Réflexions sur quelques parties de notre législation civile: envisagées sous le rapport de la religion et de la morale: le mariage, le divorce, les enfans naturels, l'adoption, la puissance paternelle, etc

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Impr. J.M. Eberhart, 1814 - 87 pages
 

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Page 63 - C'est une règle tirée de la nature, que plus on diminue le nombre des mariages qui pourraient se faire , plus on corrompt ceux qui sont faits ; moins il ya de gens mariés, moins il ya de fidélité dans les mariages ; comme , lorsqu'il ya plus de voleurs, il ya plus de -vols '. L'auteur n'a donc point désapprouvé le célibat qui a pour motif la religion.
Page 12 - Les lois, dans la signification la plus étendue, sont les rapports nécessaires qui dérivent de la nature des choses ; et, dans ce sens, tous les êtres ont leurs lois : la divinité a ses lois, le monde matériel a ses lois, les intelligences supérieures à l'homme ont leurs lois, les bêtes ont leurs lois, l'homme a ses lois.
Page 10 - C'est donc pour Dieu même que Dieu a fait l'homme ; c'est pour le « connaître qu'il lui a donné un entendement; c'est pour l'aimer qu'il « lui a donné une volonté ; et c'est par les liens de...
Page 84 - L'intérêt est légal ou conventionnel. L'intérêt légal est fixé par la loi. L'intérêt conventionnel peut excéder celui de la loi toutes les fois que la loi ne le prohibe pas.
Page 9 - ... premiers principes des lois, il faut supposer deux premières vérités : l'une, que les lois de l'homme ne sont autre chose que les règles de sa conduite ; l'autre , que cette conduite n'est autre chose que les démarches de l'homme vers sa fin. « Ainsi, pour découvrir les premiers fondements des lois de l'homme, il faut connaître quelle est sa fin. « Connaître la fin d'une chose, c'est savoir pourquoi elle est faite; et l'on connaît pourquoi une chose est faite, si, voyant comme elle...
Page 84 - L'emprunteur qui a payé des intérêts qui n'étaient pas stipulés, ne peut ni les répéter ni les imputer sur le capital.
Page 11 - ... dépendre cette dernière union, qui doit faire leur béatitude, du bon usage de cette première, qui doit former leur société. C'est pour les lier dans cette société qu'il l'a rendue essentielle à leur nature. Et comme on voit dans la nature de l'homme sa destination au souverain bien, on y verra aussi sa destination à la société et les divers liens qui l'y engagent de toutes parts, et que ces liens, qui sont des suites de la destination de l'homme à l'exercice des deux premières lois,...
Page 35 - C'est encore un point également incontestable, que , de tous les contrats, il n'en est pas un seul dans lequel on doive plus désirer l'intention et le vœu de la perpétuité de la part de ceux qui contractent.
Page 11 - C'est cette première loi qui est le fondement et le premier principe de toutes les autres ; car cette loi qui commande à l'homme la recherche et l'amour du souverain bien étant commune à tous les hommes, elle en renferme une seconde qui les oblige à s'unir et s'aimer entre eux; parce qu'étant destinés pour être unis dans la possession d'un bien unique qui doit faire leur commune félicité, et pour y...
Page 9 - Ainsi, pour découvrir les premiers fondements des lois de l'homme, il faut connaître quelle est sa fin. « Connaître la fin d'une chose, c'est savoir pourquoi elle est faite; et l'on connaît pourquoi une chose est faite, si, voyant comme elle est faite, on découvre à quoi sa structure peut se rapporter. « Nous savons, nous sentons tous que l'homme a une âme qui anime un corps, et que dans cette âme il ya deux puissances, un entendement propre pour connaître, une volonté propre pour aimer....

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