Élémens de l'histoire poétique, Volume 1

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L. Duprat-Duverger, 1813 - Mythology
 

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Page 36 - Hippolyte lui seul, digne fils d'un héros, Arrête ses coursiers, saisit ses javelots, Pousse au monstre, et d'un dard lancé d'une main sûre II lui fait dans le flanc une large blessure. De rage et de douleur le monstre bondissant Vient aux pieds des chevaux tomber en mugissant, Se roule, et leur présente une gueule enflammée Qui les couvre de feu, de sang, et de fumée.
Page 36 - L'onde approche, se brise, et vomit à nos yeux. Parmi des flots d'écume, un monstre furieux. Son front large est armé de cornes menaçantes; Tout son corps est couvert d'écaillés jaunissantes; Indomptable taureau, dragon impétueux, Sa croupe se recourbe en replis tortueux; Ses longs mugissements font trembler le rivage. Le ciel avec horreur voit ce monstre sauvage; La terre s'en émeut, l'air en est infecté; Le flot qui l'apporta recule épouvanté.
Page 37 - Excusez ma douleur ; cette image cruelle Sera pour moi de pleurs une source éternelle : J'ai vu , seigneur, j'ai vu votre malheureux fils Traîné par les chevaux que sa main a nourris.
Page 35 - L'œil morne maintenant et la tête baissée, Semblaient se conformer à sa triste pensée. Un effroyable cri, sorti du fond des flots, Des airs en ce moment a troublé le repos; Et du sein de la terre une voix formidable Répond en gémissant à ce cri redoutable.
Page 61 - C'est de lui que nous vient cet art ingénieux De peindre la parole et de parler aux yeux; Et par les traits divers de figures tracées, Donner de la couleur et du corps aux pensées.
Page 37 - J'ai vu, Seigneur, j'ai vu votre malheureux fils Traîné par les chevaux que sa main a nourris. Il veut les rappeler, et sa voix les effraie. Ils courent. Tout son corps n'est bientôt qu'une plaie.
Page 36 - Jusqu'au fond de nos cœurs notre sang s'est glacé; Des coursiers attentifs le crin s'est hérissé. Cependant sur le dos de la plaine liquide S'élève à gros bouillons une montagne humide; L'onde approche, se brise, et vomit à nos yeux, Parmi 1 des flots d'écume, un monstre furieux.
Page 38 - J'y cours en soupirant, et sa garde me suit ; De son généreux sang la trace nous conduit ; Les rochers en sont teints ; les ronces dégouttantes Portent de ses cheveux les dépouilles sanglantes. J'arrive, je l'appelle, et, me tendant la main, II ouvre un œil mourant qu'il referme soudain. " Le ciel, dit-il, m'arrache une innocente vie ; Prends soin après ma mort, de la triste Aricie.
Page 97 - Quels yeux pour ce désastre auroient assez de pleurs ? Tu tombes, ô cité si long-temps florissante, De tant de nations souveraine puissante ! Les morts jonchent en foule et les profanes lieux , Et des temples sacrés le seuil religieux.
Page 122 - J'ai sauvé ses sujets, ses vaisseaux du naufrage. Je lui donne mon cœur, mon empire, ma main : O fureur ! et voilà que ce monstre inhumain Ose imputer aux dieux son horrible parjure, Me parle et d'Apollon, et d'oracle, et d'augure ! Pour presser son départ, l'ambassadeur des dieux Est descendu vers lui de la voûte des cieux : Dignes soins, en effet, de ces maîtres du monde ! En effet...

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