Oeuvres de P. Corneille: avec les commentaires de Voltaire, Volume 3

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A.A. Renouard, 1817 - Drama
 

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Page 222 - Rome, l'unique objet de mon ressentiment! Rome, à qui vient ton bras d'immoler mon amant! Rome qui t'a vu naître, et que ton cœur adore! Rome enfin que je hais parce qu'elle t'honore! Puissent tous ses voisins ensemble conjurés...
Page 371 - Ose me démentir: dis-moi ce que tu vaux; Conte-moi tes vertus, tes glorieux travaux, Les rares qualités par où tu m'as dû plaire, Et tout ce qui t'élève au-dessus du vulgaire.
Page 367 - Qu'il te souvienne De garder ta parole, et je tiendrai la mienne. Tu vois le jour, Cinna; mais ceux dont tu le tiens Furent les ennemis de mon père, et les miens : Au milieu de leur camp tu reçus la naissance; Et lorsque après leur mort tu vins en ma puissance, Leur haine enracinée au milieu de ton sein T'avait mis contre moi...
Page 237 - L'honneur des premiers faits se perd par les seconds; Et quand la renommée a passé l'ordinaire, Si l'on n'en veut déchoir, il faut ne plus rien faire.
Page 167 - Et comme il voit en nous des âmes peu communes, Hors de l'ordre commun il nous fait des fortunes. Combattre un ennemi pour le salut de tous, Et contre un inconnu s'exposer seul aux coups. D'une simple vertu...
Page 368 - Et tu sais que depuis, à chaque occasion, Je suis tombé pour toi dans la profusion; Toutes les dignités que tu m'as demandées, Je te les ai sur l'heure et sans peine accordées...
Page 267 - ... quand elle ne s'en souvient pas. Vous êtes le réformateur du vieux temps, s'il a besoin d'embellissement, ou d'appui. Aux endroits où Rome est de brique, vous la rebâtissez de marbre : quand vous trouvez du vide, vous le remplissez d'un chef-d'œuvre ; et je prends garde que ce que vous prêtez à l'histoire est toujours meilleur que ce que vous empruntez d'elle.
Page 78 - Et la terre, et le fleuve, et leur flotte, et le port, Sont des champs de carnage où triomphe la mort.
Page 301 - Mais quand le peuple est maître, on n'agit qu'en tumulte : La voix de la raison jamais ne se consulte ; Les honneurs sont vendus aux plus ambitieux, L'autorité livrée aux plus séditieux.
Page 115 - J'arrache quelquefois leurs applaudissements ; Là, content du succès que le mérite donne, Par d'illustres avis je n'éblouis personne ; Je satisfais ensemble et peuple et courtisans , Et mes vers en tous lieux sont mes seuls partisans : Par leur seule beauté ma plume est estimée : Je ne dois qu'à moi seul toute ma renommée; Et pense toutefois n'avoir point de rival A qui je fasse tort en le traitant d'égal.

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