L'art et la critique en France depuis 1822

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Germer Billière, 1875 - Art - 339 pages
 

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Page 314 - Le second, de diviser chacune des difficultés que j'examinerais en autant de parcelles qu'il se pourrait et qu'il serait requis pour les mieux résoudre. Le troisième de conduire par ordre mes pensées, en commençant par les objets les plus simples et les plus aisés à connaître, pour monter peu à peu, comme par degrés, jusqu'à la connaissance des plus composés ; et supposant même de l'ordre entre ceux qui ne se précèdent point naturellement les uns les autres.
Page 300 - Restaurer un édifice, ce n'est pas l'entretenir, le réparer ou le refaire, c'est le rétablir dans un état complet qui peut n'avoir jamais existé à un moment donné».
Page 314 - Ne recevoir jamais aucune chose pour vraie que je ne la connusse évidemment être telle ; c'est-à-dire éviter soigneusement la précipitation et la prévention -et ne comprendre rien de plus en mes jugements que ce qui...
Page 280 - Hoche semblait d'abord si heureusement destiné, échut à un homme presque étranger à la France, issu d'une civilisation arriérée, et spécialement animé, sous la secrète impulsion d'une nature superstitieuse, d'une admiration involontaire pour l'ancienne hiérarchie sociale; tandis que l'immense ambition dont il était dévoré ne se trouvait réellement en harmonie, malgré son vaste charlatanisme caractéristique, avec aucune éminente supériorité...
Page 279 - Quoique toute appréciation personnelle doive rester essentiellement étrangère à la nature et à la destination de notre analyse historique, chaque vrai philosophe doit, à mon gré, regarder maintenant comme un irrécusable devoir social de signaler convenablement à la raison publique la dangereuse aberration qui, sous la mensongère exposition d'une presse aussi coupable qu'égarée, pousse aujourd'hui l'ensemble de l'école révolutionnaire à s'efforcer, par un funeste aveuglement, de réhabiliter...
Page 55 - Imagine, mon ami, ce que c'est que de voir couchés au soleil, se promenant dans les rues, raccommodant des savates, des personnages consulaires, des Gâtons, des Brutus, auxquels il ne manque même pas l'air dédaigneux que devaient avoir les maîtres du monde...
Page 90 - Les nouveaux troubadours ont beau faire, un vers, un mot suffit pour dévoiler l'artifice et détruire l'illusion. » Aucun commentaire n'accompagnait la citation ; aux yeux du Conservateur littéraire, c'était sans doute assez de signaler une pareille énormité pour en faire justice.
Page 273 - ... qui ont honoré notre pays : car s'il en était autrement, le Panthéon, au lieu d'être un monument national, serait un monument de circonstance ; au lieu de s'adresser au peuple entier, il s'adresserait à une classe déterminée de la société française, et, si beau qu'il fût, il n'aurait plus qu'une importance secondaire. Je dis que cette légende : Aux grands hommes la patrie reconnaissante, doit embrasser tous les ordres de mérites; car la patrie, c'est-à-dire la conscience une et...
Page 41 - Dick que de Rembrandt. Le caractère du peintre, sa manière de sentir les événements de la vie, se fait jour à travers la façon de peindre assez disgracieuse de son pays ; et c'est pour cela que le nom de Lawrence est immortel. Cette individualité, qui laisse un souvenir profond, est ce qui manque à la plupart de nos tableaux. Voici deux ans que la France a perdu Talma, et il eût été difficile de compter au Louvre dix grands ouvrages où l'on ne reconnût pas l'imitation des bras solennels...
Page 273 - Sans doute il est permis de comprendre et de traduire diversement la légende inscrite au-dessous du fronton du Panthéon ; mais la diversité des commentaires et des traductions ne peut abolir le sens général de cette légende, et nous croyons que la reconnaissance de la patrie pour les grands hommes embrasse tous les moments de notre histoire et tous les ordres de mérites qui ont honoré notre pays : car s'il en était autrement, le Panthéon, au lieu d'être un monument national, serait un...

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