Oeuvres complètes, Volume 2

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L. Hachette et Cie, 1861
 

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Page 378 - Qu'il pouvait doucement laisser couler son âge ! Vous n'avez pas chez vous ce brillant équipage, Cette foule de gens qui s'en vont chaque jour Saluer à longs flots le soleil de la cour : Mais la faveur du ciel vous donne en récompense Du repos, du loisir, de l'ombre et du silence, Un tranquille sommeil, d'innocents entretiens ; Et jamais à la cour on ne trouve ces biens.
Page 447 - J'en use d'autre sorte; et, me laissant guider, Souvent à marcher seul j'ose me hasarder. On me verra toujours pratiquer cet usage. Mon imitation n'est point un esclavage : Je ne prends que l'idée, et les tours, et les lois Que nos maîtres suivaient eux-mêmes autrefois. Si d'ailleurs quelque endroit plein chez eux d'excellence Peut entrer dans mes vers sans nulle violence, Je l'y transporte, et veux qu'il n'ait rien d'affecté, Tâchant de rendre mien cet air. d'antiquité.
Page 448 - Je chéris l'Arioste, et j'estime le Tasse; Plein de Machiavel, entêté de Boccace, J'en parle si souvent qu'on en est étourdi. J'en lis qui sont du Nord, et qui sont du Midi.
Page 561 - Ces nouvelles pénitentes sont dangereuses, et tout homme de sain entendement les fuira. Il me semble que je n'ai pas parlé trop dévotement de la Madeleine ; aussi n'est-ce pas mon fait que de raisonner sur des matières spirituelles , j'y ai eu mauvaise grâce toute ma vie...
Page 428 - Quand j'entends le sifflet, je ne trouve jamais Le changement si prompt que je me le promets; Souvent au plus beau char le contrepoids résiste; Un dieu pend à la corde et crie au machiniste; Un reste de forêt demeure dans la mer Ou la moitié du ciel au milieu de l'enfer...
Page 440 - Si faut-il qu'à la fin de tels pensers nous quittent; Je ne vois plus d'instants qui ne m'en sollicitent. Je recule, et peut-être attendrai-je trop tard : Car, qui sait les moments prescrits à son départ? Quels qu'ils soient, ils sont courts...
Page 441 - Papillon du Parnasse, et semblable aux abeilles A qui le bon Platon compare nos merveilles : Je suis chose légère, et vole à tout sujet; Je vais de fleur en fleur, et d'objet en objet; A beaucoup de plaisirs je mêle un peu de gloire.
Page 619 - N'occupe notre esprit et nos yeux qu'en passant. Le chemin du coeur est glissant ; Sage Saint-Evremond , le mieux est de m'en taire, Et surtout n'être plus chroniqueur de Cythère, Logeant dans mes vers les Chloris, Quand on les chasse de Paris. On va faire embarquer ces belles ; Elles s'en vont peupler l'Amérique d'amours* : Que maint auteur puisse avec elles Passer la ligne pour toujours!
Page 377 - On ne blâmera pas vos larmes innocentes ; Vous pouvez donner cours à vos douleurs pressantes ; Chacun attend de vous ce devoir généreux ; Les Destins sont contents ; Oronte est malheureux.
Page 439 - Désormais que ma muse, aussi bien que mes jours, Touche de son déclin l'inévitable cours, Et que de ma raison le flambeau va s'éteindre, Irai-je en consumer les restes à me plaindre , Et, prodigue d'un temps par la Parque attendu, Le perdre à regretter celui que j'ai perdu? Si le ciel me réserve encor quelque étincelle Du feu dont je brillois dans ma saison nouvelle, Je la dois employer, suffisamment instruit Que le plus beau couchant est voisin de la nuit.

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