Un réformateur catholique à la fin du XVe siècle: Jean Geiler de Kaysersberg, prédicateur à la cathédrale de Strasbourg, 1478-1510 : étude sur sa vie et son temps

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C. Delagrave, 1876 - Reformation - 583 pages
 

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Page 203 - ... la liberté et l'amour! Fasse le ciel que ce crime ne soit' pas cruellement châtié ! fasse le ciel que la logique de la spoliation n'atteigne pas ses dernières conséquences, et que d'implacables vengeurs, renchérissant sur vos exemples, ne viennent pas envelopper les coupables et les innocents dans une commune proscription, au nom des principes dont la spoliation des Ordres religieux a été la première victoire! Les fils de ceux qui ont partout détruit les monastères ont déjà appris...
Page liv - Non poteris servire mundoet domino. Amor Domini liber est, solus in corde hominis vult dominari. Fateor, pacieris fatuas muliercularum et aliorum nobilium oblocutiones. Dicent : Et unde istec religio ? et profecto itidem te ex tibi subditis exprobrabitur, etsi non in faciem , tamen in terga ; sed hoc vince.
Page lvi - Scio quia utile est homini bencvolenti se in talibus modice exercitare, et illis neglectis raro ad majora perveniri. De confitendo et communicando nescio quid tibi moris sit, neque de hoc scribo, cum te statim sacerdotium accepturum existimem. Quantum autem bonum sit crebra cum communione confessio nemo seit quam qui experitur ; et quid periculi ex taliumomissione patiatur, nemo seit quam qui periculum cum sui jactura fecit.
Page xxiii - Er verspielt was er die gantz woch gewunnen hat oder me , und entichent, oder wurt zu eynem dieb. Verlurt er, so wütet er und wurt ungeduldig, in gelangt nit zu thun , wen er heim kumbt , so schlecht er wib und kind dar nieder. Gewynt er den, so kan im die stub und spile niemans erleiden, und also ist der schad nit allein das er verthut mit zeren und spilen, sunder das er ouch versumpt die wil sin hantwerck.
Page 202 - Rendez donc à chacun ce qui lui est dû ; le tribut , à qui vous devez le tribut , les impôts , à qui vous devez les impôts ; la crainte , à qui vous devez la crainte ^l'honneur , à qui vous devez l'honneur.
Page 174 - Mais dès à présent nous avons le droit de dire aux détracteurs habituels des moines, qui sont en même temps les apologistes de leur proscription : Savez-vous quel est le seul reproche que vous puissiez justement leur adresser? C'est de vous avoir ressemblé. Qu'était-ce donc que cette dégénération, cette sensualité, ce relâchement dont vous leur faites un crime, si ce n'est une conformité trop exacte avec votre propre genre de vie ? D'où nous viennent d'ailleurs ces étranges censeurs?
Page 144 - dit encore cet éloquent prélat, « en nous jetant au fond de cette vallée de misères, a voulu donner à notre faiblesse, à nos crimes mêmes, contre lui, contre sa justice, la puissance de la prière. Quand l'homme se décide à prier, et quand il prie bien , sa faiblesse même devient une force. La prière égale et surpasse quelquefois la puissance de Dieu. Elle triomphe de sa volonté, de sa colère, de sa justice même 1.
Page 202 - Serviteurs, soyez soumis à vos maîtres avec toute sorte de respect; non -seulement à ceux qui sont bons et doux, mais même à ceux qui sont rudes et fâcheux.
Page lii - Tu autem quia non semel plusculis id ipsum postulasti vicibus , non quod efficax sed quod sattem rectum et Deo placitum est , ne tibi contraveniam annotabo , cum te sincero corde hec affectare scire non dubitem. Indolem tibi a domino insitam ad bonum cave ne negligas , sed donis a domino tibi datis ad ejus utere gloriam , sie (crede mihi) hie generosior ceteris (quod tarnen neutiquam eo intuitu facere cogites), nedum in eternagloria reputaberis.
Page 172 - Montalembert (Moines d'Occ., 1, 159), avait pour résultat de livrer le titre d'abbé, avec la plus grande partie des revenus d'un monastère, à des ecclésiastiques étrangers à la vie religieuse, trop souvent même à de simples laïques, pourvu qu'ils ne fussent pas mariés.

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