L'Artiste

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1831 - Art
 

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Page 22 - Écoute-moi : ma vie est déjà dénouée, Je vais mourir, la mort fait tout voir au vrai jour. Va , si tu m'as trompé , c'est par excès d'amour ! — Et ta chute d'ailleurs, l'as-tu pas expiée? — Ta mère en ton berceau t'a peut-être oubliée Comme moi. — Pauvre enfant! toute jeune, ils auront Vendu ton innocence!... Ah! relève ton front!
Page 9 - En s'approchant, ils aperçurent dans un coin de la toile le bout d'un pied nu qui sortait de ce chaos de couleurs, de tons , de nuances indécises, espèce de brouillard sans forme ; mais un pied délicieux, un pied vivant ! Ils restèrent pétrifiés d'admiration devant ce fragment échappé à une incroyable, à une lente et progressive destruction.
Page 6 - Comment ! s'écria-t-il enfin douloureusement , montrer ma créature, mon épouse ? déchirer le voile sous lequel j'ai chastement couvert mon bonheur? Mais ce serait une horrible prostitution ! Voilà dix ans que je vis avec cette femme, elle est à moi , à moi seul , elle m'aime. Ne m'at-elle pas souri à chaque coup de pinceau que je lui ai donné? elle a une âme, l'âme tl.ui je l'ai douée.
Page 259 - Une petite chemisette écossaise de fin lin gris descendait à peine jusqu'à mi-cuisse. On apercevait une poitrine charmante, de blanches épaules, sur lesquelles roulaient des cheveux blonds, un sein virginal, dont la légèreté du costume relevait toute la beauté. Muirland fut ému; ces formes si gracieuses et si délicates contrastaient avec toutes les hideuses apparitions qui l'entouraient. Le squelette qui parodiait la messe prit de ses doigts crochus la main de Muirland et l'unit à celle...
Page 216 - ... historiques. Paris , capitale du goût , connaît seul cette science qui change une conversation en une joute , où chaque nature d'esprit se condense par un trait , où chacun dit sa phrase et jette son expérience dans un mot , où tout le monde s'amuse , se délasse et s'exerce.
Page 22 - Non, laisse-moi mourir. Cela vaut mieux, vois-tu? Ma blessure est profonde, amie! elle aurait eu Trop de peine à guérir. Il vaut mieux que je meure. Seulement si jamais, — vois-tu comme je pleure? Un autre vient vers toi, plus heureux ou plus beau, Songe a ton pauvre ami couché dans le tombeau ! MARION.
Page 23 - Vois-tu, mort, tu m'aimeras mieux. J'aurai dans ta mémoire une place sacrée. Mais vivre près de toi, vivre, l'âme ulcérée, O ciel ! moi qui n'aurais jamais aimé que toi, Tous les jours, peux-tu bien y songer sans effroi ? Je te ferais pleurer, j'aurais mille pensées Que je ne dirais pas, sur les choses passées, J'aurais l'air d'épier, de douter, de souffrir, Tu serais malheureuse ! — Oh ! laisse-moi mourir ! LE CONSEILLER, à Manon.
Page 8 - Ah! ah! s'écria-t-il, vous ne vous attendiez pas à tant de perfection ! Vous êtes devant une femme et vous cherchez un tableau. Il ya tant de profondeur sur cette toile, l'air y est si vrai , que vous ne pouvez plus le distinguer de l'air qui nous environne. Où est l'art? perdu, disparu!
Page 254 - Will Lapraik, Tom Duckat, l'entouraient. La conversation avait lieu près du village de Cassilis. Vous ne savez sans doute pas ce que c'est que l'Hallowe'en : c'est la nuit des fées ; elle a lieu vers le milieu d'août. Alors on va consulter le sorcier du village ; alors tous les esprits follets dansent sur les bruyères, traversent les champs, à cheval sur les pâles rayons de la lune. C'est le carnaval des génies et des gnomes. Alors il...
Page 95 - Te voilà conte ! Et en effet quel conteur ! que de verve et d'esprit ! quelle infatigable persévérance à tout peindre, à tout oser, à tout flétrir ! Comme le monde est disséqué par cet homme ! quel annaliste ! quelle passion et quel sang-froid ! « Les Contes philosophiques sont l'expression au fer chaud d'une civilisation perdue de débauches et de bien-être que M.

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