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M. Reboul pleine de la poésie la plus délicieuse. C'est que M. Reboul a l'ame assez élevée pour comprendre que rien n'est plus noble que de vivre du travail de ses mains : il n'y a qu'un esprit étroit qui rougisse de la profession où la Providence l'a placé. L'exemple de M. Reboul prouve aussi que c'est une erreur de croire que la poésie ne puisse naitre et se développer que dans le vide d'une vie paresseuse et oisive.

L'ANGE ET L'ENFANT.

ÉLÉGIE A UNE MÈRE QUI AVAIT PERDU SON ENFANT AU BERCRAD.

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n Qu'on accueille ta dernière heure

Ainsi que tes premiers moments.
Que les fronts y soient sans nuage,
Que rien n'y révèle un tombeau ;
Quand on est pur comme à ton âge,
Le dernier jour est le plus beau. »
Et secouant ses blanches ailes,
L'ange à ces mots a pris l'essor
Vers les demeures éternelles.

Pauvre mère ! ton fils est mort!

Ce morceau de M. Reboul est admirable; mais nous devons ajouter que les autres productions du même poète sont bien loin de la perfection de cette élégie, et qu'elles paraissent peu dignes du talent de l'auteur, quand on connait ce petit chef-d'oeuvre.

TURQUETY.

M. Turquety est aussi un poète de notre époque : on regrette de trouver dans plusieurs de ses poésies peu de noblesse d'expression, et peu d'harmonie. Voici quelques vers que nous avons choisis parmi ceux qui nous ont paru joindre le mérite de l'expression à celui de la pensée.

JE CROIS.

Je crois. - Le siècle en vain, dans sa pénible route,
Livre son vaisseau frèle à l'océan du doute

Et sillonne d'obscurs détroits ;
Je me lève, j'échappe au courant qui l'emporte,
Et le regard aux cieux, d'une voix libre et forte

Je le dirai tout haut : Je crois !
Seigneur, je crois en vous, Seigneur, Dieu de mes pères.
Voyez ce cour brisé, faites mes jours prospères ;

Seigneur, je crois en votre amour :
Courbe, mais sans remords, je pleure et vous réclame;
L'ennemi qui déchire a posé sur mon åme

Ses grandes ailes de vautour.

L'AME HEUREUSE.

floureuse ! et bien beureuse, entre toutes ses scurs

Est l'âme solitaire,
L'âme qui, méprisant le monde et ses splendeurs,
Ne voit qu'avec dédain la coupe des erreurs,

Où s'enivre la terre ;
L'ame qui touto à Dieu rêve un autre séjour
Que ce globe imprégné d'amertume et de vaso

Et s'endort dans l'extase
D'un indicible amour !

Heureuse l'âme pure, heureuse l'âme douce

Etrangère ici-bas,
Qu'un siècle dégradé méconnait et repousse,

Et qui ne s'en plaint pas !
Qui demande à souffrir pourvu que Dieu la voio,

Qui refuse la joie

Dont la source est ailleurs !
Et les yeux vers le ciel, suivant son humble route,

Y sème goutte à goutte

L'offrande de ses pleurs !
Ces pleurs Dieu les reçoit, ces pleurs Dieu les aspire.
Chaque larme, attirée au seuil du firmament,
Se durcit, se colore et devient diamant.
Le Créateur de tout les enchåsse lui-même,
Sur un trone de jaspe ineffable en beauté ;
C'est le trone futur de cette ame qu'il aime,
Et ces pleurs réunis comme un joyau supreme

Forment le diadème
De son éternité.

FIN DE LA QUATRIÈME PARTIE,

TABLE.

PREMIÈRE PARTIE

le mot

Appréciation de la Biblio

graphie catholique. Plan et but de cet ouvrage. Petit TRAITÉ DE STYLE ÉPIS

TOLAIRE. I. Ce que

veulent dire les mots style épistolaire. II. Les règles du style épis

tolaire sont utiles à tout le monde et fort faciles à

comprendre. III. Titre et qualifications

qu'il faut donner aux per

sonnes auxquelles on écrit. IV. De la manière de finir

les lettres et de placer la

date. V. Comment il faut plier et

cacheter les lettres.

Choix du papier.
VI. Comment on fait une

pétition.
PREMIÈRES NOTIONS SUR LA

MANIÈRE D'ÉCRIRE UNE NAR

RATION.
I. Ce que c'est qu'une par.

ration.
II. Comment on rend une

narration claire III. Moyens de rendre une

narration intéressante. IV. Comment il faut faire

parler les personnages dans 2 une parration.

25 6 V. Ridicules à éviter dans une narration.

27 7 VI. Les narrations doivent

toujours être vraisembla7 bles.

28 VII. Ce que c'est que propre.

31 VIII. Comment on fait faci8 ment une bonne narration. 32 RÈGLES POUR BIEN LIRE A

HAUTE VOIX OU DÉCLAMER. 35 10 I. Ce que c'est que la déclamation.

35 II. Comment on distingue la 12 prose de la poésie.

33 III. Ce qu'il faut pour bien déclamer.

36 14 IV. Ce qu'il faut faire ur

comprendre ce qu'on lit. 36 17. V. Comment on fait compren

dre aux autres ce qu'on lit. 37

VI. C'est un grand talent 21

que de savoir bien lire ou
déclamer.

39 21 VII. Ce qui empêche souvent

d'apprendre à bien lire ou 22 déclamer.

VIII. Avec de la patience on 23 corrige tous les défauts de la prononciation.

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VRAIS ORN.

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