Études de la nature

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Méquignon-Marvis, 1818
 

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Popular passages

Page 3 - A quelques-unes elle paraissait obscure comme un point de velours noir; elle étincelait à d'autres comme un rubis. Il n'y avait pas moins de variété dans leurs ailes: quelques-unes en avaient de longues et de brillantes, comme des lames de nacre ; d'autres, de courtes et de larges, qui ressemblaient à des réseaux de la plus fine gaze. Chacune avait sa manière de les porter et de s'en servir.
Page 407 - Aeneadum genetrix, hominum divumque voluptas, alma Venus, caeli subter labentia signa quae mare navigerum, quae terras frugiferentis concelebras, per te quoniam genus omne animantum concipitur visitque exortum lumina solis...
Page 9 - ... petitesse, en connaissent un autre dans les dernières divisions de la matière et du temps. Parmi ces êtres éphémères, se doivent voir des jeunesses d'un matin et des décrépitudes d'un jour. S'ils ont des histoires, ils ont des mois, des années, des siècles, des époques, proportionnés à la durée d'une fleur. Ils ont une autre chronologie que la nôtre , comme ils ont une autre hydraulique et une autre optique.
Page 111 - Cependant qui ne vous voit pas n'a rien vu ; qui ne vous goûte point n'a jamais rien senti : il est comme s'il n'était pas, et sa vie entière n'est qu'un songe malheureux. Moi-même, ô mon dieu! égaré par une éducation trompeuse, j'ai cherché un vain bonheur dans les systèmes des sciences, dans les armes, dans la faveur des grands, quelquefois dans de frivoles et dangereux plaisirs. Dans toutes ces agitations je courais après le malheur, tandis que le bonheur était auprès de moi. Quand...
Page 8 - ... des hommes n'ont pas encore imités. Je ne dis point ceci par conjecture ; car un jour, ayant examiné au microscope des fleurs de thym, j'y distinguai, avec la plus grande surprise, de superbes amphores à long col , d'une matière semblable à l'améthyste, du goulot desquelles semblaient sortir des lingots d'or fondu. Je...
Page 8 - Les anthères jaunes des fleurs, suspendues sur des filets blancs , leur présentent de doubles solives d'or en équilibre sur des colonnes plus belles que l'ivoire; les corolles, des voûtes de rubis et de topaze, d'une grandeur incommensurable; les nectaires, des fleuves de sucre; les autres parties de la floraison, des coupes, des urnes , des pavillons, des dômes, que l'architecture et l'orfèvrerie des hommes n'ont pas encore imités. Je ne dis point ceci par conjecture; car un jour...
Page 431 - Les uns la regardaient sans en pouvoir détourner les yeux; d'autres mettaient leurs beaux habits, comme s'ils avaient été au moment d'y descendre; il y en avait qui parlaient tout seuls, et d'autres qui pleuraient. A mesure que nous en approchions, le trouble de leur tête augmentait.
Page 469 - Confessons la vérité, qui trierait de l'armée même légitime, ceux qui y marchent par le seul zèle d'une affection religieuse, et encore ceux qui regardent seulement la protection des lois de leur pays, ou service du Prince, il n'en saurait bâtir une compagnie de gendarmes complète.
Page 110 - Ils vous trouveraient, ô douce lumière, ô éternelle beauté , toujours ancienne et toujours nouvelle , ô fontaine des chastes délices, ô vie pure et bienheureuse de tous ceux qui vivent véritablement, s'ils vous cherchaient au dedans d'eux-mêmes ! Mais les impies ne vous perdent qu'en se perdant.
Page 429 - La nature n'envoie pas les maladies pour perdre les corps, mais pour les sauver. Elles sont toujours la suite de quelque infraction à ses lois, ou physiques, ou morales. Souvent on y remédie en la laissant agir seule. La diète des aliments nous rend la santé du corps , et celle des hommes la tranquillité de l'ame.

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