, Phædrus ou Phæder devint son surnom ou cognomen; il dut porter de plus deux autres noms, le nom héréditaire ou gentilice de son patron Auguste (gentilice qui était Julius), et le nom personnel ou prénom de ce même patron (prénom qui était Gaius, par un G; en abrégé, C.). En tout cas son nom dut ètre dès lors un nom triple, du type suivant : C. Julius Phædrus ou Phæder.

Il était né dans un petit pays de la Thrace (43,31-32; 44,17). Là comme dans tout l'Orient, la langue des gens cultivés était le grec et non le latin. Pourtant le grec ne fut pas la langue maternelle du petit Phèdre. C'est sans doute qu'il était né dans la « colonie romaine » de Philippi, qui, dans cette région, devait former une enclave latine. Le latin est la langue favorite de Phèdre; c'est pour

§ 3.

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