Les mystiques espagnols, Malon de Chaide, Jean d'Avila [&c.] et leur groupe

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Page 179 - Si je cherche maintenant où et en quel sujet elles subsistent, éternelles et immuables comme elles sont, je suis obligé d'avouer un être où la vérité est éternellement subsistante et où elle est toujours entendue ; et cet être doit être la vérité même et doit être toute vérité ; et c'est de lui que la vérité dérive dans tout ce qui est et ce qui s'entend hors de lui. C'est donc en lui d'une certaine manière qui m'est incompréhensible, c'est en lui, dis-je, que...
Page 178 - Disons la cause qui a porté le suprême ordonnateur à produire et à composer cet univers. Il était bon, et celui qui est bon n'a aucune espèce d'envie. Exempt d'envie, il a voulu que toutes choses fussent, autant que possible, semblables à lui-même. Quiconque, instruit par des hommes sages, admettra ceci comme la raison principale de l'origine et de la formation du monde, sera dans le vrai.
Page 178 - Où est-il donc cet oracle qui ne se tait jamais, et contre lequel ne peuvent jamais rien tous les vains préjugés des peuples? Où est-elle cette raison qu'on a sans cesse besoin de consulter, et qui nous prévient pour nous inspirer le désir d'entendre sa voix?
Page 132 - pensé à représenter simplement et naïvement, sans art et encore plus sans fard, l'histoire de la naissance, du progrès, de la décadence, des opérations, propriétés, avantages et excellence de l'amour divin.
Page 80 - J'ai vu l'impie adoré sur la terre; Pareil au cèdre, il cachait dans les cieux Son front audacieux; II semblait à son gré gouverner le tonnerre, Foulait aux pieds ses ennemis vaincus : Je n'ai fait que passer, il n'était déjà plus.
Page 269 - Il leur faut une notion générale de Dieu, sans attributs, ni absolus ni relatifs; mais que ces raffinés sont grossiers ! Ils ne songent plus que Dieu n'est pas saint, ni sage ni puissant comme le sont les créatures par des dons particuliers ; mais qu'étant tout par luimême et sa propre substance, tout l'infini de ce premier être se voit dans chacune de ses perfections.
Page 196 - ... entrailles de la nature : la richesse , il n'y en a qu'une , et c'est l'amour. De Dieu à l'homme, de la terre au ciel, l'amour seul unit et remplit tout ; il est le commencement , le milieu et la fin des choses. Qui aime sait, qui aime vit, qui aime se dévoue, qui aime est content, et une goutte d'amour, mise dans la balance avec tout l'univers , l'emporterait comme la tempête ferait un brin de paille.
Page 357 - S'il veut l'enlever au ciel , qu'elle y aille ; s'il veut la mener en enfer, qu'elle s'y résolve, sans s'en mettre en peine, puisqu'elle ne fait que le suivre et qu'il est tout son bonheur (t.
Page 95 - ... qui constitue la beauté quand elle s'adresse à la vue? Dans ce cas, la beauté des corps en général consistant dans la symétrie et la juste proportion de leurs parties, elle ne saurait se trouver dans rien de simple, elle ne peut nécessairement apparaître que dans le composé. L'ensemble...
Page 113 - ... s'accommodassent à nos vues; que le soleil ne se levât et ne se couchât que pour nous seuls : nous voudrions être la fin de...

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