Bibliothèque universelle et revue suisse, Issue 1

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Bureau de la Bibliothèque universelle, 1906 - Agriculture

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Page 522 - C'est que l'amour, la tombe, et la gloire, et la vie. L'onde qui fuit, par l'onde incessamment suivie. Tout souffle, tout rayon, ou propice ou fatal. Fait reluire et vibrer mon âme de cristal, Mon âme aux mille voix, que le Dieu que j'adore Mit au centre de tout comme un écho sonore ! D'ailleurs j'ai purement passé les jours mauvais, Et je sais d'où je viens, si j'ignore où je vais.
Page 382 - J'avais à l'âge de dix-sept ans vu mourir une femme âgée, dont l'esprit, d'une tournure remarquable et bizarre, avait commencé à développer le mien. Cette femme, comme tant d'autres, s'était, à l'entrée de sa carrière, lancée vers le monde, qu'elle ne connaissait pas, avec le sentiment d'une grande force d'âme et de facultés vraiment puissantes. Comme tant d'autres aussi, faute de s'être pliée à des convenances factices, mais nécessaires, elle avait vu ses espérances trompées,...
Page 519 - Le poète en des jours impies Vient préparer des jours meilleurs. | Il est l'homme des utopies, Les pieds ici, les yeux ailleurs. C'est lui qui sur toutes les têtes, En tout temps, pareil aux prophètes, Dans sa main, où tout peut tenir, Doit, qu'on l'insulte ou qu'on le loue, Comme une torche qu'il secoue, Faire flamboyer l'avenir...
Page 312 - Un homme, qui sait la cour est maître de son geste, de ses yeux et de son visage ; il est profond, impénétrable ; il dissimule les mauvais offices, sourit à ses ennemis, contraint son humeur, déguise ses passions, dément son cœur, parle, agit contre ses sentiments...
Page 272 - Ou qu'encor palpitant des scènes de sa gloire, De l'échafaud des rois il nous disait l'histoire, Et, plein du grand combat qu'il avait combattu, En racontant sa vie enseignait la vertu ! Voilà la place vide où ma mère à toute heure Au plus léger soupir sortait de sa demeure, Et, nous faisant porter ou la laine ou le pain...
Page 525 - Mais, quand tu laisses les superstitions du passé, quand tu ne fais plus de la poésie sur l'histoire, quand tu parles en ton nom, tu es comme tous les hommes de ton époque, tu ne sais rien dire sur le berceau, ni sur la tombe.
Page 537 - Chacun d'eux débordant de sanglots comme un vase, Mais pourtant sans effroi ; On leur tendra les bras de la haute demeure, Et Jésus, se penchant sur Bélial qui pleure, Lui dira : C'est donc toi ! Et vers Dieu par la main il conduira ce frère; Et, quand ils seront près des degrés de lumière Par nous seuls aperçus, Tous deux seront si beaux, que Dieu dont l'œil flamboie Ne pourra distinguer, père ébloui de joie, Bélial de Jésus ! Tout sera dit.
Page 520 - Peuples! écoutez le poète! Écoutez le rêveur sacré! Dans votre nuit, sans lui complète, Lui seul a le front éclairé. Des temps futurs perçant les ombres. Lui seul distingue en leurs flancs sombres Le germe qui n'est pas éclos. Homme, il est doux comme une femme. Dieu parle à voix basse à son âme Comme aux forêts et comme aux flots.
Page 545 - Elite des héros au combat moissonnés, Martyrs avec la gloire à l'échafaud traînés , Vous tombiez satisfaits dans une autre espérance ! Trop de sang, trop de pleurs, ont inondé la France; De ces pleurs, de ce sang un homme est héritier! Aujourd'hui dans un homme un peuple est tout entier!
Page 314 - Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages : Tout Bourgeois veut bâtir comme les grands Seigneurs, Tout petit Prince a des Ambassadeurs, Tout Marquis veut avoir des Pages.

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