Premières méditations poétiques--La mort de Socrate

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Pagnerre, 1857 - 390 pages
 

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Page 187 - Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, Dans la nuit éternelle emportés sans retour, Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges Jeter l'ancre un seul jour? O lac! l'année à peine a fini sa carrière, Et près des flots chéris qu'elle devait revoir, Regarde! je viens seul m'asseoir sur cette pierre Où tu la vis s'asseoir!
Page 287 - Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui! Terre, soleil, vallons, belle et douce nature, Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau; L'air est si parfumé! la lumière est si pure! Aux regards d'un mourant le soleil est si beau!
Page 152 - Mais la nature est là qui t'invite et qui t'aime; Plonge-toi dans son sein qu'elle t'ouvre toujours: Quand tout change pour toi, la nature est k même, Et le même soleil se lève sur tes jours.
Page 216 - L'univers tout entier réfléchit ton image , Et mon âme à son tour réfléchit l'univers. Ma pensée , embrassant tes attributs divers...
Page 94 - Dante semble le poète de la nôtre ; car chaque époque adopte et rajeunit tour à tour quelqu'un de ces génies Immortels qui sont toujours aussi des hommes de circonstance; elle s'y réfléchit elle-même, elle y retrouve sa propre image, et trahit ainsi sa nature par ses prédilections.
Page 154 - Le mal dès lors régna dans son immense empire ; Dès lors tout ce qui pense et tout ce qui respire Commença de souffrir ; Et la terre, et le ciel, et l'âme, et la matière, Tout gémit; et la voix de la nature entière Ne fut qu'un long soupir. Levez donc vos regards vers les célestes plaines; Cherchez Dieu dans son œuvre, invoquez dans vos peines Ce grand consolateur : Malheureux ! sa bonté de son œuvre est absente : Vous cherchez votre appui?
Page 280 - C'est Dieu, c'est ce grand tout, qui soi-même s'adore ! Il est; tout est en lui : l'immensité, les temps, De son être infini sont les purs éléments ; L'espace est son séjour, l'éternité son âge ; Le jour est son regard, le monde est son image...
Page 271 - Ici viennent mourir les derniers bruits du monde ; Nautoniers sans étoile, abordez ! c'est le port : Ici l'âme se plonge en une paix profonde, Et cette paix n'est pas la mort. Ici jamais le ciel n'est orageux ni sombre ; Un jour égal et pur y repose les yeux : C'est ce vivant soleil, dont le soleil est l'ombre, Qui le répand du haut des cieux. Comme un homme éveillé longtemps avant l'aurore, Jeunes, nous avons fui dans cet heureux séjour ; Notre rêve est fini, le vôtre dure encore : Éveillez-...
Page 150 - N'ira plus de ses vœux importuner le sort; Prêtez-moi seulement, vallons de mon enfance, Un asile d'un jour pour attendre la mort. Voici l'étroit sentier de l'obscure vallée : Du flanc de ces coteaux pendent des bois épais Qui, courbant sur mon front leur ombre entremêlée, Me couvrent tout entier de silence et de paix. Là, deux ruisseaux cachés sous des ponts...
Page 123 - Borné dans sa nature , infini dans ses vœux , L'homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux : Soit que , déshérité de son antique gloire , De ses destins perdus il garde la mémoire; Soit que de ses désirs l'immense profondeur Lui présage de loin sa future grandeur : Imparfait ou déchu, l'homme est le grand mystère.

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