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LES VIES

DES HOMMES ILLUSTRES

PAR PLUTARQUE

TOME PREMIER

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DIDIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR

35, QUAI DES AUGUSTINS
LEFÉVRE, LIBRAIRE, 6, RUE DE L'ÉPERON.

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SUR

LA VIE ET LES OUVRAGES DE RICARD.

Dominique Ricard naquit à Toulouse le 23 mars 1741, dans le sein d'une famille qui le fit élever avec soin. Il fit de rapides progrès, et il avait à peine atteint l'âge prescrit par les règlements de l'Université, qu'il fut reçu bachelier en théologie. Il quitta bientôt sa patrie pour se rendre à Auxerre, et y occuper une chaire d'éloquence au collége de cette ville. Lă pureté et la douceur de ses mœurs lui acquirent l'estime et l'amitié de tous ceux qui le connurent, et l'on s'empressa de le nommer chanoine honoraire de la cathédrale. Il n'était que simple ecclésiastique, n'ayant jamais voulu s'engager dans les ordres. Il n'avait guère plus de vingt-cinq ans lorsqu'il fut choisi, en 1766, pour prononcer, dans la salle du collège, l'Éloge funébre du Dauphin, fils de Louis XV.

En 1770, il prononça un Discours latin sur le mariage de Louis XVI, alors dauphin, avec Marie-Antoinette, archiduchesse d'Autriche. Le style de ce discours montre combien il était versé dans la langue de Cicéron ; les portraits et les maximes qu'on y trouve font honneur à son jugement. Le collége d'Auxerre ayant été supprimé, il se vit contraint de venir

à Paris pour y chercher des moyens d'existence. Quoique l'éducation fut une carrière pénible et remplie d'écueils, surtout dans un temps de dissolution et de vertige, il s'y engagea néanmoins avec courage, et la parcourut avec succès. Šes instructions et ses exemples furent des semences de vertu qui ! germèrent dans le coeur de ses élèves. !

Le séjour que Ricard fit à Auxerre lui rappela sans doute Amyot, qui avait été évêque de cette ville, et dont la statue existait encore dans la cathédrale, avant la révolution. Cet il

lustre savant a mérité la reconnaissance de la postérité, par i sa traduction complète des OEuvres de Plutarque. Quoiqu'il

eût à surmonter beaucoup de difficultés, il fut cependant favorisé dans cette entreprise par le caractère de notre langue, ! qui avait alors une facilité, une souplesse et une naïveté qu'elle ! a perdues en se perfectionnant : aussi l'ouvrage d’Amyot a-t-il

conservé des charmes qui en rendront toujours la lecture agréable, malgré tous les défauts qu'on peut lui reprocher, et

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