Collection des mémoires relatifs à la Revolution française, Volume 37

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Popular passages

Page 355 - Ceux qui ont dit que j'avais eu la moindre part aux événemens dont je parle, sont des hommes, ou excessivement crédules, ou excessivement pervers ; quant à l'homme qui , comptant sur le succès de la diffamation dont il avait d'avance arrangé tout le plan , a...
Page 109 - Réfléchissez bien sur tout ce que je vous ai dit, reprit-il; je sens que pour exécuter de grandes choses il faut de grands moyens. Mais tenez, je vous parle franchement, je ne vois plus qu'un parti capable de nous procurer sûrement et promptement des hommes, des armes, des munitions, de l'argent, des secours de toute espèce : c'est de négocier avec l'Angleterre; et moi j'ai des moyens pour cela; mais il me faut votre autorisation et vos engagemens.
Page 116 - ... combien elle est magnifique aussi d'expressions et de pensées, cette épître immortelle que, peu d'heures avant sa mort, elle adressa à Barbaroux, et que, par un profond sentiment de délicatesse républicaine, qui ne pouvait affecter que cette grande âme, elle eut soin de dater de la chambre de Brissot. Ou rien de ce qui fut beau dans la révolution française ne demeurera, ou cette épître doit passer à travers les siècles.
Page 340 - ... basses flatteries à quelques centaines de citoyens d'abord qualifiés le peuple de Paris , et puis absolument le peuple, et puis le souverain; qu'à celui qui présentait à des hommes réputés libres...
Page 358 - On assure qu'un innocent a péri. On s'est plu à en exagérer le nombre; mais un seul, c'est beaucoup trop sans doute; citoyens, pleurez cette méprise cruelle. Nous l'avons pleuré dès longtemps, c'était un bon citoyen, c'était donc l'un de nos amis.
Page 351 - Or on conviendra d'abord que si un pareil projet était criminel il était encore p-lus hardi; car pour l'exé.cuter il fallait non seulement renverser le trône, mais anéantir la législature, et surtout empêcher encore qu'elle ne fût remplacée par une Convention nationale : mais alors comment se faitil que j'aie le premier , dans mes discours publics et dans mes écrits , appelé la Convention nationale comme le seul remède des maux de la patrie...
Page 14 - Pisistrate, ils font égorger le fils qui leur redemande son père, et la mère qui pleure un fils. Buzot soulève les autorités de l'Eure et du Calvados ; Gorsas, Pétion, Louvet, Barbaroux et quelques autres sont près de lui; on ferme les Sociétés populaires; on a commis des violences à Beaucaire contre les patriotes; une commission de gouvernement s'est formée à Nîmes; partout le sang coule; Treilhard et Mathieu écrivent de Bordeaux qu'on y accapare les assignats à l'effigie du roi;...
Page 343 - ... du peuple , pourvu que le peuple en témoignât le vif désir : le conseiller du peuple ! pesez l'expression , je vous prie ; Robespierre se...
Page 59 - Observez que , pendant l'étrange colloque, un des ouvriers, accablé de la double ivresse du sang et du vin, s'était mis sur un fauteuil où déjà il était assoupi. On vous a donné de l'ouvrage, disait toujours Faypoult; vous dites avoir bien travaillé , vous demandez qu'on vous paie, rien n'est plus juste; mais adressez-vous donc à ceux qui vous ont employés.
Page 350 - Je t'accuse de t'être continuellement produit comme un objet d'idolâtrie; d'avoir 'souffert que devant toi l'on dît que tu étais le seul homme vertueux de la France, le seul qui pût sauver la patrie , et de l'avoir vingt fois donné à entendre toi-même ! » Je t'accuse d'avoir tyrannisé l'assemblée électorale de Paris par tous les moyens d'intrigue et d'effroi !

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