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en est de

animé, plus échauffé que je ne le fus jamais, l'Anglais vint à moi, ipe parla, me fii parler par des. personnes auxquelles on ne peut rien refuser. Que voulez-vous ? Ma foi, Monsieur, l'affaire meurée là. J'en suis fàché, lorsque j'y pense; car enfin l'intérêt de toute la commune a cédé, en cette rencontre, aux recommandations, sollicitations de femmes, d'amis, que sais-je? C'est, je crois, la première fois que cela soit arrivé en France, et, sans doute, ce sera la dernière.

Je suis, monsieur, etc.

COURRIER FRANÇAIS. — 4 octobre 1823.

A monsieur le Rédacteur du Courrier-Français.

MONSIEUR,

Dans une brochure publiée sous mon nom en pays étranger, on attaque des gens que je ne connais point , et d'autres que j'honore. L'imposture est visible; peu

de

personnes, je crois, y ont été trompées. Cependant je vous prie, à telle fin que de raison, de vouloir bien déclarer que cet écrit n'est pas de moi. On y parle des grands, ce que je ne fais point sans quelque nécessité; on y blâme le gouvernement d'acles, seion moi, pernicieux. En ce seus je pourrais être auicur de la burochure: mais on blåine en ennemi, ce n'est pas ma manière; je suis aussi loin de hair que d'approuver le gouverne.

ment dans la marche qu'il suit; je n'en espère pas de sitôt un meilleur, et le crois moins mauvais

que ceux qui l'ont précédé.

Annoncez, je vous prie, ma traduction de Longus, qui s'imprime à présent, corrigée, terminée : c'est un joli ouvrage, un petit poëme en prose, où il s'agit de moutons, de bergers, de gazons; la première édition fut saisie à Florence par ordre de l'empereur Napoléon-le-Grand: j'imprimai le grec à Rome, il fut saisi de même. Revenu à Paris, quand il n'y eut plus d'empereur, et toujours occupé de Chloé, de ses brebis, je retouchais ma version , lorsqu'on me mit en prison à Sainte-Pélagie: ce fut là que je fis ma seconde édition, la troisième va bientôt paraitre chez Merlin, quai des Augustins, beau papier, impression de Didot.

J'ai l'honneur, etc.

CONSTITUTIONNEL.

8 octobre 1823.

A monsieur le Rédacteur do Constitutionnel.

MONSIEUR,

Parlez un peu, je vous prie, dans vos feuilles, de ma belle traduction d'Hérodote, fort belle suis vant mon opinion. Des personnes habiles, sur un premier essai qui parut l'an passé, en ont dit leur avis, qui n'est pas tout-à-fait d'accord avec le mien. Je leur réponds aujourd'hui par un autre frag

VO

ment traduit du même auteur, avec une préface où je défends ma mélhode, expose mes principes, montrant d'une façon claire et incontestable, que j'ai raison contre la critique, dont pourtant je tâche de profiter: croire conseil est ma devise.

Annoncez l'édition des Cent nouvelles nouvelles , à laquelle je travaille avec M. Merlin , jeune libraire instruit, qui m'est d'un grand secours, soit

pour la collation des premiers imprimés et des vieux manuscrits , soit dans les recherches qu'exigent ma préface et mes notes; les notes font un lume. J'essaie sur ce texte de comparer nos maurs à celles de nos pères; matière délicate, sujet inté. ressanı, où il est mal aisé de contenter tout le monde.

Qui vous empêcherait de dire un mot en passant de ma traduction de Longus corrigée, terminée enfin selon mon petit pouvoir? Elle se vend chez Merlin, et celle-là , Monsieur, on ne l'a point critiquée; mais on a fait bien pis, on l'a persécutée. La première édition fut saisie à Florence; je fis la seconde en prison à Sainte-Pélagie; la troisième va paraitre.

A propos de prison et de Sainte-Pélagie, vous pourriez dire encore que je n'ai aucune part à certaines brochures qui mènent là tout droit, imprimécs sous inon nom en pays étranger.Ony parle d'un prince, dont certes je n'oserais faire un éloge public, bien que sa vie , ses meurs, ses sentimens connus, méritent à mon gré toute sorte de louanges; mais c'est le grand chemin de Ste-Pélagie, et

j'en sais des nouvelles. Dans ces écrits on blâme des chosez sur lesquelles je dis peu ma pensée, parce qu'il y a du danger; et quand je veux la dire, j'em. ploie d'autres termes. Je puis blâmer quelquefois, mais non pas en ennemi, ce que fait le gouvernement, donl, en certain sens, je suis toujours content; car c'est Dieu qui gouverne, ce ne sont pas les hommes. Ainsi le monde est bien, et tout va pour le mieux, quand je ne suis pas en prison.

Agréez, etc.

CONSTITUTIONNEL.-Paris, 14 octobre 1823.

A monsieur le Rédacteur du Constitutionnel.

MONSIEUR,

Conseiilez-moi, je vous prie, dans un cas extraordinaire. Je serai bref, la vie est courle.

J'étais ici; on me cite là-bas, à Tours, lieu de mon domicile, devant un juge d'instruction.Je vais là-bas; on me dit que le dossier; les pièces ( vous, entendez cela , j'imagine) sont retournées à Paris. Je reviens, et fais demander au parquet, par mon avocat, à qui des juges d'instruction mon affaire se liouve renvoyéc; on refuse de lui répondre. Ainsi me voilà sans savoir par qui je dois être jugé, ou, interrogé seulement; car je ne pense pas. que la chose puisse aller plus loin. Il s'agit, m'a:l-on dit, de mauvaises, brochures auxquelles je n'ai ,

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Monsicur, non plus de part que vous, quoiqu'on y ait mis mon nom. Quel avis me donnerez-vous, dedans cette occurrence, comme dit le grand Corneille ? d'attendre; car que faire ? Mais il est bon que ceux qui me doivent juger sachent que je les cherche; ils l'apprendront si cette feuille tombe entre leurs mains.

J'ai l'honneur, etc.

CONSTITUTIONNEL.

18 octobre 1823.

Nos abonnés de Tours sont priés de faire lire l'article suivant à madame Courier, femme de PAUL-Louis, vigneron.

Envoie-moi, ma chère amie, six chemises et six paires de bas. Point de lettre dans le paquet, afin qu'il me puisse parvenir. Je sais que tu ne

reçois pas les miennes et que lu l'inquiètes fort. » Sois tranquille; il y a dans ce monde plus de » justice que từ ne crois. Je ne suis ni mori, ni ma» Jade, ni en prison pour le moment.

Adieu. Ton mari.

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M. Courier , avant-hier, allant diner chez ses amis, fut arrêté en pleine rue par plusieurs agens de police, et conduit en fiacre à l'hôtel de la pré

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