Bibliothèque universelle des dames: Histoire. Classe 2, Volume 28

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Serpente, 1790

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Page 254 - Roi ne fût connue, et ne fît sur les peuples une impression trop vive. C'étoit principalement dans cette vue qu'ils avoient fixé le lieu des conférences loin de La Haye, dans une petite ville fermée , où qui que ce soit ne pouvoit entrer, encore moins parler aux plénipotentiaires , sans que l'Etat en eût aussitôt avis. Il étoit d'ailleurs aisé de laisser de longs intervalles d'une conférence à l'autre, et sans affectation...
Page 222 - Majesté : ils menacoient de pénétrer dans le cœur de la France. Elle n'étoit pas en état de regarder comme vaines des menaces si nouvelles, et si peu vraisemblables lorsque la guerre avoit commencé. Le Roi donnoit alors ses ordres sur les bords du Danube, du Tage et du Pô : on n'auroit pas cru qu'après quelques années il eût été réduit à défendre l'intérieur de son royaume, même obligé d'examiner s'il pourroit...
Page 15 - Baviere , comme plus proche héritier , fut défigné roi d'Efpagne ; on promit au dauphin les royaumes de Naples & de Sicile , les places dépendantes de la monarchie d'Efpagne...
Page 229 - Une scène si triste seroit difficile à décrire, quand même il seroit permis de révéler le secret de ce qu'elle eut de plus touchant. Le Roi éprouva pour lors que l'état d'un monarque maître absolu d'un grand royaume n'est pas toujours l'état le plus heureux et le plus à souhaiter : il sentit que s'il étoit au-dessus des autres hommes, il étoit aussi...
Page 229 - Il fentit que s'il étoit au-defTus des autres hommes , il étoit auffi expofé à de plus grands revers ; que plus on eft élevé , plus l'infortune eft fenfible, & que c'eft pour un.
Page 225 - ... offrir inutilement pour l'obtenir la restitution d'une partie de ses conquêtes, celle de la monarchie d'Espagne , l'abandon de ses alliés, et forcé de s'adresser, pour faire accepter de telles offres, à cette même république dont il avoit conquis les principales provinces en l'année 1672, et rejeté les soumissions lorsqu'elle le supplioit de lui accorder la paix à telles conditions qu'il lui plairoit de dicter.
Page 225 - ... c'étoit un terrible fujet d'humiliation pour un monarque accoutumé à vaincre, loué fur fes victoires , fes triomphes, fa modération lorfqu'il donnoit la paix & qu'il en prefcrivoit les loix , de fe voir alors obligé à la demander à fes ennemis , leur offrir inutilement , pour l'obtenir , la reftitution d'une partie de fes conquêtes , celle de la monarchie d'Efpagne , l'abandon de fes alliés , & forcé de...
Page 209 - C'est ainsi qu'après avoir commencé la guerre par politique, on la continua par passion. Les premières négociations se firent avec la république de Hollande, qui exigea, comme condip.ii. ' tion préliminaire, que l'Espagne et les états dépendans de cette monarchie, dans l'ancien comme dans le nouveau monde , appartiendraient à la maison d'Autriche.
Page 225 - ... même république dont il avoit conquis les principales provinces en l'année 1672, et rejeté les soumissions lorsqu'elle le supplioit de lui accorder la paix à telles conditions qu'il lui plairoit de dicter. Le Roi soutenoit un changement si sensible avec la fermeté d'un héros , et la soumission parfaite d'un chrétien aux ordres de la Providence ; moins touché de ses peines intérieures que de la souffrance de ses peuples, toujours occupé des moyens de la soulager, et de terminer la guerre.
Page 223 - Mais ce defir ardent fondé fur une néceffité évidente , augmentoit l'aliénation des ennemis , & fourniffoit à leur haine , autant de raifons nouvelles de frapper & d'accabler la France , en continuant une guerre qu'elle ne pouvoit plus foutenir. C'étoit la fource de tant de prétentions , qualifiées de préliminaires...

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