La vie et les mémoires du général Dumouriez, Volume 1

Front Cover
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Selected pages

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 389 - Par ce traité, le royaume de Corse n'était pas absolument donné au roi de France, mais il était censé lui appartenir, avec la faculté réservée à la république de rentrer dans cette souveraineté, en remboursant au roi les frais immenses qu'il avait faits en faveur de la république.
Page 180 - Je vous aurais envoyé beaucoup plus loin , si ce n'était l'estime particulière que j'ai pour madame la duchesse de Choiseul , dont la santé m'est fort intéressante. Prenez garde que votre conduite ne me fasse prendre un autre parti. Sur ce, je prie Dieu, mon cousin, qu'il vous ait en sa sainte garde.
Page 122 - Établir un gouvernement régulier chez un peuple qui n'en voulait point, réunir sous les mêmes lois des hommes divisés et indisciplinés, former à la fois des troupes réglées, et instituer une espèce d'université qui pouvait adoucir les mœurs, établir des tribunaux de justice, mettre un frein à la fureur des assassinats et des meurtres, policer la barbarie, se faire aimer en se faisant obéir, tout cela n'était pas assurément d'un homme ordinaire.
Page 277 - ... l'espoir d'être bientôt libre l'avait fait toujours retarder ses sollicitations. Il en parla à son ami Jumilhac , qui lui dit qu'il ne pouvait rien prendre sur lui, et qui le renvoya à Sartines. Celui-ci lui dit que, pour pouvoir faire ce changement, il lui fallait une autorisation du ministre de Paris. Ce ministre était Saint-Florentin, duc de la Vrillière, le plus vil et le plus permanent des ministres de Louis XV, oncle de d'Aiguillon , dont par conséquent il n'avait rien à espérer....
Page 251 - A ce dernier article il eut la curiosité d'en demander la raison. Le major lui dit finement qu'un prisonnier avait eu la malice de s'étrangler, en avalant un ardillon. Après cette belle remarque, ce major eut l'horrible imprudence de lui laisser ses boucles de jarretières.
Page 228 - ... huit à dix millions de serfs , attachés à la glèbe, qui n'ont aucune existence politique , et dont l'esclavage se vend , s'achète , se troque , se lègue , et suit toutes les mutations de propriétés , comme les animaux domestiques. Le corps social des Polonais est un monstre composé d'une réunion de têtes et d'estomacs , sans bras et sans jambes. Leur régime , leur code légal , ressemble à celui des colonies à sucre% qui , par la même raison , ne peuvent pas soutenir l'indépendance....
Page 310 - Meuin, désiraient quo ce travail n'eût pas lieu, parce que ce redressement les inonderait, à moins qu'ils ne fissent de leur côté des digues comme on devait en élever sur le bord français, pour assujettir la rivière, dépense qu'ils ne voulaient pas faire pour un canal qui ne servait à rien à leur commerce ; qu'au contraire, en adoptant le projet de l'Artois, on vivifiait cette province, on donnait au commerce un cours...
Page 236 - Il avait fort bien fait la guerre ; il était bon officier d'état-major, et connaissait bien les détails des armées : mais hors de son affaire militaire , il ne savait rien du tout. Il n'était pas d'âge à étudier le droit public et les intérêts des nations; il n'en aurait même pas eu le temps. Connaissant sa propre faiblesse à cet égard, il en parlait souvent à Dumouriez dans leurs conférences particulières ; ils travaillaient fréquemment ensemble sur cette matière ; et, pour la...
Page 61 - ... une lettre de recommandation pour le marquis de Grimaldi , ministre des affaires étrangères en Espagne , 5° une pour le marquis d'Ossun notre ambassadeur , 6° une lettre trèstouchante de son père , 7° une lettre de change de cinquante louis.
Page 130 - On a vu que la présomption française avait entraîné M. de Chauvelin à diviser sa petite armée , qui s'était trouvée faible partout. Les Corses en ont profité avec rapidité et intelligence , mais ils auraient pu faire un plus grand coup qu'ils ont manqué. Au lieu d'aller attaquer les Français à la Penta et à Vescovato , s'ils n'eussent fait dans ces deux points qu'une fausse attaque , et qu'ils fussent tombés brusquement sur Borgo , Lucciana et Vignale , qui n'étaient occupés que...