Oeuvres de P. Corneille: avec les notes de tous les commentateurs ...

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Chez Lèfevre, libraire, rue de L'Éperon, No.6., 1824
 

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Page 367 - Puisse-je de mes yeux y voir tomber ce foudre, Voir ses maisons en cendre, et tes lauriers en [poudre, Voir le dernier Romain à son dernier soupir, Moi seule en être cause, et mourir de plaisir!
Page 217 - Mais bientôt, malgré nous, leurs princes les rallient, Leur courage renaît, et leurs terreurs s'oublient : La honte de mourir sans avoir combattu Arrête leur désordre, et leur rend leur vertu.
Page 150 - II faut venger un père, et perdre une maîtresse : L'un m'anime le cœur, l'autre retient mon bras. Réduit au triste choix ou de trahir ma flamme, Ou de vivre en infâme, Des deux côtés mon mal est infini.
Page 195 - Me force à travailler moi-même à ta ruine. Car enfin n'attends pas de mon affection De lâches sentiments pour ta punition. De quoi qu'en ta faveur notre amour m'entretienne, Ma générosité doit répondre à la tienne : Tu t'es, en m'offensant, montré digne de moi ; Je me dois, par ta mort, montrer digne de toi.
Page 194 - Tu n'as fait le devoir que d'un homme de bien, Mais aussi, le faisant, tu m'as appris le mien. Ta funeste valeur m'instruit par ta victoire; Elle a vengé ton père , et soutenu ta gloire ; Même soin me regarde, et j'ai pour m'affliger, Ma gloire à soutenir, et mon père à venger.
Page 145 - D'un insolent discours ce juste châtiment I Ne lui servira pas d'un petit ornement. SCÈNE V. D. DIÈGL'E. O rage ! ô désespoir ! 6 vieillesse ennemie ! N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie? Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers?
Page 306 - Que désormais le ciel, les enfers et la terre. Unissent leurs fureurs à nous faire la guerre; Que les hommes, les dieux, les démons et le sort, Préparent contre nous un général effort ! Je mets à faire pis, en l'état où nous sommes, Le sort et les démons, et les dieux et les hommes...
Page 178 - Moi, dont les longs travaux ont acquis tant de gloire, Moi, que jadis partout a suivi la victoire, Je me vois aujourd'hui, pour avoir trop vécu, Recevoir un affront, et demeurer vaincu. Ce que n'a pu jamais combat...
Page 175 - Sire, mon père est mort : mes yeux ont vu son sang Couler à gros bouillons de son généreux flanc; Ce sang qui tant de fois garantit vos murailles, Ce sang qui tant de fois vous gagna des batailles, Ce sang qui tout sorti fume encor de courroux De se voir répandu pour d'autres que pour vous, Qu'au milieu des hasards n'osait verser la guerre, Rodrigue en votre cour vient d'en couvrir la terre.
Page 151 - Et l'autre indigne d'elle. Mon mal augmente à le vouloir guérir ; Tout redouble ma peine. Allons, mon âme ; et puisqu'il faut mourir, Mourons du moins sans offenser Chimène. Mourir sans tirer ma raison!

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