Revue de la Flandre ..., Volume 1

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Page 232 - Au premier moment, on s'étonne de trouver de la froideur et même quelque chose de roide à l'auteur de Werther ; mais quand on obtient de lui qu'il se mette à l'aise, le mouvement de son imagination fait disparaître en entier la gêne qu'on a d'abord sentie : c'est un homme dont l'esprit est universel , et impartial parce qu'il est universel ; car il n'ya point d'indifférence dans son impartialité...
Page 380 - C'est trop souffrir la vie et le poids qui me tue. Eh! qu'offre donc la mort à mon âme abattue? Un asile assuré , le plus doux des chemins , Qui conduit au repos les malheureux humains. Mourons : que craindre encor quand on a cessé d'être ? La mort, c'est le sommeil.... c'est le réveil peut-être!
Page 195 - Saint-Bernard ; sa galerie est riche de tableaux flamands et de statues grecques. Veut-il se distraire, il va entendre des chanteurs italiens vociférant de la musique allemande, le tout suivi d'un ballet français. S'élève-t-il aux honneurs judiciaires, l'hermine qui décore ses épaules n'avait jamais figuré jusque-là sur le dos d'une bête britannique. Son esprit même est une bigarrure de contributions exotiques. Sa philosophie et sa poésie viennent de la Grèce et de Rome ; sa géométrie,...
Page 314 - On ne saurait nier qu'il y ait dans le livre de Goethe une profonde connaissance du cœur humain, mais une connaissance décourageante : la vie y est représentée comme une chose assez indifférente , de quelque manière qu'on la passe : triste quand on l'approfondit, assez agréable quand on l'esquive , susceptible de maladies morales qu'il faut guérir si l'on peut, et dont il faut mourir si l'on ne peut en guérir.
Page 174 - Regardez sans prévention leur air doux et rêveur, et l'attrait que les plus avancés d'entre eux éprouvent visiblement pour l'homme ; ne diriez-vous pas des enfants dont une fée mauvaise empêcha le développement, qui n'ont pu débrouiller le premier songe du berceau," peutêtre des âmes punies, humiliées, sur qui pèse une fatalité passagère?... Triste enchantement, où l'être captif d'une forme imparfaite dépend de tous ceux qui l'entourent comme une personne endormie!... Mais, parce...
Page 586 - ... amitié. A l'époque de la vie où je suis arrivé , il est peu raisonnable de provoquer des ennemis ou de donner à ses amis une cause de rupture et d'abandon. Mais je suis si fortement, si invariablement attaché à la constitution anglaise , que je ne puis hésiter. Mon devoir public , ma prudence , mon amour de mon pays m'ordonnent de m' écrier : Fuyez la constitution française ; séparez-vous d'elle.
Page 194 - L'orateur discute quelques-uns des sophismes sur lesquels s'appuie le régime restrictif, et en particulier le prétexte tiré de \" indépendance, nationale. Il poursuit en ces termes : < Être indépendants de l'étranger, c'est le thème favori de l'aristocratie. Elle oublie qu'elle emploie le Guano à fertiliser les champs , couvrant ainsi le sol britannique d'une surface de sol étranger qui pénétrera chaque atome de blé, et lui imprimera la tâche de cette dépendance dont elle se montre...
Page 375 - Il faut partir et vivre, ou rester et mourir ! JULIETTE. Non, ce n'est pas le jour ! Où donc veux-tu courir ? Le jour est encor loin ; c'est quelque météore Qui, pour guider ta fuite, a devancé l'aurore.
Page 327 - Vous n'entendez point ici parler de haute, moyenne et basse justice, ni du droit de chasser sur les terres d'un Citoyen, lequel n'a pas la liberté de tirer un coup de fusil sur son propre champ.
Page 281 - ... propriétaire afferme ses domaines à l'enchère et sans bail, le cultivateur qui promet le fermage le plus élevé est mis aussitôt en possession ; mais on ne lui donne aucune garantie, et, comme on peut toujours l'évincer en l'avertissant six mois à l'avance, il n'a garde de risquer son argent, s'il en a, dans des améliorations dont un autre serait peut-être appelé à recueillir le fruit. Il cultive donc, non pas comme un fermier, mais comme un manœuvre, travaillant rudement et vivant...

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