Leçons de philosophie, ou essai sur les facultés de l'âme

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Brunot-Labre, Librairie de l'université, 1820 - Psychology - 930 pages
 

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Page 92 - ... volonté une faculté qui comprend toutes les habitudes qui naissent du besoin, les désirs, les passions, l'espérance, le désespoir, la crainte, la confiance, la présomption, et plusieurs autres, dont il est facile de se faire des idées.
Page 397 - Mais on n'en sera pas surpris , si l'on remarque que cette admirable science ne s'attachant qu'aux choses les plus simples, cette même qualité qui les rend dignes d'être ses objets les rend incapables d'être définies ; de sorte que le manque de définition est plutôt une perfection qu'un défaut, parce qu'il ne vient pas de leur obscurité, mais au contraire de leur extrême évidence, qui est telle qu'encore qu'elle n'ait pas la conviction des démonstrations, elle en a toute la certitude.
Page 393 - Aussi, en poussant les recherches de plus en plus, on arrive nécessairement à des mots primitifs qu'on ne peut plus définir, et à des principes si clairs qu'on n'en trouve plus qui le soient davantage pour servir à leur preuve.
Page 63 - C'est l'analyse , dit M. Laromiguière ( ibid. , « p. 58), qui , ramenant à l'unité les idées les plus di« verses qu'elle-même nous a données , fait produire « à la' faiblesse les effets de la force; c'est l'analyse « qui sans cesse ajoute à l'intelligence, ou plutôt « l'intelligence est son ouvrage, et la méthode est « trouvée. » ' '• La méthode est trouvée ! c'est ce qu'il s'agit d'examiner, en...
Page 395 - On ne peut entreprendre de définir l'être sans tomber dans cette absurdité : car on ne peut définir un mot sans commencer par celui-ci , c'est, soit qu'on l'exprime ou qu'on le sous-entende. Donc pour définir l'être, il faudrait dire c'est, et ainsi employer le mot défini dans sa définition.
Page 192 - Femmes, .moines, vieillards, tout était descendu : L'attelage suait, soufflait, était rendu. Une mouche survient, et des chevaux s'approche, Prétend les animer par son bourdonnement, Pique l'un, pique l'autre, et pense à tout moment Qu'elle fait aller la machine ; S'assied sur le timon, sur le nez du cocher.
Page 112 - Or lorsque l'âme désire , elle juge qu'un seul objet peut satisfaire ses besoins ; ou bien elle juge que plusieurs objets sont propres à les satisfaire. Dans ce dernier cas , il arrive souvent qu'elle prend une détermination , c'est-à-dire , que l'action des facultés qui se partageait entre deux ou plusieurs objets , cesse de se partager ainsi pour se porter toute entière vers un seul : l'âme le choisit, elle le veut, elle le préfère.
Page 92 - ... comprend dans son acception toutes les facultés de l'entendement et toutes celles de la volonté. Car penser, c'est sentir, donner son attention; comparer, juger, réfléchir, imaginer, raisonner, désirer, avoir des passions , espérer, craindre, etc.
Page 86 - ... l'une à côté de l'autre, sans être distraits par d'autres sensations ; or c'est proprement ce que signifie le mot comparer. , : •• La comparaison n'est donc qu'une double attention : elle consiste dans deux sensations qu'on éprouve comme si on les éprouvait seules, et qui excluent toutes les autres. Un objet est présent ou absent. S'il est présent, l'attention est la sensation qu'il fait actuellement sur nous; s'il est absent, l'attention est le souvenir de la sensation qu'il a faite....
Page 346 - C'est d'un scrupule vain s'alarmer sottement Et vouloir aux lecteurs plaire sans agrément. Bientôt ils défendront de peindre la Prudence, De donner à Thémis ni bandeau ni balance, De figurer aux yeux la Guerre au front d'airain, Ou le Temps qui s'enfuit une horloge à la main ; Et partout des discours comme une idolâtrie, Dans leur faux zèle, iront chasser l'Allégorie.

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