Oeuvres complètes de Voltaire. Tome premiere. [-, Volume 1; Volume 11

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De Imprimerie de la Société littéraire-typographique., 1785
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Page 240 - Voici le temps de l'aimable Régence , Temps fortuné , marqué par la Licence, Où la Folie, agitant fon grelot, D'un pied léger parcourt toute la France , Où nul mortel ne daigne être dévot, Où l'on fait tout excepté pénitence. Le bon Régent, de fon palais royal, Des voluptés donne à tous le fignal. Vous répondez à ce fignal aimable , Jeune Daphné, bel
Page 338 - Pendant la nuit avait débarraffé Notre bon roi de fon lefte équipage. Ils prétendaient que pour de vrais guerriers , Selon Platon, le luxe eft peu d'ufage. Puis s'efquivant par de petits fentiers, Au cabaret la proie ils partagèrent. Là par écrit doctement ils couchèrent Un beau traité , bien moral, bien chrétien, Sur le mépris des
Page 192 - au lecteur raconter fans vergogne, Ce que c'était que cette fceur Befogne ? Il faut le dire, il faut tout publier. Ma fceur Befogne était un bachelier, Qui d'un Hercule eut la force en partage, Et d'Adonis le gracieux vifage, N'ayant encor que vingt ans et demi, Blanc comme lait, et frais comme rofée ; La dame
Page 158 - et de fa Notre-Dame: Parfait Anglais, voyageant fans deflein , Achetant cher de modernes antiques, Regardant tout avec un air hautain, Et méprifant les faints et leurs reliques. De tout Français c'eft l'ennemi mortel, Et fon nom eft Chriftophe d'Arondel. Il parcourait triftement l'Italie ; Et fe fentant fort fujet à l'ennui, II amenait fa maîtrefle avec lui. Plus
Page 199 - à l'églife , à la cour ; Au temps jadis il a guidé l'Amour. Il mit d'abord au milieu d'un nuage Le bon Denis ; puis il fit le voyage Par un chemin folitaire, écarté, Parlant tout bas, et marchant de côté. DES bons Français le protecteur fidèle, Non loin de Blois rencontra la Pucelle, Qui fur
Page 138 - objet de votre hommage, Ne peut pour vous des mêmes feux brûler, Cherchez ailleurs un plus doux efclavage : On trouve affez de quoi fe confoler ; Ou bien buvez : c'eft un parti fort fage. Et plût à DiEu qu'en un cas tout pareil, Le tonfuré qu'amour rendit barbare, Cet oppreffeur d'une beauté fi rare,
Page 104 - d'Athropos, Porte le trouble en leurs petits cerveaux ; A leur chevet une garde , un notaire, Viennent leur dire : Allons , il faut partir ; Où voulez-vous, Monfieur, qu'on vous enterre? Lors un tardif et faible repentir, Sort à regret de leur mourante bouche. L'un à fon aide appelle faint Martin, L'autre faint Roch, l'autre fainte Mitouche. (a] o
Page 338 - et du bien. On y prouva que les hommes, font frères, Nés tous égaux, devant tous partager Les dons de DIEU , les humaines misères , Vivre en commun pour fe mieux foulager. Ce livre faint, mis depuis en lumière, Fut enrichi d'un docte commentaire Pour diriger et
Page 366 - des enfers elle paraît fortir. L' ENFANT malin qui tient fous fon empire Le genre humain, les ânes et les dieux, Son arc en main , planait au haut des cieux, Et voyait Jeanne avec un doux fourire. De Jeanne d'Arc le grand cœur en effet Etait flatté de l'étonnant effet Que produifait fa beauté
Page 214 - Allait cherchant les reftes de fa joie , Qu'on lui ravit lorfqu'il tenait fa proie. Il fonne , il crie ; on vient ; on aperçut Qu'il était feul ; et foudain il parut Que les deux bois, dont les forces mouvantes Font ébranler les folives tremblantes Du pont-levis , par les airs s'élevaient, Et s'élevant le pont-levis

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