Actes de l'Académie impériale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux, Volume 30

Front Cover
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 333 - J'ai pris soin de m'armer contre tous les poisons; J'ai su, par une longue et pénible industrie, Des plus mortels venins prévenir la furie : Ah ! qu'il eût mieux valu, plus sage et plus heureux , Et repoussant les traits d'un amour dangereux, Ne pas laisser remplir d'ardeurs empoisonnées Un cœur déjà glacé par le froid des années ! De ce trouble fatal par où dois-je sortir?
Page 345 - Plus pur, plus élégant, plus tendre , Et parlant au cœur de plus près , Nous attachant sans nous surprendre , Et ne se démentant jamais , Racine observe les portraits De Bajazet , de Xipharès , De Britannicus , d'Hippolyte. A peine il distingue leurs traits : Ils ont tous le même mérite , Tendres , galants , doux , et discrets ; Et l'amour , qui marche à leur suite , Les croit des courtisans français.
Page 468 - ... pas des conseils purement littéraires qu'on devrait lui adresser : il faudrait parler aux poètes comme à des citoyens , comme à des héros ; il faudrait leur dire : « Soyez vertueux, soyez croyants, soyez libres ; respectez ce que vous aimez , cherchez l'immortalité dans l'amour, et la Divinité dans la nature; enfin, sanctifiez votre âme comme un temple, et l'ange des nobles pensées ne dédaignera pas d'y apparaître.
Page 333 - Et vous, heureux Romains, quel triomphe pour vous, Si vous saviez ma honte, et qu'un avis fidèle De mes lâches combats vous portât la nouvelle! Quoi! des plus chères mains craignant les trahisons, J'ai pris soin de m'armer contre tous les poisons; J'ai su, par une longue et pénible industrie, Des plus mortels venins prévenir la furie.
Page 341 - Dont la cause à jamais s'éloignait de ma vue, Vos détours l'ont surpris, et m'en ont convaincue. Je vous l'ai confessé, je le dois soutenir. En vain vous en pourriez perdre le souvenir ; Et cet aveu honteux, où vous m'avez forcée, Demeurera toujours présent à ma pensée; Toujours je vous croirais incertain de ma foi : Et le tombeau, seigneur, est moins triste pour moi Que le lit d'un époux qui m'a fait cet outrage, Qui s'est acquis sur moi ce cruel avantage, Et qui, me préparant un éternel...
Page 330 - Errant de mers en mers, et moins roi que pirate , Conservant pour tous biens le nom de Mithridate , Apprenez que, suivi d'un nom si glorieux, Partout de l'univers j'attacherais les yeux ; Et qu'il n'est point de rois, s'ils sont dignes de l'être , Qui , sur le trône assis , n'enviassent peut-être Au-dessus de leur gloire un naufrage élevé, Que Rome et quarante ans ont à peine achevé.
Page 321 - Je fuis : ainsi le veut la fortune ennemie. Mais vous savez trop bien l'histoire de ma vie Pour croire que longtemps, soigneux de me cacher. J'attende en ces déserts qu'on me vienne chercher. La...
Page 382 - Le positivisme n'admet jamais que des devoirs, chez tous, envers tous, car son point de vue toujours social ne peut comporter aucune notion de droit, constamment fondée sur l'individualité... Tout droit humain est absurde autant qu'immoral.
Page 321 - D'autres temps, d'autres soins. L'Orient accablé Ne peut plus soutenir leur effort redoublé : II voit, plus que jamais, ses campagnes couvertes De Romains que la guerre enrichit de nos pertes. Des biens des nations ravisseurs altérés, Le bruit de nos trésors les a tous attirés ; Ils y courent en foule; et, jaloux l'un de l'autre, Désertent leur pays pour inonder le nôtre. Moi seul je leur résiste : ou lassés, ou soumis, Ma funeste amitié pèse à tous mes amis ; Chacun à ce fardeau veut...
Page 330 - États, Errant de mers en mers, et moins roi que pirate, Conservant pour tous biens le nom de Mithridate, Apprenez que suivi d'un nom si glorieux, Partout de l'univers j'attacherais les yeux...

Bibliographic information