Bibliothèque des mémoires relatifs à l'histoire de France pendant le 18e siècle: avec avant-propos et notices

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François Barrière, Mathurin Lescure
Firmin-Didot, 1848 - France
 

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Popular passages

Page 265 - Verdun est pris ; j'attends les Prussiens. Le camp de Grand-Pré et celui des Islettes sont les Thermopyles , mais je serai plus heureux que Léonidas.
Page 299 - C'est ainsi qu'il tirait son espoir et sa consolation de la constance , de la bonne volonté et de la confiance de ses soldats. Il passait les nuits à leurs feux, mangeait et buvait avec eux , leur expliquait sa position et celle des Prussiens , et soutenait leur persévérance , en leur annonçant que sous peu ils verraient fuir cette armée dont on s'effrayait tant de loin. Un jour il reçut une lettre du ministre Servan , qui lui annonçait qu'on regardait comme une opiniâtreté coupable sa...
Page 364 - Il divisa sa cavalerie en trois covps , pour soutenir dans cette plaine les trois parties de son infanterie qui devaient attaquer le village. Il fit filer son artillerie sur tout le front , et la plaça à de justes portées , pour croiser ses feux sur les batteries fixes de l'ennemi. Il ordonna au général d'Harville d'aller se poster sur les hauteurs en avant de Siply , d'où il débordait la hauteur de Bertaimont et menaçait le mont Pallizel. Pendant qu'il faisait cette disposition , il fit...
Page 475 - J'ai eu tort, et je m'en repens. — Sire, je ne vous verrai plus. Pardonnez-moi ma franchise ; j'ai cinquantetrois ans et de l'expérience. Ce n'est pas alors que vous ave/, eu tort, c'est à présent. On abuse votre conscience sur le décret des prêtres , on vous conduit à la guerre civile : vous...
Page 475 - Ah ! sire , vous m'aviez dit la même chose , lorsque dans cette même chambre, devant la reine, vous me donnâtes votre parole de les sanctionner. — J'ai eu tort, et je m'en repens. — Sire, je ne vous verrai plus. Pardonnez-moi ma franchise ; j'ai cinquantetrois ans et de l'expérience. Ce n'est pas alors que vous ave/, eu tort, c'est à présent.
Page 476 - S'il y avait eu avant vous une constitution , vous n'auriez pas éprouvé tous les maux qui vous assiégent. Vous êtes encore le maître de votre sort, votre âme est pure; croyez-en un homme exempt de factions et de préjugés, qui vous a toujours dit la vérité. — Je m'attends à la mort, dit le roi tristement , et je la leur pardonne d'avance. Je vous sais gré de votre sensibilité; vous m'avez bien servi, je vous estime; et s'il vient un temps plus heureux je vous en donnerai des preuves.
Page 28 - Si la haine ne réfléchit pas, l'amour réfléchit encore moins, puisqu'il travaille sur des ames plus jeunes. Il jouissait du sentiment d'une tendresse réciproque, et de l'espoir de s'unir un jour à sa cousine. La mère, prête à marier sa fille aînée, approuvait cette intelligence dans laquelle elle prévoyait l'espérance plus éloignée, mais presque certaine, de l'établissement de sa fille cadette. Il n'avait que vingt-trois ans, sa cousine en avait dix-sept; doués tous les deux d'une...
Page 6 - ... et prenait des dispositions militaires dans la plaine, dans la chambre, sur la table, sur votre tabatière, si vous la tiriez de votre poche ; exclusivement plein de son métier, il l'entend à merveille. M. le comte de Caraman, tiré à quatre épingles, doucereux, minutieux, arrêtait dans la rue tous les gens dont l'habit était boutonné de travers, et leur donnait avec intérêt de petites instructions militaires ; il se montrait sans cesse un excellent officier, plein de connaissances et...
Page 438 - Vous me voyez désolée ; je n'ose pas me mettre à la fenêtre du côté du jardin. Hier au soir, pour prendre l'air, je me suis montrée à la fenêtre de la cour. Un canonnier de garde m'a apostrophée d'une injure grossière, en ajoutant : Que j'aurais de plaisir à voir ta tête au bout de ma baïonnette...

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