Séances et travaux de l'Académie des sciences morales et politiques, compte rendu

Front Cover

From inside the book

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Selected pages

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 339 - Ce qui fait la ruine de l'Etat démocratique, disait Platon, n'est-ce pas le désir insatiable de ce qu'il regarde comme son bien suprême, la liberté? Or l'amour de la liberté, porté à l'excès et accompagné d'une indifférence extrême pour tout le reste, ne bouleverset-il pas ce gouvernement et ne rend-il pas enfin la tyrannie nécessaire...
Page 122 - ... pour aider à accommoder les points qui étoient encore en débat. Sadite Majesté reconnut avoir fait faire par ledit nonce ladite réponse. Quoi fait, ledit don Pedro lui déclara que le Roi son maître suivroit donc cet ordre, et l'archiduc aussi, donnant charge à leurs députés de poursuivre ladite négociation , accepta les offres de Sa Majesté d'y aider, et la supplia d'en faire recevoir les effets auxdits princes. Sa Majesté lui dit qu'elle vous renvoyoit en Hollande avec ce commandement...
Page 331 - ... de fournir de leurs propres moyens aux frais de la guerre, de réparer péniblement les dévastations qu'elle cause, et, pour comble de maux, de se charger enfin de tout le poids d'une dette nationale, qui rendra la paix même amère et ne pourra jamais être acquittée, puisqu'il y aura toujours de nouvelles guerres?
Page 395 - Diplomatie française, t. II, p. 207. Les archiducs eux-mêmes ne crurent pas qu'ils pussent s'abstenir de rendre au roi des actions de grâces. Ce n'est pas que leur joie d'avoir enfin quelque répit fût sans mélange: s'ils avaient toujours désiré la trève, « aucuns de « leurs principaux serviteurs y ajoutoient sourdement, « pour diminuer le gré de cette obligation, que Sa Majesté « pouvoit faire passer ce traité à meilleur marché pour «. eux, comme il est vrai en effet (1). » A...
Page 136 - ... avec les enfans des deux rois, Dieu nous en ayant donné assez pour y parvenir ; et peut-être même que monseigneur le Dauphin , si on ne veut donner pour lui la fille d'Espagne qu'avec cette clause de renonciation, seroit aussi bien avec la fille aînée d'Angleterre; et quand on ne le voudroit faire sans le mariage du prince de Galles avec la nôtre , il nous en resteroit encore une pour la marier avec le fils d'Espagne auquel on veut destiner la succession de l'Etat que tient l'archiduc,...
Page 354 - Sully, et le soupçon qu'il avoit, non de la fidélité de son cœur, mais de la netteté de ses mains , faisoient qu'il avoit peine à se résoudre de le supporter davantage. S'il étoit mécontent de ce personnage, il n'étoit pas satisfait du chancelier de Sillery : bien qu'il eût de bonnes parties , qu'il eût beaucoup d'expérience , et qu'il ne manquât pas d'esprit et d'adresse aux affaires de la Cour, il avoit ce malheur, qu'il n'étoit pas cru entier en sa charge , et qu'on le connoissoit...
Page 58 - ... de mettre au premier rang dans son cœur les avantages de la patrie, au second ceux des parents, au troisième et dernier les nôtres. » C'est le Romain autant que le philosophe qui s'indigne dans cette exclamation douloureuse : « L'or et les honneurs sont devenus pour chacun les signes de la vertu. Autant tu as, autant tu vaux, autant on t'estime. » C'est encore le Romain qui prédit le futur fléau de l'empire, la vénalité militaire, mercede merent legiones.
Page 307 - États-Unis, je fus frappé de surprise en découvrant à quel point le mérite était commun parmi les gouvernés, et combien il l'était peu chez les gouvernants. C'est un fait constant que, de nos jours, aux Etats-Unis, les hommes les plus remarquables sont rarement appelés aux fonctions publiques...
Page 352 - ... qu'avaient ses vœux d'être exaucés : « Je reconnois, écrivait-il, par les procédures de tous, que tous ne cherchent que le repos. Les uns y sont portés de la nécessité, les autres de l'inclination et du désir de vivre en oisiveté. Je ne sais si c'est éviter le mal, mais le temps nous l'apprendra peut-être, lorsque nous ne serons pus si dispos ni si bien munis pour le supporter.
Page 28 - Le platonisme est tout entier dans ces deux principes destinés à triompher tôt ou tard : l'être le meilleur en soi est aussi le plus réel en soi et le plus actuel : sa bonté est sa raison d'être : l'être le meilleur en soi est aussi le meilleur pour les autres, le plus puissant, le plus aimant, le plus fécond : sa bonté est leur raison d'être. C'est là, nous osons le dire, le degré le plus élevé auquel puisse atteindre la pensée, le terme inévitable de toute dialectique, de toute...

Bibliographic information