Répertoire de la littérature ancienne et moderne, Volume 8

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Chez Castel de Courval, 1824 - Authors
 

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Page 317 - Il n'a manqué à TÉRENCE que d'être moins froid : quelle pureté, quelle exactitude, quelle politesse, quelle élégance, quels caractères ! Il n'a manqué à MOLIÈRE que d'éviter le jargon et le barbarisme et d'écrire purement : quel feu, quelle naïveté, quelle source de la bonne plaisanterie, quelle imitation des mœurs, quelles images et quel fléau du ridicule ! Mais quel homme on aurait pu faire de ces deux comiques...
Page 296 - C'est quelque chose encor que de faire un beau rêve : A nos chagrins réels c'est une utile trêve. Nous en avons besoin : nous sommes assiégés De maux, dont à la fin nous serions surchargés Sans ce délire heureux qui se glisse en nos veines. Flatteuse illusion ! doux oubli de nos peines ! Oh ! qui pourrait compter les heureux que tu fais ! L'espoir et le sommeil sont de moindres bienfaits. Délicieuse erreur ! lu nous donnes d'avance Le bonheur, que promet seulement l'espérance.
Page 356 - Celui qui met un frein à la fureur des flots Sait aussi des méchants arrêter les complots. Soumis avec respect à sa volonté sainte, Je crains Dieu, cher Abner, et n'ai point d'autre crainte Cependant je rends grâce au zèle officieux Qui sur tous mes périls vous fait ouvrir les yeux.
Page 233 - O fortuné séjour ! ô champs aimés des cieux ! Que, pour jamais foulant vos prés délicieux , Ne puis-je ici fixer ma course vagabonde, Et , connu de vous seuls , oublier tout le monde...
Page 244 - J'aime à voir le zéphyr agiter dans les eaux Les replis ondoyants des joncs et des roseaux, Et ces saules vieillis, dans leur mourante écorce, Pousser encor des jets pleins de sève et de force. Ici tout m'intéresse et plaît à mes regards: Sur les bords du ruisseau, cent papillons épars, Avant que mes esprits démêlent l'imposture, Me paraissent des fleurs que soutient la verdure, Déjà ma main séduite est prête à les cueillir; Mais, alarmé du bruit, plus prompt que le zéphyr, L'insecte,...
Page 429 - ... la perfection. Quoique les grands hommes tiennent par quelque endroit au caractère de leur nation , ils en ont toujours un qui leur est propre; et, pour exprimer leur manière de voir et de sentir, ils sont obligés d'imaginer de nouveaux tours dans les règles de l'analogie, ou du moins en s'en écartant aussi peu qu'il est possible.
Page 363 - ... emicat, arrectisque fremit cervicibus alte luxurians, luduntque iubae per colla, per armos. Obvia cui Volscorum acie comitante Camilla occurrit, portisque ab equo regina sub ipsis...
Page 299 - ... pour donner de la haine , ni assez dangereux pour inspirer de l'effroi. Ces images nous font sourire, si elles sont peintes avec finesse; elles nous font rire, si les traits de cette maligne joie, aussi frappants qu'inattendus, sont aiguisés par la surprise.
Page 293 - ... peu d'inconstance? A tout le genre humain dites-en donc autant. A le bien prendre enfin tout homme est inconstant, Un peu plus, un peu moins, et j'en sais bien la cause; C'est que l'esprit humain tient à si peu de chose ; Un rien le fait tourner d'un et d'autre côté.
Page 376 - Cette mémoire réfléchie, qui nous rend aujourd'hui si sensible le passage d'une connaissance à une autre , ne saurait remonter jusqu'aux premières : elle les suppose au contraire , et c'est là l'origine de ce penchant que nous avons à les croire nées avec nous. Dire que nous avons appris à voir, à entendre, à goûter, à sentir, à toucher, paraît le paradoxe le plus étrange.

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