OEuvres complètes, Volume 1

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Popular passages

Page 191 - Enfin Malherbe' vint, et, le premier en France, Fit sentir dans les vers une juste cadence, D'un mot mis en sa place enseigna le pouvoir, Et réduisit la muse aux règles du devoir. Par ce sage écrivain la langue réparée N'offrit plus rien de rude à l'oreille épurée.
Page 189 - Aimez donc la raison : que toujours vos écrits \ Empruntent d'elle seule et leur lustre et leur prix.
Page 66 - De tous les animaux qui s'élèvent dans l'air , Qui marchent sur la. terre , ou nagent dans la mer , De Paris au Pérou, du Japon jusqu'à Rome, Le plus sot animal, à mon avis, c'est l'homme.
Page 270 - Oui, j'ai dit dans mes vers qu'un célèbre assassin, Laissant de Galien la science infertile, D'ignorant médecin devint maçon habile. Mais de parler de vous je n'eus jamais dessein, Lubin; ma muse est trop correcte. Vous êtes, je l'avoue, ignorant médecin, Mais non pas habile architecte.
Page 192 - J'aime mieux un ruisseau qui, sur la molle arène, Dans un pré plein de fleurs lentement se promène, Qu'un torrent débordé , qui d'un cours orageux Roule, plein de gravier, sur un terrain fangeux.
Page 200 - Un rimeur, sans péril, delà les Pyrénées, Sur la scène en un jour renferme des années. Là, souvent le héros d'un spectacle grossier, Enfant au premier acte, est barbon au dernier.
Page 86 - Alidor! dit un fourbe, il est de mes amis ; Je l'ai connu laquais avant qu'il fût commis : C'est un homme d'honneur, de piété profonde, Et qui veut rendre à Dieu ce qu'il a pris au monde.
Page 34 - Chacun voit qu'en effet la vérité les blesse ; En vain d'un lâche orgueil leur esprit revêtu Se couvre du manteau d'une austère vertu ; Leur cœur qui se connaît et qui fuit la lumière, S'il se moque de Dieu, craint Tartuffe* et Molière.
Page 255 - Toujours un sort favorable S'attache dans les combats : Et toujours avec la gloire Mars amenant la victoire » Vole, et le suit à grands pas. Grands défenseurs de l'Espagne, Montrez-vous, il en est temps. Courage, vers la Méhagne Voilà vos drapeaux flottants. Jamais ses ondes craintives N'ont vu sur leurs faibles rives Tant de guerriers s'amasser.
Page 188 - C'est en vain qu'au Parnasse un téméraire auteur Pense de l'art des vers atteindre la hauteur : S'il ne sent point du ciel l'influence secrète, Si son astre en naissant ne l'a formé poète, Dans son génie étroit il est toujours captif-, Pour lui Phébus est sourd , et Pégase est rétif.

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