The History of Charles the Twelfth: The First Three Books with a Double Translation, for the Use of Students on the Hamiltonian System, Volume 2

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Page 194 - ... avoir été amolli par l'une, ni ébranlé un moment par l'autre. Presque toutes ses actions, jusqu'à celles de sa vie privée et unie, ont été bien loin au-delà du vraisemblable. C'est peutêtre le seul de tous les hommes, et jusqu'ici le seul de tous les rois, qui ait vécu sans...
Page 194 - Sa passion pour la gloire , pour la guerre , et pour la vengeance, l'empêcha dêtre bon politique; qualité sans laquelle on n'a jamais vu de conquérant. Avant la bataille et après la victoire il n'avait que de la modestie ; après la défaite , que de la fermeté : dur pour les autres comme pour lui-même, comptant pour rien la peine et la vie de ses sujets aussi bien que la sienne ; homme unique plutôt que grand homme , admirable plutôt qu'à imiter. Sa vie doit apprendre aux rois combien...
Page 177 - ... en l'air n'entra dans ce cabinet dont la porte était ouverte. Au bruit de la bombe et au fracas de la maison, qui semblait tomber, la plume échappa des mains du. secrétaire: "Qu'y at-il donc? lui dit le roi d'un air tranquille: pourquoi n'écrivez-vous pas?" Celui-ci ne put répondre que ces mots: "Eh! sire, la bombe ! — Hé bien, reprit le roi, qu'a de commun la bombe avec la lettre que je vous dicte ? continuez.
Page 146 - Les Turcs, qui cependant entouraient cette maison tout embrasée, voyaient avec une admiration mêlée d'épouvante que les Suédois n'en sortaient point; mais leur étonnement fut encore plus grand lorsqu'ils virent ouvrir les portes et le roi et les siens fondre sur eux en désespérés. Charles et ses principaux officiers étaient armés d'épées et de pistolets : chacun tira deux coups à la fois à l'instant que la porte s'ouvrit, et dans le même clin...
Page 146 - Tartares et le bacha, qui voulaient prendre le roi en vie, honteux de perdre du monde et d'occuper une armée entière contre soixante personnes, jugèrent à propos de mettre le feu à la maison, pour obliger le roi de se rendre. Ils firent lancer sur le toit, contre les portes et contre les fenêtres, des flèches entortillées de mèches allumées : la maison fut en flammes en un moment. Le toit tout embrasé était près de fondre sur les Suédois.
Page 97 - Gieta, blessé et perdant tout son sang, lui donna le sien. Ainsi on remit deux fois à cheval dans sa fuite ce conquérant qui n'avait pu y monter pendant la bataille.
Page 147 - ... jetant leurs pistolets et s'armant de leurs épées, ils firent reculer les Turcs plus de cinquante pas. Mais, le moment d'après, cette petite troupe fut entourée : le roi, qui était en bottes selon sa coutume, s'embarrassa dans ses éperons et tomba : vingt et un janissaires se jettent aussitôt sur lui; il jette...
Page 86 - Jean Casimir, et avait pris à sa cour quelque teinture des belles-lettres. Une intrigue qu'il eut dans sa jeunesse avec la femme d'un gentilhomme polonais ayant été découverte, le mari le fit lier tout nu sur un cheval farouche, et le laissa aller en cet état. Le cheval, qui était du pays de l'Ukraine, y retourna, et y porta Mazeppa demi-mort de fatigue et de faim.
Page 194 - Il a été le premier qui ait eu l'ambition d'être conquérant sans avoir l'envie d'agrandir ses états; il voulait gagner des empires pour les donner. Sa passion pour la gloire, pour la guerre, et pour la vengeance, l'empêcha d'être bon politique; qualité sans laquelle on n'a jamais vu de conquérant.
Page 177 - Un jour que le roi dictait des lettres pour la Suède à un secrétaire, une bombe tomba sur la maison, perça le toit, et vint éclater près de la chambre même du roi ; la moitié du plancher tomba en pièces ; le cabinet où le roi dictait étant pratiqué en partie dans une grosse muraille, ne souffrit point de l'ébranlement...

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