Manuel d'économie sociale ...

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Derveaux, 1883 - Economics - 384 pages
 

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Page 49 - Et le matin, avant le jour, il allait sur son sillon ; et alors, il trouvait là beaucoup de choses changées. Il trouvait la vallée et la plaine de labour plus basses, beaucoup plus basses, profondes, comme un sépulcre ; et plus hautes, plus sombres, plus lourdes, les deux tours à l'horizon, sombre le clocher de l'église, sombre le donjon féodal... Et il commençait aussi à comprendre la voix des deux cloches. L'église sonnait: Toujours. Le donjon sonnait: Jamais... Mais en même temps, une...
Page 370 - ... être moins sincèrement et moins profondément révolutionnaire. On peut préférer un instrument à un autre pour remuer le monde et le changer de place; voilà tout. Mais l'idée de révolution, c'est-àdire de changement et d'amélioration , n'en éclaire pas moins l'esprit , n'en échauffe pas moins le cœur. Quel est parmi nous l'homme pensant, l'homme de cœur et de raison , l'homme de religion et d'espérance . qui , mettant la main sur sa conscience et s'interrogeant devant Dieu en présence...
Page 347 - Dans toutes les révolutions, il n'ya jamais eu que deux partis en présence : celui des gens qui veulent vivre de leur travail et celui des gens qui veulent vivre du travail d'autrui. On ne se dispute le pouvoir et les honneurs que pour se reposer dans cette région de béatitude, où le parti vaincu ne laisse jamais dormir tranquillement les vainqueurs. Patriciens et plébéiens , esclaves et affranchis, guelfes et gibelins...
Page 223 - En tout genre de travail il doit arriver et il arrive en effet que le salaire de l'ouvrier se borne à ce qui lui est nécessaire pour lui procurer sa subsistance 1.
Page 99 - Nous pouvons donc tenir pour certain que , lorsque la » population n'est arrêtée par aucun obstacle , elle va doublant » tous les vingt-cinq ans, et croît de période en période selon
Page 223 - ... n'a rien qu'autant qu'il parvient à vendre à d'autres sa peine. Il la vend plus ou moins cher : mais ce prix plus ou moins haut ne dépend pas de lui seul : il résulte de l'accord qu'il fait avec celui qui paye son travail.
Page 278 - C'est d'abord l'inventeur, le capitaliste, le premier qui se sert avec succès de la machine, et c'est là la récompense de son génie et de son audace. Dans ce cas, ainsi que nous venons de le voir, il réalise sur les frais de production une économie, laquelle, de quelque manière qu'elle soit dépensée (et elle l'est toujours), occupe juste autant de bras que la machine en a fait renvoyer. Mais bientôt la concurrence le force à baisser son prix de vente dans la mesure de cette économie elle-même....
Page 277 - ... derrière la moitié du phénomène qu'on voit, il ya l'autre moitié qu'on ne voit pas. On ne voit pas le franc épargné par Jacques Bonhomme et les effets nécessaires de cette épargne. Puisque, par suite de son invention, Jacques Bonhomme ne dépense plus qu'un franc en main-d'œuvre à la poursuite d'une satisfaction déterminée, il lui reste un autre franc. Si donc il ya dans le monde un ouvrier qui offre ses bras inoccupés, il ya aussi dans le monde un capitaliste qui offre son franc...
Page 48 - N'y at-il pas barbarie à tenir dans l'incertitude, toujours suspendu sur l'abîme, celui qui, avant de naître, est adjugé à l'abîme, lui est dû, lui appartient? « Avant de naître!... L'enfant, l'innocent, créé exprès pour l'enfer ! ... Mais, que dis-je, l'innocent? c'est là l'horreur du système : il n'ya plus d'innocence. « Je ne sais point, mais j'affirme, hardiment, sans hésiter : Là fut l'insoluble nœud où s'arrêta l'âme humaine, où branla la patience... « L'enfant damné...
Page 107 - La rente est cette portion du produit de la terre que l'on paie au propriétaire, pour avoir le droit d'exploiter les facultés productives et impérissables du sol.

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