Oeuvres complètes de Voltaire. Tome premiere. [-, Volume 1; Volume 42

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De Imprimerie de la Société littéraire-typographique., 1785
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Page 205 - Cette manière de finir n*a rien de furprenant , elle étoit la fuite naturelle de l'établiflement d'un nouveau culte. Les faits miraculeux , ou plutôt qu'on veut donner pour tels, diminuent dans une faufle religion , ou à mefure qu'elle s'établit , parce qu'elle n'en a plus befoin , ou à mefure qu'elle s'affoiblit , parce qu'ils n'obtiennent plus de croyance.
Page 313 - Il a vu que son peuple était barbare, il n'a point vu qu'il n'était pas mûr pour la police ; il l'a voulu civiliser quand il ne fallait que l'aguerrir. Il a d'abord voulu faire des Allemands, des Anglais, quand il fallait commencer par faire des Russes, il a empêché ses sujets de jamais devenir ce qu'ils pourraient être, en leur persuadant qu'ils étaient ce qu'ils ne sont pas.
Page 201 - ... du foin, de la paille, ou des os de morts. La plus grande difficulté qui regarde les oracles est surmontée depuis que nous avons reconnu que les démons n'ont point dû y avoir de part. On n'a plus aucun intérêt à les faire finir précisément à la venue de Jésus-Christ..
Page 255 - La nation anglaise est la seule de la terre qui soit parvenue à régler le pouvoir des rois en leur résistant, et qui d'efforts. en efforts ait enfin établi ce gouvernement sage où le prince, tout-puissant pour faire du bien, a les mains liées pour faire du mal ; où les seigneurs sont grands sans insolence et sans vassaux, et où le peuple partage le gouvernement sans confusion.
Page 95 - On souhaiterait, par exemple, pour qu'un miracle fût bien constaté, qu'il fût fait en présence de l'académie des sciences de Paris, ou de la société royale de Londres, et de la faculté de médecine, assistées d'un détachement du régiment des gardes, pour contenir la foule du peuple, qui pourrait, par son indiscrétion, empêcher l'opération du miracle.

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