Morceaux choisis des principaux écrivains en prose et en vers du XVIe siècle: publiés d'après les éditions originales ou les éditions critiques les plus autorisées et accompagnées de notes explicatives

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Librairie Ch. Delagrave, 1887 - French literature - 384 pages
 

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Page 212 - Que ne me respons-tu maintenant, ô cruelle ? France, France, respons à ma triste querelle : Mais nul, sinon Echo, ne respond à ma voix. Entre les loups cruels j'erre parmy la plaine, Je sens venir l'hyver, de qui la froide haleine D'une tremblante horreur fait hérisser ma peau. Las ! tes autres aigneaux n'ont faute de pasture, Ils ne craignent le loup, le vent, ny la froidure : Si ne suis-je pourtant le pire du troppeau. 3 Heureux qui, comme Ulysse...
Page 14 - Inter spem curamque, timores inter et iras, Omnem crede diem tibi diluxisse supremum : Grata superveniet quae non sperabitur hora.
Page 19 - Celuy qui tumbe obstiné en son courage ', si succiderit, de genu pugnat * ; qui, pour quelque danger de la mort voisine, ne relasche aulcun poinct de son asseurance; qui regarde encores, en rendant l'âme, son ennemy d'une veue ferme et desdaigneuse, il est battu, non pas de nous, mais de la fortune'; il est tué, non pas vaincu : les plus vaillants sont par fois les plus infortunez.
Page 213 - Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme cestuy là qui conquit la Toison, Et puis est retourné, plein d'usage et raison.
Page 23 - Considérons donq pour cette heure l'homme seul, sans secours estranger, armé seulement de ses armes, et despourveu de la grâce et cognoissance divine, qui est tout son honneur, sa force et le fondement de son estre.
Page 16 - La vie n'est de soy ny bien ny mal : c'est la place du bien et du mal, selon que vous la leur faictes.
Page 202 - Qui veut voler par les mains et bouches des hommes doit longuement demeurer en sa chambre; et qui désire vivre en la mémoire de la postérité doit, comme mort en soi-même, suer et trembler maintes fois, et autant que nos poètes courtisans boivent, mangent et dorment à leur aise, e,ndurer de faim, de soif et de longues vigiles.
Page 18 - En l'amitié de quoy'je parle, elles se meslent et confondent l'une en l'aultre d'un meslange si universel, qu'elles effacent et ne retrouvent plus la cousture qui les a joinctes. Si on me presse de dire pourquoy je l'aymoys*, je sens que cela ne se peut exprimer qu'en respondant, « Parce que c'estoit luy; parce que c'estoit moy.
Page 291 - Où ces divins esprits, hautains et relevés Qui des eaux d'Hélicon ont les sens abreuvés De verve et de fureur leur ouvrage étincelle, De leurs vers tout divins la grâce est naturelle, Et sont, comme l'on voit, la parfaite beauté, Qui, contente de soi, laisse la nouveauté Que l'art trouve au Palais ou dans le blanc d'Espagne.
Page 233 - Des doux rets, Pour ravir Flore la belle. Avril, c'est ta douce main Qui du sein De la nature desserre Une moisson de senteurs, Et de fleurs, Embasmant l'Air et la Terre.

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