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coupable, la première dit à la victime : « Meurs ! » La seconde lui crie : « Fils de l'innocence ou du repentir, montez au ciel ! »

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ET ÉCLAIRCISSEMENTS.

NOTE I

, page 78.

CHAPITRE DE JÉSUS-CHRIST, ET DE SA VIE.

« A moins qu'il ne plaise à Dieu de vous en« voyer quelqu'un pour vous instruire de sa « part, l'espérez pas de réussir jamais dans le « dessein de réformer les meurs des hommes, .»

(Platon, Apologie de Socrate.)

P

Le mème philosophe, après avoir prouvé que la piété est la chose du monde la plus désirable, ajoute : Mais qui sera en état de l'enseigner si Dieu ne lui sert de guide? (Dialogue intitulé EPINOMIS.)

( Note du premier Éditeur.)

Note 2, page 84.

Liscz, dans la seconde partie du Discours sur

l'Histoire universelle, l'admirable morceau sur Jésus-Christ et sa doctrine.

( Note du premier Éditeur.)

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Le docteur Robertson a rendu justice à Vol.taire, en disant

que
cet homme universel n'a

pas été un historien aussi infidèle qu’on le pense généralement. Nous croyons comme lui que

Voltaire n'a pas toujours cité faux ; mais il est certain qu'il a beaucoup omis, car nous n'oserions dire beaucoup ignoré. Il a donné de plus aux passages originaux un tour particulier, pour leur faire dire tout autre chose qu'ils ne disent en effet. C'est le moyen d’ètre tout à la fois exact et merveilleusement infidèle. Dans ses deux admirables histoires de Louis XIV et de Charles XII, Voltaire n'a pas eu besoin d'avoir recours à ce moyen; mais dans son Histoire générale, qui n'est qu'une longue injure au christianisme, il s'est cru periois d'employer toutes sortes d'armes contre l'ennemi. Tantôt il nie formellement, tantôt il affirme du ton positif; ensuite il mutile et défigure les faits. Il avance sans hésiter, qu'il n'y eut aucune hiérarchie pendant près de cent ans parmi les chrétiens.

Il ne donne aucun garant de cette étrange assertion ; il se contente de dire : Il est reconnu l'on rit aujourd'hui.

Selon cet auteur, on n'a sur la succession de saint Pierre que la liste frauduleuse d'un livre apocryphe, intitulé le Pontificat de Damase ". Or il nous reste un traité de saint Irénée sur les hérésies, où le Père de l'Église gallicane donne en entier la succession des papes, depuis les apôtres ! Il en compte douze jusqu'à son temps. On place l'année de la naissance de saint Irénée environ cent vingt ans après Jésus-Christ. Il avait été disciple de Papias et de saint Polycarpe , eux-mêmes disciples de saint Jean l'Évangéliste. Il était donc témoin presque oculaire des premiers papes. Il nomme saint Lin après saint Pierre, et pous apprend que c'est de ce mème Lin que parle saint Paul dans son épitre à Timothée 3. Comment Voltaire, ou ceux qui l'aidaient dans son travail, n'ont-ils pas

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craint (s'ils n'ont pas ignoré) cette foudroyante autorité? Si l'on en croit l'Essai sur les moeurs, on n'aurait jamais entendu parler de Lin : et voilà

1. Essai sur les Meurs des nations, chap. vill.

2. Lib. III, cap. 111.

3. Lib, in, cap. iv, v. 21.

que ce premier successeur du chef de l'Église est nommé par les apôtres eux-mêmes !

Note 4, page 89.

F'ragment du sermon de Bossuet sur l'unité

de l'Église , prononcé à l'ouverture de l'assemblée du clergé de 1682.

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Nous trouverons dans l'Évangile, que JésusChrist, voulant commencer le mystère de l'unité dans son Église, parmi tous les disciples en choisit douze; mais, que voulant consommer le mystère de l'unité dans la même Église, parmi les douze il en choisit un... Qu'na ne dise point, qu'on ne pense point que ce nrinistère de saint Pierre fiuisse avec lui : ce qui doit servir de soutien à une Église éternelle ne peut jamais avoir de fin. Pierre vivra dans ses successeurs ; Pierre parlera toujours dans sa chaire; c'est ce que disent les Pères ; c'est ce que confirinent six cent trenle évêques au concile de Chalcédoine.

... Et qui ne sait ce qu'a chanté le grand saint Prosper il y a plus de douze cents ans : « Rome, « le siège de Pierre , devenue sous ce titre le « chef de l'ordre pastoral dans tout l'univers, « s'assujettit par la religion ce qu'elle n'a pu

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