Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc].

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Page 530 - ... vents courroucés Ont de mille dangers nos vaisseaux menacés; Cent fois leur violence a déchiré nos voiles ; Cent fois ils nous ont mis au-dessus des étoiles; Les efforts du pilote ont cent fois été vains, Et le timon cent fois est tombé de ses mains. Nous tournons comme l'onde à l'entour de ces îles, Et partout nous faisons des chemins inutiles. En toutes nous voyons des gens et des maisons , En toutes un même air et de mêmes saisons. Quand finira, monsieur, un si fâcheux voyage,...
Page 564 - Souffre un peu cette ardeur dont son âme est atteinte: Crois-tu que par tes pleurs elle puisse être éteinte? Feins de ne la voir pas , cache tes déplaisirs ; Quand son amour décroît, augmente tes désirs; Témoigne plus de feux quand les siens s'alentissent; Réchauffe tes baisers quand les siens refroidissent; Caresse-le de l'œil , et du nom le plus doux \ Dont la femme peut voir et nommer son époux; Parois toujours contente, et toujours enflammée; Enfin aime-le bien , et tu seras aimée....
Page 469 - Pleins de riches butins, et caressés du temps, Chacun est envieux du bonheur de leur maître, Et, des premiers, Argant souhaiterait de l'être ;.. Mais quand le vent combat contre les matelots, Qu'il leur faut aplanir des montagnes de flots, Que l'orage fait naître une nuit sans étoiles, Fend le flanc des vaisseaux et déchire leurs voire», II faut être assisté par un puissant démon Pour ne se faeher pas d'avoir pris le timon.
Page 108 - Ah! fille sans esprit, dont l'humeur imprudente A qui ne la veut voir se rend trop évidente, N'épargnez point le fard, frisez ces beaux cheveux : Allez à ses genoux solliciter ses vœux; II le faut appeler vos yeux, votre lumière, Et, s'il vous tend les bras, les ouvrir la première. Peignez sur mon visage un éternel affront ! Ce moyen vous mettra le diadème au front ( 2) . » II n'est pas si faible pièce de Rotrou dans laquelle on (') L'Innocente infidélité.
Page 555 - ... afin de m'offenser? Il faut que je te serve à gagner tes maîtresses; De ce qui m'appartient tu leur fais des largesses; Je verrai mes joyaux leur servir d'ornement! C'est là trahir sa femme assez ouvertement. Ne dois-je point aussi faire ton ambassade? Ne désires-tu point que je les persuade? Oui, je veux épargner les pas de tes valets, Et je leur porterai moi-même tes poulets: Je déclare la guerre à leur humeur farouche, Je prendrai le souci de les mettre en ta couche ; Après j'irai...
Page 370 - S'il vous plaît, j'emploîrai le fard et la saignée; Mes mains emprunteront la blancheur des onguens ; Je veux , pour les polir, avoir au lit des gants ; • Je consens qu'un tailleur inventif et fidèle, Pour me rendre le port et la taille plus belle, N'épargne en mes habits ni baleine, ni fer, Et me serre le corps jus'ques à m'étouffer; Je parlerai toujours de soupirs et de flamme A ce...
Page 584 - Que je porte d'envie à ses bonnes fortunes ! At-il des qualités qui ne me soient communes ? At-il meilleure mine ? est-il plus généreux ? Pourquoi ne suis-je pas également heureux ? S'il l'emporte sur moi, c'est d'un peu d'apparence : Les habits seulement font notre différence ; Et, pour le rare exploit que j'ai fait en ces lieux, Le superbe qu'il est me dût voir d'autres yeux. La valeur en ce siècle est bien mal reconnue ; Le vice va couvert et la vertu va nue ; Le monde est abruti ; ses...
Page 527 - Enfin cette licence Passe une juste borne , et ce discours m'offense. Je tiens votre amitié pour un rare bonheur, Pourvu qu'elle demeure au terme de l'honneur, Que mon honnêteté ne soit point offensée , Et qu'un but vertueux borne votre pensée. Autrement vous perdrez vos discours et vos soins, Et me demandant plus, je vous donnerois moins. Je ne remarque point d'action de ma vie Qui doive autoriser votre amoureuse envie. Si ma joyeuse humeur vous fait imaginer Que me demandant tout je doive...
Page 283 - Que je passois les jours, sur les rives des eaux, A tresser des cordons de joncs et de roseaux, Ou faire sans dessein, au son de ma musette, Danser Amaryllis , Célimène ou Lisette.

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