Iphigénie

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American Book Company, 1896 - French literature - 198 pages
 

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Page 82 - Considérez l'honneur qui doit en rejaillir. Voyez tout l'Hellespont blanchissant sous nos rames, Et la perfide Troie abandonnée aux flammes, Ses peuples dans vos fers, Priam à vos genoux, Hélène par vos mains rendue à son époux; Voyez de vos vaisseaux les poupes couronnées Dans cette même Aulide avec vous retournées, Et ce triomphe heureux qui s'en va devenir L'éternel entretien des siècles à venir.
Page 137 - D'un œil aussi content, d'un cœur aussi soumis Que j'acceptais l'époux que vous m'aviez promis, Je saurai, s'il le faut, victime obéissante, • Tendre au fer de Calchas une tête innocente ; Et respectant le coup par vous-même ordonné, Vous rendre tout le sang que vous m'avez donné.
Page 138 - D'un triomphe si beau je préparais la fête. Je ne m'attendais pas que, pour le commencer, Mon sang fût le premier que vous dussiez verser. Non que la peur du coup dont je suis menacée Me fasse rappeler votre bonté passée : Ne craignez rien : mon cœur, de votre honneur jaloux...
Page 137 - J'ose vous dire ici qu'en l'état où je suis, Peut-être assez d'honneurs environnaient ma vie, Pour ne pas souhaiter qu'elle me fût ravie, Ni qu'en me l'arrachant un sévère destin, Si près de ma naissance en eût marqué la fin. Fille d'Agamemnon, c'est moi qui la première, Seigneur, vous appelai de ce doux nom de père...
Page 143 - Cette soif de régner que rien ne peut éteindre, L'orgueil de voir vingt rois vous servir et vous craindre, Tous les droits de l'empire en vos mains confiés, Cruel ! c'est à ces dieux que vous sacrifiez...
Page 74 - L'honneur parle, il suffit : ce sont là nos oracles. Les Dieux sont de nos jours les maîtres souverains. Mais, Seigneur, notre gloire est dans nos propres mains.
Page 140 - Vous ne démentez point une race funeste; Oui , vous êtes le sang d'Atrée et de Thyeste : Bourreau de votre fille, il ne vous reste enfin Que d'en faire à sa mère un horrible festin.
Page 141 - Un oracle dit-il tout ce qu'il semble dire? Le Ciel, le juste Ciel, par le meurtre honoré, Du sang de l'innocence est-il donc altéré? Si du crime d'Hélène on punit sa famille, Faites chercher à Sparte Hermione, sa fille.
Page 81 - Triste destin des rois! Esclaves que nous sommes Et des rigueurs du sort et des discours des hommes, Nous nous voyons sans cesse assiégés de témoins, Et les plus malheureux osent pleurer le moins! ULYSSE. Je suis père...
Page 174 - Furieuse, elle vole, et, sur l'autel prochain, Prend le sacré couteau, le plonge dans son sein. A peine son sang coule et fait rougir la terre, Les dieux font sur l'autel entendre le tonnerre ; Les vents agitent l'air d'heureux frémissements...

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