Abrégé des sciences et des arts

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Martial Ardant Frères, 1847

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Popular passages

Page 166 - Ceux qui, de nos hivers redoutant le courroux, Vont se réfugier dans des climats plus doux , Ne laisseront jamais la saison rigoureuse Surprendre parmi nous leur troupe paresseuse. Dans un sage conseil , par les chefs assemblé , Du départ général le grand jour est réglé ; II arrive, tout part: le plus jeune, peut-être, Demande , en regardant les lieux qui l'ont vu naître , Quand viendra ce printemps par qui tant d'exilés Dans les champs paternels se verront rappelés.
Page 73 - Dans le centre éclatant de ces orbes immenses, Qui n'ont pu nous cacher leur marche et leurs distances, Luit cet astre du jour par Dieu même allumé, Qui tourne autour de soi sur son axe enflammé. De lui partent sans fin des...
Page 101 - S'étant su lui-même avertir Du temps où l'on se doit résoudre à ce passage. Ce temps, hélas ! embrasse tous les temps : Qu'on le partage en jours, en heures, en moments...
Page 145 - Le Nord fournit son chanvre aux ailes des vaisseaux; Le lin, de la bergère exerce les fuseaux. Combien de végétaux, différents de nature, Forment notre boisson, nos mets, notre parure I La feuille, les rameaux...
Page 285 - Rions, chantons, dit cette troupe impie ; De fleurs en fleurs, de plaisirs en plaisirs, Promenons nos désirs. Sur l'avenir insensé qui se fie. De nos ans passagers le nombre est incertain : Hâtons-nous aujourd'hui de jouir de la vie ; Qui sait si nous serons demain?
Page 101 - II n'en est point qu'il ne comprenne Dans le fatal tribut ; tous sont de son domaine ; Et le premier instant où les enfants des rois Ouvrent les yeux à la lumière Est celui qui vient quelquefois Fermer pour toujours leur paupière.
Page 134 - Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement , Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Page 285 - Celui qui met un frein à la fureur des flots Sait aussi des méchants arrêter les complots. Soumis avec respect à sa volonté sainte, Je crains Dieu, cher Abner, et n'ai point d'autre crainte Cependant je rends grâce au zèle officieux Qui sur tous mes périls vous fait ouvrir les yeux.
Page 145 - Le moelleux cacao s'embaume de vanille; Du pommier neustrien ainsi le jus brillant Prodigue au moissonneur son nectar pétillant; Le houblon, froid rival de l'arbuste bachique, Entretient des cafés le babil politique. Le feuillage chinois, par un plus doux succès, De nos dîners tardifs corrige les excès; Et, faisant chaque soir sa ronde accoutumée, D'une chère indigeste apaise la fumée.
Page 78 - Le jour voit les heures légères Présenter les deux hémisphères Tour à tour à ses doux rayons ; Et sur les signes inclinée, La terre promenant l'année, Produit des fleurs et des moissons. Je te salue, âme du monde, Sacré soleil, astre de feu, De tous les biens source féconde, Soleil, image de mon Dieu!

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