Essai sur l'histoire de la philosophie en France au XlXme siècle, Volume 2

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Popular passages

Page 169 - ... et totalité, principe, fin et milieu, au sommet de l'être et à son plus humble degré, infini et fini tout ensemble, triple enfin, c'est-àdire à la fois Dieu, nature et humanité.
Page 171 - Le Dieu de la conscience n'est pas un Dieu abstrait, un roi solitaire relégué par delà la création sur le trône désert d'une éternité silencieuse et d'une existence absolue qui ressemble au néant même de l'existence : c'est un Dieu à la fois vrai et réel , à...
Page 175 - ... nature humaine , égal oubli d'un des côtés essentiels de la pensée et des choses. Entre ces deux abîmes, il ya long-temps que le bon sens du genre humain fait sa route; il ya longtemps que, loin des écoles et des systèmes, le genre humain croit avec une égale certitude à Dieu et au monde. Il croit au monde comme à un effet réel...
Page 354 - La nature brisa encore cette création, comme elle avait fait des autres, et, d'essai en essai, allant du plus imparfait au plus parfait, elle arriva à cette dernière création qui mit pour la première fois l'homme sur la terre. Ainsi, l'homme...
Page 154 - ... année suivaient mon cours ; mais il était particulièrement destiné au petit nombre de ceux qui se vouaient à la carrière philosophique : c'étaient ceuxlà qui portaient le poids des travaux de la conférence ; c'étaient eux aussi qui en faisaient tout l'intérêt. Ils assistaient à mes leçons de la faculté des Lettres , où ils pouvaient recueillir des idées plus générales , respirer le grand air de la publicité, et y puiser le mouvement et la vie. Dans l'intérieur de l'école/...
Page 164 - Mais la lumière primitive est si pure qu'elle est insensible; c'est la lumière réfléchie qui nous frappe, mais souvent en offusquant de son éclat infidèle la pureté de la lumière primitive. La raison devient bien subjective par son rapport au moi volontaire et libre, siège et type de toute subjectivité...
Page 241 - C'est pourquoi, sitôt que l'âge me permit de sortir de la sujétion de mes précepteurs, je quittai entièrement l'étude des lettres ; et me résolvant de ne chercher plus d'autre science que celle qui se pourrait trouver en moimême ou bien dans le grand livre du monde, j'employai le reste de ma jeunesse à voyager, à voir des cours et des armées*, à fréquenter des gens de diverses humeurs et conditions, à recueillir diverses expériences...
Page 166 - TOME i. 11 physicien, depuis Euler, cherche autre chose dans la nature que des forces et des lois? Qui parle aujourd'hui d'atomes ? et même les molécules , renouvelées des atomes, qui les donne pour autre chose qu'une hypothèse? Si le fait est incontestable, si la physique moderne ne s'occupe plus que de forces et de lois, j'en conclus rigoureusement que la physique, qu'elle le sache ou qu'elle l'ignore, n'est pas matérialiste, et qu'elle s'est faite spiritualiste le jour où elle a rejeté...
Page 365 - Ainsi li» vrés a tout ce qui s'agite et se succède autour de nous, affectés » par l'oiseau qui passe, la pierre qui tombe, le vent qui mugit, » le nuage qui s'avance, modifiés accidentellement dans cette » sphère toujours mobile , nous sommes ce que nous font le
Page 329 - Ainsi ce profond observateur de la conscience n'y a pas vu ce sans quoi précisément il serait impossible d'y rien voir ; lui qui reproche sans cesse à la philosophie de la sensation de mutiler l'esprit humain pour l'expliquer par la seule sensation , ne s'aperçoit pas qu'il le dépouille lui-même de sa plus haute faculté , pour l'expliquer par la volonté seule , et que par là il tarit à leur source les idées les plus sublimes que la volonté n'explique pas plus que la sensation.

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