Œuvres complètes de Thomas Reid: Essais sur les facultés intellectuelles de l'homme. 1828

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Page 376 - L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature ; mais c'est un roseau pensant. Il ne faut pas que l'univers entier s'arme pour l'écraser : une vapeur, une goutte d'eau, suffit pour le tuer. Mais, quand l'univers l'écraserait, l'homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu'il sait qu'il meurt, et l'avantage que l'univers a sur lui, l'univers n'en sait rien.
Page 132 - ... la diversité de nos opinions ne vient pas de' ce que les uns sont plus raisonnables que les autres, mais seulement de ce que nous conduisons nos pensées par diverses voies , et ne considérons pas les mêmes choses. Car ce n'est pas assez d'avoir l'esprit bon , mais le principal est de l'appliquer bien.
Page 205 - Ainsi quand on démontre que les trois angles d'un triangle sont égaux à deux angles droits, cette propriété s'étend à tous les triangles rectilignes qui ont existé, qui existent, et qui pourraient exister.
Page 131 - En quoi il n'est pas vraisemblable que tous se trompent: mais plutôt cela témoigne que la puissance de bien juger et distinguer le vrai d'avec le faux , qui est proprement ce qu'on nomme le bon sens ou la raison , est naturellement égale en tous les hommes...
Page 61 - Avant d'avoir acquis la notion du passé et du présent et celle de durée antérieure et postérieure , nous ne pouvons former la notion du futur, car le futur est ce qui est postérieur au présent L'étendue des corps, qui est une perception de nos sens, nous suggère nécessairement la notion d'un espace qui demeure immobile, tandis que les corps s'y meuvent en...
Page 383 - Je ne déduis point de ma durée la durée extérieure : elle n'y est point contenue ; encore moins la durée universelle, car le tout ne saurait être renfermé dans la partie ; mais à l'occasion de ma durée, je conçois et ne puis pas ne pas concevoir la durée de toutes choses, la durée inf1nie et absolue.
Page 18 - Descartes plaça ce criterium dans la clarté de la perception, et posa ce principe célèbre, que tout ce que nous apercevons clairement et distinctement être vrai, l'est en effet' : la difficulté est de savoir ce qu'il entend par une perception claire et distincte. Locke le plaça à son tour dans la perception de la convenance ou de la disconvenance de nos idées, laquelle perception est immédiate dans la connaissance intuitive, et se produit par l'entremise d'autres idées dans le raisonnement...
Page 429 - ... les pas de Locke et tantôt sur ceux de Descartes, cherche le monde de bonne foi ; il le demande tour à tour à la sensation, à la raison ; la sensation est aveugle, et la raison est muette. Étonné de ne rencontrer que des abstractions logiques , il soupçonne qu'il se pourrait bien que l'étendue n'eût pas plus de réalité extérieure que les sons et les odeurs ; et il prononce enfin que, si cet univers existe , assurément il n'est pas visible pour nous. « Je ne viens point raisonner...
Page 450 - Ce sont les lois fondamentales de la croyance qui constituent l'intelligence; et comme elles découlent de la même source, elles ont la même autorité; elles jugent au même titre; il n'ya point d'appel du tribunal des unes à celui des autres. Qui se révolte contre une seule se révolte contre toutes et abdique toute sa nature.
Page 427 - ... qu'elle est sceptique sur l'existence du monde extérieur, de ce monde auquel le genre humain croit depuis si longtemps, qui se révèle à nous en même temps que notre propre existence, et dans le sein duquel nous sommes forcés de nous apercevoir nous-mêmes comme des fragments de son immensité. Il est singulier , mais il est prouvé , que les écoles , qui se combattent sur presque tout le reste , s'accordent en ce seul point, qu'elles sont toutes idéalistes. Je ne dis pas qu'elles professent...

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