La philosophie de M. Cousin

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Germer Baillière, 1864 - 192 pages
 

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Page 15 - La raison est en quelque sorte le pont jeté entre la psychologie et l'ontologie , entre la conscience et l'être; elle pose à la fois sur l'une et sur l'autre; elle descend de Dieu et s'incline vers l'homme; elle apparaît à la conscience comme un hôte qui lui apporte des nouvelles d'un monde inconnu dont il lui donne à la fois et l'idée et le besoin. Si la raison était personnelle, elle serait de nulle valeur et sans aucune autorité hors du sujet et du moi individuel. Si elle restait à...
Page 17 - ... l'homme pour le gouverner. Ce qui était vrai dans la raison humainement considérée subsiste dans la raison considérée en soi ; ce qui faisait le fond de notre raison fait le fond de la raison éternelle, c'està-dire une triplicité qui se résout en unité, et une unité qui se développe en triplicité. L'unité de cette triplicité est seule réelle, et...
Page 12 - Le monde extérieur n'est donc qu'un assemblage de causes correspondant à nos sensations réelles ou possibles ; le rapport de ces causes entre elles est l'ordre du monde : ainsi ce monde est de la même étoffe que nous , et la nature est la sœur de l'homme ; elle est active , vivante , animée comme lui , et son histoire est un drame tout aussi bien que celui de l'humanité.
Page 13 - ... relativement à l'existence, c'est-à-dire à une substance ; cette loi rattache le monde extérieur composé de forces et de lois à une substance qui doit être une cause pour être le sujet des causes de ce monde, qui doit être une intelligence pour être le sujet de ses lois, une substance enfin qui doit être l'identité de l'activité et de l'intelligence. Nous voilà donc arrivés...
Page 38 - Si l'on entend par philosophe un savant d'un genre spécial, l'inventeur d'un système nouveau, le créateur d'une doctrine originale, ce mot n'est pas celui qui convient pour le désigner. M. Cousin appartient encore plus à la littérature qu'à la science. C'est avant tout un écrivain, un orateur, un critique, qui s'est occupé de philosophie. Son nom réveille plutôt l'idée de l'éloquence que l'idée d'un genre de spéculation déterminé.
Page 10 - La liberté n'est donc pas une forme de l'activité, mais l'activité en soi, l'activité indéterminée qui, précisément à ce titre, se détermine sous une forme ou sous une autre. D'où il suit encore que le MOI ou l'activité personnelle, spontanée et réfléchie, ne représente que le déterminé de l'activité, mais non son essence. La liberté est l'idéal du MOI ; le MOI doit y tendre sans cesse sans y arriver jamais ; il en participe, mais il n'est point elle. Il est la liberté en acte,...
Page 38 - L'éloquence d'ailleurs. comme l'entendit M. Cousin, a des exigences impérieuses. Toutes les doctrines ne sont pas également éloquentes, et je crois bien que plus d'une fois M. Cousin a dû se laisser entraîner vers certaines opinions autant par la considération des beaux développements auxquels elles prêtaient, que par des démonstrations purement scientifiques.

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