Théatre des auteurs du second ordre ou recueil des tragédies et comédies restées au théatee Français: avec des notices sur chaque auteur, Volume 1

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Page 8 - S'il est doux, pour timide et partisan du vice; S'il se porte à la guerre , il fait des malheureux ; S'il entretient la paix, il n'est pas généreux ; S'il pardonne, il est...
Page 52 - J'ai fait tous les efforts que la raison peut faire; Mais en vain mon respect tâche à me contenir, Ma raison de mes sens ne peut rien obtenir. Je suis ma passion , suivez votre colère : Pour un fils sans respect perdez l'amour d'un père; Tranchez le cours du temps à mes jours destiné, Et reprenez le sang que vous m'avez donné ; Ou si votre justice épargne encor ma...
Page 12 - Convainquez-moi d'erreur, elle me sera chère. LADISLAS. Au retour de la chasse, hier, assisté des miens, Le carnage du cerf se préparant aux chiens, Tombés sur le discours des intérêts des princes, Nous en vînmes sur l'art de régir les provinces, Où, chacun à son gré forgeant des potentats, Chacun selon son sens gouvernant vos États, Et presque aucun avis ne se trouvant conforme, L'un prise votre règne, un autre le réforme ; II trouve ses censeurs comme ses partisans; Mais, généralement,...
Page 8 - Je suis vieux ; mais un fruit de ma vieille saison Est d'en posséder mieux la parfaite raison. Régner est un secret dont la haute science Ne s'acquiert que par l'âge et par l'expérience. Un roi vous semble heureux, et sa condition Est douce au sentiment de votre ambition.
Page 76 - Mais je n'ai point dessein de prolonger mon sort ; J'ai mon objet à part, à qui je dois ma mort : Vous la devez au peuple, à mon frère, à vous-même; Moi je la dois, Seigneur, à l'ingrate que j'aime, Je la dois à sa haine, et m'en veux acquitter : C'est un léger tribut qu'une vie à quitter; C'est peu, pour satisfaire et pour plaire à Cassandre, Qu'une tête à donner et du sang à répandre...
Page 8 - Des misères d'autrui soigneux de se charger, Offre à tous une main prompte à les soulager. D'une pitié si juste est-ce à vous de vous plaindre? Si c'est une vertu qu'en moi l'on doive craindre, Si du peuple par elle on se fait un appui, Pourquoi suis-je le seul qui l'exerce aujourd'hui? Que ne m'enviez-vous un si noble avantage? Pourquoi chacun de vous, pour être exempt d'ombrage, Ne s'efforce-t-il pas, par les mêmes bienfaits...
Page 66 - Et, s'il ne vous émeut, sachez où l'on l'a pris; Votre fils l'a tiré du sein de votre fils; Oui, de ce coup, Seigneur, un frère fut capable ; Ce fer porte le chiffre et le nom du coupable, Vous apprend de quel bras il fut l'exécuteur, Et, complice du meurtre, en déclare l'auteur : Ce fer qui, chaud encor, par un énorme crime A...
Page 27 - LADISLAS. ll respectera donc la vertu la plus digne Dont l'épreuve ait jamais fait une femme insigne, Et le plus adorable et plus divin objet Qui de son souverain fit jamais son sujet. Je sais trop (et jamais ce cœur ne vous approche, • •'•• Que confus de ce crime il ne se le reproche) A quel point d'insolence et d'indiscrétion Ma jeunesse d'abord porta ma passion...
Page 245 - Je ne me connais pas. Furieuse, je cours, et doute si je veille. Quel bruit, quels chants d'hymen ont frappé mon oreille? Corinthe retentit de cris et de concerts, Ses autels sont parés , ses temples sont ouverts ; Tout à l'envi prépare une odieuse pompe , Tout vante ma rivale, et l'ingrat qui me trompe. Jason honteusement me chasse de son lit, Jason, il est donc vrai, jusque-là me trahit!
Page 61 - De ces derniers instants dont il presse le cours, Ce que j'ôte à mes nuits , je l'ajoute à mes jours. Sur mon couchant enfin, ma débile paupière Me ménage avec soin ce reste de lumière.

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