Le Père André: documents inédits pour servir à l'histoire philosophique, religieuse et littéraire du XVIIIe siècle, contenant la correspondance de ce Père avec Malebranche, Fontenelle et quelques personnages importants de la Société de Jésus, Volume 1

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Antoine Charma, G. Mangel
Hachette, 1844
 

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Page 317 - Il faut de plus savoir que Dieu est très étroitement uni à nos âmes par sa présence, de sorte qu'on peut dire qu'il est le lieu des esprits, de même que les espaces sont en un sens le lieu des corps.
Page 319 - ... en Dieu; nous ne la connaissons que par conscience, et c'est pour cela que la connaissance que nous en avons est imparfaite ; nous ne savons de notre âme que ce que nous sentons se passer en nous.
Page 317 - ... sens le lieu des corps. Ces deux choses étant supposées, il est certain que l'esprit peut voir ce qu'il ya dans Dieu qui représente les êtres créés, puisque cela est très spirituel, très intelligible et très présent à l'esprit.
Page 192 - ... Jésus-Christ, en tant que Verbe éternel et sagesse personnelle, est, comme parle saint Jean, la lumière véritable qui éclaire tous les hommes , et , comme parle saint Augustin , la vérité essentielle qui renferme dans sa divine substance toutes les vérités immuables, et, comme parle le P. Malebranche, la raison universelle des esprits, dans laquelle nous voyons les idées de toutes les choses que nous connoissons , les mêmes que Dieu voit, sur lesquelles il a formé cet univers, et...
Page 366 - D'un autre' côté , je suis touché au dernier point, quand je vois ce nombre infini de jeunesse chrétienne , qui ne vient au collége que pour se former l'esprit au bon goût., et le cœur à la vertU, n'en sortir qu'avec un esprit faux, superficiel, et souvent, ou plutôt presque toujours, 'avec un cœur perverti par les maximes toutes payennes qu'ils y ont apprises. Enfin, j'ai partout remarqué avec la plus tendre compassion pour les enfants qu'on y élève, qu'il n'ya ni ordre, ni suite ,...
Page 214 - Où j'ai dit que nous ne pouvons rien savoir certainement, si nous ne connaissons premièrement que Dieu existe : j'ai dit en termes exprès que je ne parlais que de la science de ces conclusions, dont la mémoire nous peut revenir en l'esprit lorsque nous ne pensons plus aux raisons d'où nous les avons tirées.
Page 224 - La nature m'enseigne aussi par ces sentiments de douleur, de faim, de soif, etc., que je ne suis pas seulement logé dans mon corps, ainsi qu'un pilote en son navire, mais outre cela que je lui suis conjoint très étroitement et tellement confondu et mêlé que je compose comme un seul tout avec lui.
Page 218 - On vous dira que si Dieu avait établi ces vérités,, il les pourrait changer comme un roi fait ses lois; à quoi il faut répondre que oui, si sa volonté peut changer.
Page 288 - Dieu que je vois toutes choses : car je ne connois rien, je ne distingue rien, et je ne m'assure de rien que par mes idées. Cette connoissance même des individus où Dieu n'est pas l'objet immédiat de ma pensée, ne peut se faire qu'autant que Dieu donne à cette créature l'intelligibilité et à moi l'intelligence actuelle. C'est donc à la lumiere de Dieu que je vois tout ce qui peut être vu.
Page 189 - ... par notre adorable pontife. « Cependant, mon révérend père, quoique Dieu m'ait donné cette patience, et que ses consolations soient beaucoup plus douces que ses coups ne sont rudes, il m'est toujours resté une peine : j'ai comparé la sincérité de ma conduite ( pardonnez-moi , mon révérend père , cette comparaison ; un homme réduit à se défendre est obligé de dire bien des choses odieuses et qu'il voudroit bien pouvoir taire), j'ai donc comparé la sincérité de ma conduite avec...

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