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AVIS

DE L'ÉDITEUR.

Les soins de la famille de M. le chancelier d'Aguesseau, sous les auspices de laquelle fut publiée la première Édition, n'ont point empêché que quelques pièces importantes n'échappassent aux recherches des Éditeurs. On n'y trouve ni les questions adressées aux Cours supérieures, pour préparer les belles ordonnances des donations, testamens et substitutions, ni le travail de M. d'Aguesseau sur les réponses de ces Cours; travail dont la perfection fait regretter qu'il ne soit pas complet.

Ces pièces, et quelqnes autres non moins

utiles à la jurisprudence, enfouies dans des Recueils peu connus, sont, pour la première fois, placées dans la collection complète des OEuvres de leur illustre auteur.

Nous y avons joint également le texte des ordonnances et lois qu'a rédigées M. le chancelier d’Aguesseau;

elles ne sont pas son moindre titre à la gloire, considérées même sous le rapport purement littéraire. Ce texte est accompagné de l'indication des lettres générales ou particulières, des instructions ou réponses que M. le Chancelier écrivit aux divers parlemens du royaume , sur des questions ou difficultés que ces lois firent naître dans les premiers temps.

Ce travail avoit été fait par M. PARDESSUS ; professeur à la Faculté de Droit de Paris, pour son usage particulier ; il a bien voulu nous en aider. Nous lui devons aussi l'indication des pièces qui avoient échappé aux premiers Éditeurs, des conseils précieux sur le classement des Matières , et le Discours préliminaire, destiné à remplacer, dans cette nouvelle Édition, les longs Avertissemens qui précédoient chacun des 13 volumes de la première.

Ces Avertissemens avoient le plus souvent pour objet d'expliquer la cause et l'excuse des retards qu'éprouvoit l'Édition (1), ou d'indiquer l'objet et la classification des pièces ; mais l'ordre des Matières, qui donne à cette nouvelle Édition une incontestable supériorité sur la précédente, rend inutile aujourd'hui lout ce qui avoit alors pour but de remédier au désordre inévitable dans une Collection imprimée au fur et à mesure qu'on découvroit des pièces éparses, dont une foule de circonslances entravoient la publication.

Les soins de l'Éditeur , pour l'exactitude du texte et la rectification d'un grand nombre de fautes qui s'étoient glissées dans l'Édition

(1) Elle a duré trente ans; le premier volume a été imprimé en 1759, et le dernier en 1789.

de 1759-1789, répondent à l'importance de son entreprise. Aucun obstacle ne pouvant plus retarder les livraisons, il renouvelle la promesse de les faire paroître exactement aux époques annoncées

par

le Prospectus.

DISCOURS

SUR LES OUVRAGES

DU CHANCELIER D’AGUESSEAU,

Il seroit aujourd'hui superflu de discuter le mérite et l'utilité d'une collection des ouvrages du chancelier d'Aguesseau. Ce n'est pas seulement aux orateurs, aux jurisconsultes français que ses barangues éloquentes, sa vaste érudition, sa sage philosophie, présentent des préceptes et des modèles ; l'Europe lui a payé le même tribut d'admiration que sa patrie.

L'objet de ce discours n'est point d'écrire la vie ou de tracer l'éloge historique d'un homme dont la France n'oubliera jamais les services et les talens. Notre désir, en esquissant les divers genres de mérite que réunissent ses ouvrages, seroit de ranimer, dans ceux qui se destinent à la magistrature et au barreau, le zèle de la science, le goût des saines doctrines, l'amour de la vertu,

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