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DE L'INSTITUT NATIONAL GENEVOIS

Président de l'Institut: M. Charles VOGT, professeur à l'Université.

Vice-Président : M. Jules VuY.

Secrétaire général : M. Henri FAZY.

Bibliothécaire-adjoint: M. Charles MENN, sculpteur.

Section des Sciences naturelles et mathématiques : Président, M. le professeur Charles VOGT. Secrétaire, M. le Dr RE

VERDIN.

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Section des Sciences morales et politiques, d'Archéologie et d'Histoire Président, M. Jules VUY, notaire. VicePrésident, M. A. VERCHÈRE, directeur du Gymnase. - Secrétaire, M. H. FAZY. Secrétaire-adjoint, M. C. MENN. Section de Littérature: Président, M. le professeur F. AMIEL. -Vice-Président et Secrétaire, M. le professeur A. OLTRAMARE.Secrétaire-adjoint, M. le professeur J. DUVILLARD. Section des Beaux-Arts: Président, M. F. DIDAY.

Vice

Président, M. SILVESTRE. Secrétaire et Conservateur des tableaux, M. C. MENN. M. George BECKER, Trésorier. Section d'Industrie et d'Agriculture: Président, M. L. ARCHINARD. Vice-Président, M. JANIN-BOvy. Secrétaire, M. C. MENN. Trésorier, M. L. FATON.

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COMITÉ DE GESTION

Outre le Président et le Secrétaire général de l'Institut, MM. F.
DIDAY; A. FLAMMER, notaire; OLIVET, docteur;
P. VAUCHER, professeur; J. VUY, notaire.

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DE

L'INSTITUT

NATIONAL GENEVOIS

TRAVAUX DES CINQ SECTIONS

1 DES SCIENCES PHYSIQUES ET NATURELLES; 2° DES SCIENCES MORALES ET
POLITIQUES, D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE; 3° DE LITTÉRATURE; 4° DES
BEAUX-ARTS; 5° D'INDUSTRIE ET D'AGRICULTURE.

TOME XXI

GENÈVE

CHEZ GEORG, ÉDITEUR, LIBRAIRE DE L'INSTITUT GENEVOIS

ET CHEZ LES PRINCIPAUX LIBRAIRES DE LA SUISSE

1876

LJoe 4421110

HARVARD

COLLEGE

MAY 7 1917

LIBRARY

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BULLETIN

DE

L'INSTITUT NATIONAL GENEVOIS

DISCOURS

PRONONCÉ PAR

M. CHARLES VOGT, PRESIDENT

à l'ouverture de la Séance générale du Jeudi 7 Mai 1874

MESDAMES ET MESSIEURS! CHERS COLLÈGUES!

A nouveaux faits nouveaux conseils! dit un vieil adage. J'avais eu l'honneur de traiter devant vous, il y a quatre ans, dans un discours de séance publique, une question qui reprend aujourd'hui une nouvelle vie par suite de la révision de la Constitution fédérale. Permettez-moi de revenir aujourd'hui sur ce sujet. Il existe des questions qu'on n'épuise jamais et qu'on doit toujours approfondir de nouveau.

Je veux parler de l'Université fédérale ou des établissements de hautes études qui, suivant le nouvel article de la Constitution révisée, peuvent être subventionnés par la Confédération. L'article 27 de la Constitution, adoptée dernièrement par la majorité du peuple et des cantons, dit, en effet, la Confédération a le droit de créer, outre l'Ecole polytechnique existante, une Université fédérale et d'autres établissements d'insBull. Inst. Nat. Gen. Tome XXI.

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truction supérieure ou de subventionner des établissements de ce genre. »

Nous voilà donc en face de nouveaux problèmes, que l'Institut national genevois ne saurait laisser de côté, pour lesquels il s'est vivement intéressé dès qu'ils s'étaient posés et auxquels il conservera, j'espère, tous ses efforts pour les voir résoudre d'une manière favorable aux intérêts, bien entendu, de la Confédération, de la Suisse romande et du canton de Genève en particulier.

Notre instruction publique a été remaniée de fond en comble. Une nouvelle loi générale dont tous les effets ne peuvent pas encore être reconnus à cause de la brièveté du temps, nous régit depuis deux ans à peine. Notre Académie s'est élargie pour devenir Université en s'adjoignant une faculté de Médecine, dont l'organisation ne saurait tarder, dès que les constructions nécessaires, destinées surtout aux études anatomiques, auront été conduites au point de pouvoir recevoir les nouvelles installations. En décrétant la création de cette nouvelle Faculté, le Grand Conseil à voulu dire, sans doute, que le pays se sent assez fort, malgré sa petitesse et ses ressources restreintes, pour offrir aux citoyens un ensemble de hautes études, conduisant à toutes les positions. Il a voulu, sans doute, indiquer par là, que même sans le secours de la Confédération, et sans subvention de sa part, il saurait maintenir dans l'avenir la position scientifique que Genève s'est conquise dans le passé et qu'elle a cherché à conserver dans le présent. Cette prétention exigera sans doute des sacrifices considérables, mais qui porteront des fruits pour le pays tout entier, pour le développement de son intelligence, de sa civilisation, et de son industrie qui s'adresse surtout aux besoins éveillés par un état avancé de culture intellectuelle et artistique dans le monde entier.

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